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LA 1ERE PHASE DE LA MAJ A ETE FAITE : VENEZ EN PARLER ICI.

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 Orphans

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HEY BABY, THIS IS
Yoon Ae Ran
I LIVE : GWANAK-GU
WORK : Garde du Corps de Hwang Jayden
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HEY BABY, I'M A WARRIOR
Lun 27 Juil - 22:19



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«Les animaux d’une même espèce ne luttent jamais à mort ; le vainqueur épargne le vaincu. L’espèce humaine est privé de cette protection.» Un philosophe français a dit ça. René Girard, il me semble. Je me souviens avoir arrêté mon livre où j’en étais, lorsque j’ai vu cette phrase. Je me souviens y avoir pensé pendant très longtemps pour finalement conclure qu’il avait raison. Les êtres humains se débarrassent très facilement de ce qui leur dérange, en général. Même si c'est la vie de quelqu’un d’autre. Aurais-je été dans un autre domaine, peut-être que j’aurais vu les choses différemment. Mais j’avais vue des gens tuer simplement pour leur bon vouloir, et d’autre qui essayait parce qu’on leur ordonnait de le faire. Des vies volées en un claquement de doigt. Les hommes jouaient trop souvent à Dieu… Pas que je croyais en Lui. Je ne l’utilise que pour l’image.

Moi j’étais là pour prévenir tout ça. Enfin, pour Jayden, tout du moins. Pour empêcher que qu’il ne se fasse attaquer, pour empêcher qu’on s’en prenne à sa vie. Ce soir au Paradise Walkerhill, il y avait quelqu’un qui voulait l’attaquer et s’en prendre à sa vie. Alors moi je surveillais, je regardais attentivement chaque personne pour les enregistrer, pour les déchiffrer. Jusqu’à ce que je le vois. Stupide. Si stupide de revenir ici. Ce n’était pas la première fois qu’il mettait les pieds au casino en disant qu’il allait s’en prendre à mon patron. Encore un autre joueur compulsif qui avait tout perdu et qui ne savait pas comment on faisait pour réfléchir. Il ne faisait que sauter aveuglément sur l’occasion après tout… il n’avait plus rien à perdre. Il était au bar et je le voyais fixer le bureau de Jayden avec de la haine dans les yeux.

Je m’approchai alors de lui tranquillement et mise une main sur son épaule.

- Si tu pars maintenant nous n’aurons pas de problème. C’est la manière douce ou la manière forte, à toi de voir.

Chuchotais-je tranquillement à son oreille, alors que j’étais derrière lui. Il suait, et je le sentais trembler. Il n’était pas si subtile que ça et ça l’avait probablement prit au dépourvu… Il lança alors son verre par terre, furieux, avant de se retourner vers moi. Et moi je soupirai.

- Très bien, la manière forte alors.

Il m’attaqua alors avec un morceau de vitre cassé et je reculai, accrochant quelqu’un derrière moi. J’entendis un autre verre qui se cassait mais n’y prêta pas attention. Je me baissai alors qu’il attaqua à nouveau et agrippai finalement son bras pour l’empêcher d’attaquer encore. Il avait la main en sang, probablement à force de tenir la vitre trop fort. Il se débattait mais je le maîtrisais plutôt bien, lui tordant le bras dans le dos pour le coucher sur le bar.

- Écoute l’ami, on sait tous les deux que ce n’est pas toi qui va gagner ce soir, veux-tu bien te calmer, oui?

Lui demandais-je alors que moi j’étais très calme. Il laissa alors tomber le morceau de vitre et je le senti se détendre pour quelques secondes. Je tirai alors sur le collet de sa chemise et le traînai vers la sortie. Je sentis plusieurs regard sur moi, en rentrant mais je les ignorai, comme toujours. Je me dirigeai au bar et demandai à la barmaid une serviette pour essuyer le sang sur mes mains. Ce n’était pas le mien mais bien le sien, de lorsque j’avais essayé de lui prendre son morceau de vitre avec lequel il s’était si férocement débattu et avec lequel il s’était coupé. Je lui fis alors un signe de la tête pour la remercier et passai mes mains sous l’eau avant de les essuyer. Alors je vis la personne que j’avais malencontreusement accroché durant mon ‘’combat’’. Le verre qu’il tenait s’était cassé par terre, le concierge était en train de l’essuyer et je voyais que son pantalon était trempé. Dans un élan de culpabilité je lui tendis ma serviette, ne réalisant pas vraiment que celle-ci était tachée de sang.

- Voulez essuyer ça?

Dis-je en pointant son pantalon et ses mains. Je le connaissais, ce n’était pas la première fois que je le voyais ici. Il se tenait parfois même avec Jayden… C’était la moindre des choses que de lui proposer de l’aider, même si je n’avais rien d’une serveuse, croyez-moi.

- Ressert-lui la même chose qu’il avait.

Demandais-je à la barmaid en le regardant, pour vérifier qu’il allait bien même avec son pantalon mouillé…




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Han Andrej
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Mar 28 Juil - 19:32




Dans le bruit de la ville on fini par ne plus se distinguer les uns des autres. Les silhouettes ne deviennent peu à peu que des couleurs floues. Des bruits et des sensations qui, malgré leurs allures hétérogènes, terminent par ne former qu'un seul souffle. Une marée vivante dont les vagues se chevauchent et s'entrechoquent. Voilà ce qui, pour moi, est fascinant dans la foule. Et comme souvent, je me livre encore aujourd'hui à ce rituel d'observation. Que se soit accoudé à la rambarde de ma terrasse, de la fenêtre de ma voiture ou me fondant moi-même dans ladite mer humaine. Ne dérogeant pas à la règle je fis les trois aujourd'hui, c'est comme ça que je me suis finalement retrouvé en face de l'Hotel Plazza avec du retard pour mon rendez-vous. Je mets pourtant un point d'honneur à faire en sorte que cela ne m'arrive jamais en général...  Un peu contrarié, je me suis empressé de régler les derniers détails de mes affaires d'une manière un peu sèche, tout en engloutissant trois verres de whisky. Une sale habitude qui s'est installée au fur et à mesure des années. Au début on boit pour s'amuser, puis après le succès et la fortune parce que c'est un luxe que l'on peut se payer. Demander systématiquement le meilleur, et le consommer car on en a les moyens. C'est triste que la vie ne tienne qu'à si peu de choses mais on fini par y prendre gout.

Embrumé par l'alcool je me retrouve donc au casino en train de dépenser sans compter, mettant le prix nécessaire à attirer autour de moi toutes les femmes parées de fausses robes de luxe cherchant la proie idéale. Cela n'est pas pour me déplaire, bien au contraire, j'en joue plutôt. Je m'amuse à les laisser m'approcher, oscillant entre le charme et l'indifférence. Cependant cela ne parvient pas à me mettre de meilleure humeur. C'est toujours les même gens, les même habitudes... Je commence en fait à me demander si parfois je ne gagnerais pas à faire comme tout le monde et rentrer chez moi, regarder un film ou... Aller voir des amis. Des amis... Voilà un terme tout à fait obscure pour moi. Les gens qui me côtoient sont loin de répondre aux qualifications requises. Il m'arrive d'écouter l'histoire des autres et de feindre ne pas m'inintéresser à leurs vies. C'est tout. Et pourtant ça me va. La plupart du temps. Il y a aussi des jours comme aujourd'hui où je tourne en rond, sans savoir ce que je cherche. Je me sens fatigué et ennuyé, comme si j'avais passé ma vie à courir après quelque chose dont j'ignore la nature. Et lorsque j'en viens à ce genre de pensées je crois que j'ai encore besoin d'un verre. Je me lève alors brusquement pour me diriger vers le bar, sans un regard en arrière.

- Un scotch, s'il-vous-plais.

La serveuse me tend un verre qu'elle avait presque déjà préparé en me voyant approcher. Il faut dire que je suis ce qu'on peut appeler un habitué. Je la remercie d'un demi sourire alors que je glisse ma Black Card sur le comptoir pour payer. J'ignore alors la scène se déroulant à côté de moi, jusqu’à ce que les esprits s'échauffent et que quelqu'un me percute dans le dos. Mon verre encore plein m'échappe d'entre les doigts pour finir sa course sur le marbre blanc du sol. Je ferme les yeux et laisse échapper un soupir. Franchement il ne manquait plus que ça. Je sens alors l'alcool qui s'est étalé sur mon costume et je suis prêt à faire passer un très mauvais moment à la personne qui en est responsable. Cependant, une fois retourné, je me calme de façon inattendue. Je fais signe à mes hommes de main, en retrait un peu plus loin, de ne pas intervenir. Une femme qu'il me semble déjà avoir croisé plusieurs fois en compagnie de Jayden mène un combat gagné d'avance contre ce qui me semble être un client mécontent ou quelque chose de ce genre. Un bout de verre dans la main, l'idiot se vide de son sang et il ne faut pas longtemps à la jeune femme pour le maîtriser et terminer par le jeter dehors. C'est amusant à voir. Ça devrait arriver plus souvent... Les femmes en situation de force. Les coréennes sont si souvent effacées et enfantines, elles mériteraient de coller une bonne correction aux pauvres bêtes que nous sommes nous autres les hommes. D'ailleurs voilà la guerrière qui revient, je soutiens son regard en restant silencieux alors que je l'observe essuyer le sang versé sur une serviette en papier. Cette même serviette qu'elle me tend quelques secondes plus tard, sûrement sans réaliser l'état du tissu, pour me proposer d'essuyer mon pantalon imbibé d'alcool. De toute manière une serviette n'y ferait pas grand chose, je suis bon pour sentir l'alcoolique jusqu'à ce que je puisse me changer. Cependant sa proposition m'arrache un sourire d'amusement, je prend tout de même la serviette en la tenant du bout des doigts comme s'il s'agissait d'une pièce à conviction dans une affaire de meurtre.

- Hm. Merci.

Je repose aussitôt son cadeau sur le bar, et tentant de ne pas trop penser à la destruction de ce costume sur mesure que je venais de ramener de ma visite à Savile Row. La barmaid me tend de nouveau un verre que je lève en direction de ma voisine, je pense que quelque part c'est une manière pour elle de s'excuser du dérangement.


- Andrej. Han Andrej.

Je lui tend une main amicale en guise de présentation, ne me sentant pas de lui faire un numéro de charme débordant de galanterie. En fait, je suis simplement curieux à propos d'elle.

- Vous êtes la garde du corps de Jayden, n'est-ce pas ?



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❝ enfer chrétien, du feu. Enfer paien, du feu.
enfer mahonétan, du feu. enfer hindou, des flammes.
a en croire les religions, dieu est né rotisseur. ❞

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Yoon Ae Ran
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Mer 29 Juil - 9:07



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J’avais l’habitude de me battre. C’était devenu banale, pour moi. Certain pouvait penser que c’était triste, que mon mode de vie à moi c’était de lancer et de prendre des coups. Mais pas moi. Moi j’adorais cela. C’était l’adrénaline, c’était ne jamais se sentir vulnérable ou dépendant. Il n’y a rien que je détestais plus que cela : être vulnérable et dépendant. Je ne comptais que sur moi-même, ça avait toujours été le cas. C’était grâce à l’orphelinat. Ou alors c’était de sa faute, je ne sais plus vraiment. Mais j’avais appris à vivre par moi-même depuis toute jeune et les cours d’arts martiaux n’ont fait que grandir ma confiance et moi. Oh je savais très bien qu’au fond, j’étais un peu brisée, brisée au point d’être irréparable, comme si des parties de moi étaient un peu tordues et d’autre, complètement déchirées et cassées. Mais au moins je n’étais pas vulnérable et encore moins naïve ou dépendante.

Tout ça pour dire que mon boulot me seyait à merveille et qu’un accrochage comme celui qui venait de se passer ce n’était rien pour moi. Un mec saoul, un mec qui a tout perdu et qui est désespéré… Dans un sens je le comprenais et dans un autre je le trouvais pathétique. Surtout pathétique. Dans la vie on a toujours quelque chose à perdre, qu’on le sache ou non. On passe tous par des difficultés, on a tous notre lot de malheurs… Mais selon moi il faut s’accrocher quand même et se battre jusqu’au bout. Abandonné ce n’était pas quelque chose que je connaissais et je trouvais cela difficile à concevoir que d’autre puisse penser que tout pouvais se terminer à cause d’un désagrément momentané. Peu importe à quel point il fait mal. Les êtres humains sont tous des insectes, des cafards. On ne devrait pas se faire écraser si facilement.

Cet homme que j’avais sorti, il s’était fait écrasé par le poids de la vie, probablement. Par ses problèmes. Et il avait trouvé bon de les cachés dans un coin et de jouer tous son argent à la place. C’était sa faute à lui et sa série de mauvais choix. Pas la mienne. Pas celle de Jayden… Sa tentative n’avait pas été très réussie… Il avait attaqué à l’aveugle. Aveuglé par la colère et le désespoir. Beaucoup de gens qui venaient au Paradise étaient désespérés, qu’il n’aille pas penser qu’il était unique.

Après l’avoir sorti d’ici, j’étais retourné au bar pour voir les dégâts causés par cette petite altercation. Un verre de scotch sur le planché et un client plus ou moins content. C’était ça les dégâts. Mais je le connaissais ce client, comme j’avais dit, je le voyais souvent se tenir avec Jayden et c’était la moindre des choses que je l’aide un peu… Alors après m’être essuyé les mains, qui étaient pleine de sang, je lui tendis la serviette que j’avais utilisée pour les sécher. Il la prit du bout des doigts et alors je me rendis compte qu’elle était pleine de sang parce que bon, je venais tout juste de l’utiliser mais je n’en fis pas de cas et le laissai avec cela.

- Hm. Merci.

Je lui fis alors un signe de tête pour signifier qu'il n'y avait pas de quoi, avant de demander à la barmaid de lui refaire ce qu’il buvait plutôt puisque le contenu de son verre s’était retrouvé par terre et sur lui. Alors il me regarda et leva son verre vers moi, en se présentant.

- Andrej. Han Andrej.

Il me tendit la main et poursuivit :

- Vous êtes la garde du corps de Jayden, n'est-ce pas ?

Je regardai la main qu’il me tendait quelques secondes avant de la prendre et de la serrer fermement.

- Yoon Ae Ran. Oui… je me charge de gardé les hommes qui ont des envie de meurtre loin de lui. Et vous faites affaire avec lui, c’est ça?

Lui demandais-je, en le regardant. Je savais déjà quel était son nom, je l’avais déjà entendu. Je le retenais parce qu’il était particulier et parce que j’avais connu quelqu’un qui avait le même nom que lui, mais c’était il y avait longtemps et pour moi, ça semblait être un peu dans une autre vie. La vie que j’avais avant de quitter l’orphelinat. Avant le Paradise Walkerhill… Enfin bref.

- Votre costume survivra? Attendez.

Lui demandais-je finalement, en désignant le scotch qu’il avait partout sur lui du menton et en me rendant derrière le bar, là où je gardais mon sac. Je le laissai là parce que c’était plus rapide que de le laisser à l’arrière quand je m’en allais. Ce n’était qu’un vieux sac à dos noir, de toute manière. Pas du tout tape à l’œil .Ce n’était pas comme si quelqu’un allait partir avec…

Je fouillai alors dedans, cherchant mes cartes d’affaires. Oh je n’étais pas vraiment en affaire et ces cartes étaient plus pour dire que j’en avais que d’autre chose et je ne les utilisais quasiment jamais, mais quand on travaille pour Hwang Jayden, on essaie de tout faire comme il faut… Je fouillai alors pendant quelques secondes, jusqu’à ce que je pose finalement la main sur les dites cartes, ne remarquant pas que j’avais fait tomber quelque chose au passage. Quelque chose qui pourtant, était important pour moi…

- Tenez. C’est ma carte. Appelez-moi si vous allez vous faire faire un autre costume. Je m’occuperai de la facture.

Je lui tendis la carte. Oui, je sais, c’était stupide au fond. Travailler pour Jayden me faisait faire beaucoup d’argent et je pouvais très probablement payer le dit costume, mais il était encore deux même trois et quatre fois plus riche que moi, non? Bah. Tant pis. Au moins je lui avais offert. Je n’étais pas complètement désintéressée.





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HEY BABY, I'M A WARRIOR
Mer 29 Juil - 14:04




Dure et froide sont les deux mots qui me sont d'abord venus à l'esprit en décrivant cette femme. Mais en regardant bien au fond je dirais qu'il y a quelque chose de plus calme que de froid; et plus forte, plutôt que dure. Pour évoluer ici dans ces conditions elle ne doit pas être n'importe qui. Dans cette ville aux deux visages il y a comme une séparation entre deux types de personnes: ceux qui sont de notre côté, jouant des vices et de l'argent. Et les autres, comme s'il étaient notre couverture. Une carte postale collée pour masquer la tâche sur un mur... Et quelque part entre les deux, certaines brebis égarées, menaçant de tomber dans le gouffre. Et alors que je patiente, ma main tendue dans le vide, l'inconnue fini par l'accepter et l'empoigne avant de se présenter à son tour. Yoon Ae Ran. Sur le moment, ce nom ne me dit rien et je me contente d'acquiescer pour confirmer ses propos.

- Oui, des affaires en effet.

Je ne m'étends pas sur le sujet, je sais qu'elle sait voit très bien ce que je veux dire. Dans ce milieu très peu ne sont pas au courant du genre de business qui est présent entre ces murs. En face de moi elle semble perdue dans ses pensées. Troublée comme si elle n'écoutait pas un mot sortant de ma bouche, hochant simplement de la tête comme pour faire acte de présence. Je me doute, d'une certaine manière qu'elle connaisse déjà mon identité. Plus ou moins. Mais des présentations en bonnes et dues formes sont la moindre des choses, mais je me pose, au final, toujours autant de questions. Je me demande surtout comment a-t-elle pu arriver jusque là ? Fille de militaire ? Protégée bagarreuse de Jayden ? Il y a autant de possibilité de parcours que de cheveux sur un crâne... Mais mon interlocutrice me coupe, s'inquiétant de l'état de mon costume. A vrai dire je n'y pensais presque plus.

- Votre costume survivra? Attendez.

Elle cherche quelque chose derrière le bar qui se trouve être son sac et commence à fouiller à l'intérieur alors que je hausse les épaules lui faisant signe de ne pas s'inquiéter pour ça. Je sais comment cela va se dérouler: je vais l'envoyer au pressing et ensuite le ranger dans un dressing deux fois plus grand qu'un appartement pour trois personnes et je ne le remettrai, de toute façon, sans doute plus jamais. Vraiment pas la peine de trop s'inquiéter de son état. En voyant qu'elle met tout sans dessus dessous pour mettre la main sur ce qu'elle veut me donner je décide de la rassurer. Elle fait même tomber quelque chose sur le sol.

- Oubliez. Ce n'est vraiment pas important.

Je me baisse et ramasse l'objet qui vient de s'échapper de son sac, y portant plus d'intérêt qu'à la carte qu'elle me tend finalement.

- Tenez. C’est ma carte. Appelez-moi si vous allez vous faire faire un autre costume. Je m’occuperai de la facture.

Je réponds machinalement:

- Non non, je vous remercie mais ce ne sera pas nécessaire.


Je la prend de l'autre main sans la regarder et découvre que ce qui m'intéresse est un bracelet. Les perles sont usées et présentent pas mal de rayures comme si cela faisait des lustres qu'il l'accompagnait partout, dissimulé dans son sac. Sans un mot je tend le bras pour le lui rendre alors qu'une sensation de déjà-vu m'envahie. Un frisson me parcours presque. Comme si la mémoire de ce geste était imprégné en moi je me sens donner ce bracelet une première fois. Je fronce les sourcils. Il y a bien longtemps. Il y a eu quelqu'un. Ce même bracelet que j'avais volé pour l'offrir à une petite fille. A l'époque où j'étais ce garçon insolemment intelligent qui restait dans son coin pour observer les autres. J'étais plus grand que la plupart et d'un côté ils avaient aussi peur de moi... Tout ça avant l'arrivée de la fille. Comment s’appelait-elle déjà ? ... Je me souviens de sa mine triste et fermée. Elle restait silencieuse comme si le fait de se tenir là, les yeux ouverts, lui coûtait déjà toute l'énergie qui habitait son corps. J'ai passé des heures à la regarder, me demandant ce qui faisait qu'elle pouvait bien être comme ça. Je ne l'ai jamais su. Je me suis contenté d'être simplement là quand on voulait s'en prendre à elle, d'être simplement là pour la consoler. Etre simplement là pour lui offrir ce bracelet... Aeri... Je répète ce nom tout bas pour solliciter mes souvenirs. Je suppose qu'elle représente ce qui se rapproche le plus d'une famille pour moi. J'y pense parfois, à la famille. D'un côté je vois en chacun un gêne, une ressemblance, un doute. Chaque personne que je croise, et si c'était lui ? Et si c'était elle ? Ainsi ma famille est à mes yeux aussi vaste que le monde et pourtant, quelque part elle n'existe pas. Je suis seul. Cela a toujours été, aussi loin que je me souvienne. Seul est celui qui m'a élevé, celui qui m'a nourri et Personne est celui qui m'a donné la vie.

- Où avez-vous eu ça ?

Je désigne l'objet de toutes les spéculations d'un geste du menton.

- Il n'est pas commun comme bijou.

Pas commun et pas de son âge... Je regarde mon interlocutrice, mes yeux ancrés dans les siens comme si je cherchais  une vérité à découvrir. Mais c'est impossible que ce soit elle... Elle est si loin de la fillette que j'ai connu. Des bracelets comme ça il doit y en avoir des tas, non ? Je ne dois pas bien me souvenir, peut-être qu'il ressemble juste.


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Mer 29 Juil - 18:08



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Quand on faisait affaire avec Hwang Jayden, ça ne pouvait pas vouloir dire bien des choses. Ça voulait dire qu’on était un peu croche. Je savais très bien dans quel genre de business Jayden était et franchement je n’en avais rien à foutre. Moi j’étais là pour faire ce qu’on me disait, pas pour donner mon opinion. De toute manière, mon opinion c’était surtout qu’il faisait beaucoup d’argent et l’argent c’était important. J’avais passé ma vie dans la pauvreté et je n’y étais plus maintenant. Et je n’y retournerai pas non plus. J’étais prête à faire bien des choses pour ne plus à vivre dans la misère. Pas que j’en étais incapable, pas que je n’étais pas assez forte. Juste que j’aimais être libre et l’argent ça apporte la liberté.

Bref, il m’avait répondu qu’effectivement, il faisait affaires avec mon patron, mais ne développa pas plus que ça. Il n’en avait pas vraiment besoin de toute manière. Comme je disais, je savais très bien ce que ça voulait dire et puis, les détails, ce n’étaient pas ma place de les savoir…

Je lui demandai alors pour son costume et prit mon sac à l’arrière du bar.

- Oubliez. Ce n'est vraiment pas important.

Dit-il alors que moi, je ne fis que l’ignorer, étant déjà en train de fouiller dans mon sac à la recherche de mes cartes d’affaire que je crois, c’était la première fois que j’utilisais vraiment. J’avais échappé quelque chose par terre mais sur le coup je n’y fis pas attention, lui tendant ma carte que j’avais finalement trouvée.

- Non non, je vous remercie mais ce ne sera pas nécessaire.

M’avait-il finalement répondu, distraitement alors qu’il se penchait par terre pour ramasser ce que visiblement j’avais fait tombé. Je constatai alors que c’était mon bracelet et ma bouche s’ouvrit un peu, soulagé qu’il l’ait ramassé parce que sinon, je ne m’en serais pas rendu compte et je l’aurais probablement perdu. Il me le tendit, alors que je le voyais toujours aussi distrait, semblant détailler le bracelet comme si c’était une œuvre d’art. Ça n’en était pas vraiment une. En fait c’était une vieillerie, pour tout vous dire. Mais c’était une vieillerie que j’avais serré contre mon cœur bien des fois. Une vieillerie qui représentait la seule chose, la seule personne à qui j’avais vraiment tenue durant mon séjour à l’orphelinat. Je me rappelle m’être raccroché à ce bracelet comme à une bouée de sauvetage tellement de fois, lorsque j’étais enfant. Même si la personne qui me l’avait donné était partie. Même si comme les autres, il m’avait laissé derrière… je ne lui en tenais pas rigueur. J’ai aussi fait tout ce que j’ai pu pour partir de cet orphelinat, lorsque j’ai eu l’âge de le faire. Je pris le bracelet qu’il me tendait alors que les souvenirs se déversaient dans ma tête comme une immense vague, essayant de me noyer. Mon regard devint triste et heureux. Triste parce que c’était les seuls moments de l’orphelinat qui me manquait. Heureux parce que ça avait été probablement les moments les plus heureux de mon enfance. C’était peut-être pour ça que je me raccrochais autant à ce bijou, qui aux yeux des autres n’était vraiment pas grand-chose et bien que je ne le portais plus, il était toujours près de moi et c’est ce qui comptait. Je n’étais pas superstitieuse, mais c’était un peu comme un porte-bonheur…

Mon interlocuteur avait les sourcils froncé alors qu’il regardait toujours le bracelet. Je l’entendais chuchoter quelque chose mais n’y prêta pas attention parce que je focussais uniquement sur l’objet qu’il m’avait tendu.

- Où avez-vous eu ça ?

Me demanda-t-il en désignant le bijou que je serrai alors dans ma main. C’était personnel. Ça ne le regardait pas. C’était ça, mon premier réflexe.

- Il n'est pas commun comme bijou.

Il avait le regard plongé dans le mien comme si ce que j’allais répondre était d’une importance cruciale. Pourquoi s’intéressait-il autant à mon bracelet? Je finis par me détendre, laissez tombé quelques secondes mes défenses qui n’avaient de toute manière pas vraiment de place dans cette conversation. C’était l’effet qu’il avait encore sur moi, ce bracelet. Il me détendait. Stupide, je sais…

Alors je souris. Je ne souriais jamais, ou alors très rarement. Je n’avais jamais de quoi sourire mais là je souris, alors que je rouvris ma main pour regarder l’objet.

- C’est enfantin, n’est-ce pas? Mais il représente un souvenir que je n’ai pas envie de me défaire. Et il n’y en a que très peu dont je n’ai pas envie de me défaire, alors bon…

Parce que la vie ce n’est pas rose bonbon avec des poids violet et que les licornes ça existent que dans les rêves… Dans une vie il y avait des centaines de malheurs pour quelques instants de bonheur…

Je relevai la tête vers lui mon sourire s’estompant alors que je me demandai pourquoi je lui racontai cela. Peut-être à cause de cette lueur familière, dans son regard. Je m’éclaircis alors la gorge :

- C’était un cadeau. Un garçon qui restait avec moi à l’or…

Encore une fois… pourquoi je lui racontais cela? Je secouai la tête, comme si ça allait chasser ce que j’avais voulu dire.

- Juste un ami qui me l’a donné. Depuis je le garde avec moi, c’est tout.

J’aurais probablement dû faire le lien. J’aurais probablement dû lui dire ‘’C’est étrange, il avait le même nom que toi’’. Mais je ne le fis pas. Parce que j’étais trop sur la défensive, comme toujours. Je fixai à nouveau le bracelet et un petit sourire en coin apparu sur mes lèvres alors que je le mis à mon poignet. Ça faisait un moment que je ne l’avais pas porté… Je posai alors mon regard sur Andrej.

- Merci. De l’avoir ramassé. Je ne veux pas vous ennuyer avec mes histoires, mais il est important pour moi alors… merci. Je ne sais pas ce que j’aurais fait si je l’avais perdu.

Mon visage était de nouveau sans expression alors que je prononçai ces phrases, comme si ça allait effacer ce que je venais de lui partager, même si ce n’était pas grand-chose. C’est que je n’aimais pas parler de moi, vous voyez?





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Mer 29 Juil - 20:58




Lorsque que je questionne Ae Ran sur le bijou, elle se ferme. Cela me rappelle que je suis peut-être un peu indiscret. Je dois avouer que j'en suis frustré. Il est rare que l'on éveille mon intérêt et la vue de ce bracelet a éveillé en moi un sentiment que je ne connaissais pas. Ou plutôt que j'ai tout fait pour oublier. Il se passe quelque chose de bizarre en moi. Je ne me sens plus inaccessible et imperturbable. L'image que j'ai passé ma vie à construire se morcelle dans mon esprit. Je ne veux pas repenser au passé, quand j'étais jeune et encore attaché à ce monde. J'ai tout fait pour m'identifier à ce masque, celui d'un homme indifférent et parfois cruel. Quelque part je prie pour que ce ne soit pas elle, je veux continuer la mascarade. Je veux renier cette intuition de tout mon cœur et je ferme les yeux sur les indices me mettant sur la voix. En réalité je me sens intimidé que certaines personnes m'ai connu auparavant, je n'étais rien de ce que je suis aujourd'hui. J'étais pauvre. Seul. Et quoique j'essayais de me dire je me sentais pitoyable.

Finalement mon interlocutrice accepte de me répondre et baisse sa garde, elle m'offre même un sourire. Une expression qui change tout son visage. Une nouvelle personne s'est tenu devant moi l'espace d'un instant, et cette dernière m'a semblé familière. Apparemment c'est un garçon qui le lui a offert. A croire que c'est le cadeau parfait à offrir à une petite fille. Cependant je n'apprends rien de plus puisqu'elle se referme sur elle-même presque aussitôt, me signifiant que je n'avais pas à en savoir plus. Elle a l'air de pas mal y tenir, il me semble que ça doit être pour elle le symbole de beaucoup de choses. Les souvenirs sont souvent comme ça. Plus qu'une personne ou un jour c'est toute une période ou toute une relation qui peut se retrouver enfermer dans un simple objet, une photo ou que sais-je encore. Pour ma part, je ne suis pas très sentimental. Je n'ai conservé aucun objet de mon enfance, et mon appartement est presque immaculé de tout objet personnel.

Ae Ran termine par me remercier, s'adoucissant légèrement. Je lui adresse un sourire calme et réajuste ma veste sur mes épaules.

- Je vous en prie. Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux.


Cette citation m'a toujours fasciné. Cette phrase m'a toujours accompagné, en y pensant, je suis serein. Comme si la vie était aussi simple que quelques mots couchés sur une feuille de papier. Comme si la vie était aussi pure et belle que selon Victor Hugo. J'imagine le moment parfait, le moment ultime qui est énoncé ci dessus. Le crépuscule naissant, tout comme l'aube, l'heure à laquelle les couleurs se mélangent. Le silence se fait et pour un instant tout semble figé. Immuable.

Etrangement mon accompagnatrice semble tiquer à ma dernière phrase. Pendant quelques minutes elle ne dis rien et se contente de me regarder. Je me demande si j'ai dis quelque chose de mal. On ne sait jamais. Inquiet de l'avoir froissée je me réfugie dans mon verre de whisky pour me donner une contenance.




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Mer 29 Juil - 22:26



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J’ai un condo, à moi. Un condo c’est comme un appartement sauf qu’il t’appartient et tu n’as pas à le payer tous les mois, parce qu’il est tout payé d’avance. Mon condo il est grand, trop grand pour moi toute seule. J’ai engagé un décorateur, pour l’intérieur. C’est impersonnel. Ce n’est pas chaleureux. Ça me prendrait 20 minutes si je décidais de faire mes bagages et partir. Et tout ce qui m’appartenait rentrait dans un seul sac, un petit sac. Je n’ai pas grand-chose au fond, parce que je n’ai pas besoin de grand-chose et si j’aime le luxe, je ne suis pas vraiment matérialiste. Mais ce seul objet, ce seul bracelet… Je n’avais pas réussi à m’en débarrasser. J’avais beau me raisonner, me dire que ce n’était pas comme si j’allais le porter, je n’y arrivais tous simplement pas. À chaque fois que je le regardais j’avais l’impression de nous revoir, à l’orphelinat. Il y avait cet endroit qu’on avait à nous deux. On allait se réfugier là quand on avait l’impression que le reste du monde ne nous comprenait pas. Et personne ne nous comprenait jamais… En réalité, c’était plus son coin à lui. Il avait toujours le nez fourré dans les livres et moi je trouvais le moyen de le suivre partout et de le déranger. Alors je m’étais approprié son endroit à lui et en avait fait un petit endroit à nous deux. Quand je regarde le bracelet je nous entends rire. Il y avait eu très peu de moment où j’avais ris, mais la plupart du temps il avait été là.

Bref je lui étais reconnaissante d’avoir remarqué qu’il était tombé de mon sac. Il avait eu l’air intrigué et c’est pour cette raison que je lui avais raconté qu’on me l’avait donné et qu’il était important pour moi, sans en dire trop. Juste qu’il renfermait un souvenir que je n’avais pas envie d’oublier et qu’il y en avait peu des comme ça. Et je l’avais remercié et je ne m’étais pas attendu du tout à ce qu’il me réponde ce qu’il m’avait finalement répondu.

- Je vous en prie. Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux.

Pendant un instant je ne fis que le regarder. Je ne disais rien, je le regardais. Je ne pouvais m’empêcher de le fixer et les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche. «Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux.» Je ne comptais plus le nombre de fois où je m’étais répété cette phrase dans ma tête. Juste parce qu’il me l’avait dite. Je m’étais fait un devoir de la retenir par cœur et d’un jour la comprendre. Oh je la comprenais, maintenant. Parce que je me l’étais répété une centaine de fois. Au début je l’avais retenue et l’avais répété presque machinalement, parce que je ne savais pas ce qu’elle voulait dire, j’étais jeune à l’époque. Maintenant je savais ce qu’elle voulait dire mais elle ne me touchait pas autant pour sa signification que parce que je l’avais répété trop de fois, au début en ne sachant même pas ce que ça voulait dire mais juste pour me venter que je connaissais une aussi belle phrase avec d’aussi belles métaphores.

- Victor Hugo.

Fut tout ce que je trouvai à dire… à croire qu’il y avait quelqu’un quelque part qui tenais absolument à me rappeler l’orphelinat, aujourd’hui. Mes yeux s’illuminaient. Ça ne pouvait pas être qu’une coïncidence, si ? Son nom. La lueur familière dans ses yeux. Son intérêt pour le bracelet. Cette phrase. Et pourtant, je n’arrivais tous de même pas à concevoir qu’il pouvait être lui. Enfin j’avais beaucoup changé, j’en étais consciente mais s’il était bien qui je pensais, alors il s’était carrément métamorphosé. Je le regardai boire son whisky, plissant les yeux, penchant la tête un peu sur le côté et le fixant tous simplement en fronçant légèrement les sourcils… Ce pouvait-il que… vraiment…? J’essayais de décortiquer chaque parcelle de son être. Sa façon de se tenir, ses yeux, ses trais…

- Je… hum… l’orphelinat… tu… Drey…

Je ne savais plus ce que je disais, j’étais perdu dans mes pensées et dans l’infime possibilité que ça puisse être lui à laquelle je m’accrochais. J’avais murmuré ma phrase, parce que ma gorge était sèche. J’essayais de garder mon sang froid, comme je le faisais toujours mais je n’y arrivais pas. Pas si c’était lui.

J’essayais de reprendre mes esprits, tranquillement.

- Cette phrase je me la suis répété des centaines de fois, tu sais. Cette phrase de Victor Hugo. Juste parce qu’on me l’avait dit une fois et je ne savais aucunement ce qu’elle voulait dire à l’époque. Parce que c’est Drey qui me l’avait dite et que je voulais tellement… être comme lui.

J’étais perdu dans mes pensées à nouveaux. Je fixais le vide, un point invisible derrière lui, les sourcils froncés et je ne dis rien de plus. Je me souvenais. Tous simplement.






MERCI ♥

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Ven 31 Juil - 13:41




Victor Hugo. Deux mots. Un nom. D'abord cela m'a juste arraché un sourire. Je lève brièvement mon verre en sa direction, signifiant qu'il est agréable de converser avec quelqu'un qui connait ses classiques. Cependant, un étrange sentiment ne cesse de s'amplifier au fond de moi. Une voix me hurle d'arrêter de faire l'idiot et d'admettre tout simplement le hasard. Ou le destin. Ou quoi que se soit. Ae Ran, perdue dans ses pensées va bientôt prononcer des mots qui ne permettront pas de revenir en arrière. Drey. Il est clair et certain qu'elle a bien dit Drey et orphelinat dans la même phrase. A ce niveau le mot coïncidence est  à supprimer de mon vocabulaire. Drey.

En entendant ce diminutif, je me fige. Comme si avec cette action le temps pouvait se stopper pour me laisser réfléchir. Je ne sais absolument pas comment réagir face à ces mots qui éradiquent absolument tout doute. Est-il vraiment possible que le monde soit si petit ? Et est-il vraiment possible que la petite fille que j'ai connu se soit transformée en une femme pareille ? L'idée que se soit un traquenard m'effleure l'esprit. Il y aurait beaucoup à gagner. Argent, influence... Mais je me rend rapidement compte que ça ne tient pas debout. Premièrement parce que c'est bien trop tordu, et deuxièmement parce que c'est quasi-impossible que quelqu'un ai pu apprendre autant d'informations que nous sommes seuls à connaître. Il n'y qu'une seule personne sur cette Terre n'ayant jamais eu le droit de m'appeler par un surnom. Non pas que je l'acceptais spécialement mais surtout qu'elle n'arrivais pas à prononcer mon prénom correctement. Je suis décontenancé que voulez-vous ! Et c'est bien la première fois que ça m'arrive. En fait, pour la première fois de ma vie je ne sais pas à quoi m'attendre. Et je ne sais pas comment réagir. C'est pourquoi je reste coi, à la regarder comme si je n'avait entendu aucun des mots sortis de sa bouche. J'engloutis mon whisky d'une grande gorgée alors qu'Ae Ran reprend la parole.

- Cette phrase je me la suis répété des centaines de fois, tu sais. Cette phrase de Victor Hugo. Juste parce qu’on me l’avait dit une fois et je ne savais aucunement ce qu’elle voulait dire à l’époque. Parce que c’est Drey qui me l’avait dite et que je voulais tellement… être comme lui.

Mes yeux ne se sont pas détachés d'elle. Je dois prendre une décision. Maintenant. Tout de suite. Go. J'inspire un grand coup, et affiche un visage aussi calme et neutre que j'en ai l'habitude.

- Il n'y a aucune satisfaction à tirer d'être comme lui. Regarde-toi, tu es devenue bien plus que n'importe qui n'aurais pu l'imaginer.

Le tutoiement est venu mutuellement. Parlant à demis-mots. Je suppose que c'est bien pour commencer. Je suis étonné et désolé qu'elle ai retenu cette phrase jusqu'à maintenant. Elle s'accrochais à un souvenir révolu. Une réalité disparue depuis longtemps. Mais quand je la regarde maintenant, je suis presque sûr de pouvoir voir la fillette que j'ai connu derrière ses traits. Des heures passées dans un coin isolé. Des heures et des heures de silence parfois. Et puis des rires qui pouvaient faire oublier l'aspect glauque de l'orphelinat. Je nous vois, côte à côte, je me vois marcher, je la vois me suivre. Autant de souvenirs auxquels je n'avais jamais repensé. Rien d’exceptionnel, rien de marquant. Mais j'imagine qu'ils sont beaux dans leur simplicité.

- Le bracelet. Je n'aurais jamais pu penser qu'une babiole puisse devenir si précieuse pour quelqu'un...

Je parle plus pour moi-même en réalité. Je pense à voix haute alors que les véritables questions qui me brûlent les lèvres n'ont rien à voir avec tout ça. Je me demande si elle a été adoptée, si elle a connu l'amour, si elle a une famille. Tout le genre de choses qui sont les plus lointaines des orphelins.


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Yoon Ae Ran
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Sam 1 Aoû - 10:43



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Au début, quand j’avais mentionné Victor Hugo, il n’avait fait que sourire, en me regardant et en levant son verre vers moi. Puis je m’étais mise à déblatérer n’importe quoi et là il avait perdu son sourire et il me fixait. Et alors qu’il me fixait, cet air sérieux sur le visage, je pu être certaine. Parce qu’il réagissait à ce que je disais, même si dans les fait, ça ne faisait pas vraiment de sens. N’importe qui d’autre qui m’écoutait parler aurait tout simplement froncer les sourcils en se demandant s’il n’y a pas quelque chose qui cloche avec moi. Mais il réagissait… Il avait callé son whisky et avait continuer à me fixer alors que moi je continuais à lui parler. Enfin… Juste à parler, n’était pas vraiment certaine qu’il m’écoute puisque je ne faisais que fixer le vide, sans vraiment prendre conscience de ce que je disais. Je m’étais mise à le tutoyer, peut-être parce que j’étais déjà certaine, au fond de moi… que je le connaissais. Que c’était Drey. Le mien…

Puis j’attendais. Sans m’en rendre compte j’attendais… j’attendais qu’il parle, qu’il dise quelque chose, parce que même en regardant son visage, je ne détectais plus rien, même si j’essayais de déchiffrer le moindre indice quant à ce qu’il allait dire…

Et lorsque finalement, il prit la parole, je pu enfin respirer. Je relâchai ma respiration que j’avais retenu sans vraiment m’en rendre compte.

- Il n'y a aucune satisfaction à tirer d'être comme lui. Regarde-toi, tu es devenue bien plus que n'importe qui n'aurais pu l'imaginer

Ce qu’il dit m’arracha un infime sourire. Lorsque j’étais une fillette, j’aurais tout fait pour être comme Drey. Alors lorsqu’il avait le nez dans les livres, j’avais aussi le nez dans les livres, dans des livres que je ne comprenais pas, mais s’ils pouvaient me rendre aussi intelligente que lui, alors j’allais les lire jusqu’au bout. Je suis déterminé aujourd’hui et cette qualité elle ne date pas d’hier, je l’ai toujours été. Drey avait été la première et seule personne qui m’avait défendu et protéger. Alors bien sûr que je voulais être comme lui… et c’était peut-être pour ça que j’étais devenue aussi protectrice avec les plus jeunes à l’orphelinat lorsqu’il est partie… Peut-être.

Tu es devenue bien plus que n'importe qui n'aurais pu l’imaginer . Était-ce sa manière de me dire qu’il était un peu fier de moi? Parce que bon… L’opinion que les gens avaient de moi, je m’en faisais que très peu avec ça mais s’il… Enfin… De toute manière, il n’avait pas tout vue. Et puis, je n’étais que garde du corps. Une garde du corps dans un monde où il n’y avait que des affaires croches et pourtant… finalement, on s’était retrouvé dans le même monde, lui et moi.

- Le bracelet. Je n'aurais jamais pu penser qu'une babiole puisse devenir si précieuse pour quelqu'un...

C’est comme ça qu’il avait poursuivi et moi j’étais toujours bouche-bée. Je devais parler, je devais dire quelque chose mais il était là, à confirmer ce que je savais pourtant déjà et je ne savais pas trop quoi dire ou comment réagir, même si je savais d’ores et déjà que de garder son calme était toujours la solution. Avais-je été cette fillette qu’il connaissait à l’orphelinat, je lui auras probablement sauté dans les bras et sans croire en Dieu, l’aurait remercié de l’avoir ramené dans ma vie.

Mais je n’étais plus cette fillette, l’enfer soit louée. S’il avait fallu que je pense comme elle. Que je sois aussi naïve. Enfin… J’étais une enfant, il faut bien me pardonner. Ce bracelet était tout ce qui me restait de cette enfant…

- J’aurais eu toute la satisfaction du monde à être comme lui…

Je souris et poursuivis :

- Quant à cette… babiole… elle représente un rire que je ne m’entends plus rire depuis longtemps. Elle représente les seuls beaux moments que j’ai eu dans cette prison d’orphelinat. J’ai essayé, mais je n’ai pas pu le jeter, ce bracelet.

Oh oui. J’avais essayé. Parce que je savais que de m’accrocher à des sentiments et à des temps qui n’étaient plus que poussière, ça ne servait à rien. Mais j’avais encore en moi ma part de sensibilité, aussi déplorable celui puisse-t-il être…

Je m’approchai alors de lui, les yeux pleins d’étoile parce que je n’en revenais toujours pas et je pris son visage entre mes mains, en faisant une moue et en fronçant les sourcils.

- Mon Dieu Drey… Tu veux bien me dire comment tu t’es retrouvé dans ce genre d’endroit, à te tenir avec ce genre de monde?

Lui demandais-je finalement, alors que je savais très bien que c’était tout simplement parce que ce n’était pas rose la vie. C’était multicolore, avec beaucoup de nuances sombres. J'étais dans le même endroit que lui, avec le même genre de monde, après tout... J’avais milles questions à lui poser, mais je n’étais plus aussi bavarde que je l’étais. Je ne parlais pratiquement pas et pourtant, ça me brûlait la langue, tellement j’étais curieuse. Qu’avait-il fait en sortant de l’orphelinat? Avait-il été heureux, au moins un peu? Est-ce qu’il avait pensé à moi, quelque fois? Est-ce qu’il avait reçu l’amour qu’il méritait? Ce genre d’amour que tous les orphelins recherchaient? Alors je décidai d’en poser qu’une. En sachant qu’il ne me répondrait probablement pas honnêtement parce que s’il me la posait, moi aussi, j’aurais mentit.

- Tu as été heureux, dit-moi?

J’avais mes yeux fixer dans les siens et j’avais lâché son visage, question de mieux déchiffrer son expression, que depuis toute à l’heure j’avais tant de difficulté à comprendre. Cette expression neutre que moi aussi je maîtrisais à la perfection, en temps normaux… Seulement pas maintenant. Non là, j’avais une expression calme, sereine et pourtant mitigée et inquiète de savoir comment il allait vraiment et de savoir ce qu’il était devenu, autre que cet homme qui traînait au Paradise et qui se tenait avec mon patron.






MERCI ♥

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Sam 1 Aoû - 12:28





Je dois bien avouer une chose: elle est mignonne à parler comme ça. Jouant les méchants aux cœurs tendres, ça me fait plaisir finalement qu'elle l'ai gardé ce bracelet. Et ça lui ai fait garder de si bons souvenirs. Je préfère ça plutôt que je ne sais quelle connerie que lui aurait donné le premier venu, sans qu'on sache trop qui c'est. Là au moins, je suis sûr. C'est un bon souvenir, et ce n'était pas mal intentionné. Malgré tout j'ai encore du mal à réaliser. J'aurais plutôt parier sur le fait qu'une fois parti de l'orphelinat elle aurait sympathisé avec d'autres, elle serait devenue heureuse et rayonnante, m'oubliant finalement derrière un entassement des bons souvenirs qu'elle se serait fait ensuite. Mais apparemment je l'ai marquée. Si j'avais su j'aurais fait plus pour elle. Je ne l'aurais peut-être pas ignorée parfois, le nez dans mes bouquins. J'aurais peut-être été un peu plus... Affectueux ? Oh, ce n'est pas vraiment mon fort. Je divague un moment, me remémorant toutes les fois avec elle, j'en profite pour commander un énième whisky à la barmaid. Toute cette situation imprévue me rend nerveux au fond, et je cherche à noyer ça avec l'alcool. La serveuse me sert et je m'apprête à saisir mon verre quand Ae Ran s'approche de moi.

Je stoppe tout mouvement un instant alors qu'elle me surprend, prenant mon visage dans ses mains. Je serre mon poing, résistant à l'envie de me dégager. Je déteste qu'on me touche. Je parviens à garder une expression neutre, quoiqu'un peu surprise. On dirait bien qu'Ae Ran par contre a du mal à ne pas m'exploser dessus, j'ai l'impression qu'elle est prête, à tout moment, à me sauter dessus en criant. Un peu comme à l'époque où elle courait vers moi quelque fut le prétexte. J'avoue qu'à la voir ainsi l'envie de rire me traverse, je me déteste de ressentir quelque chose mais je ne serais pas honnête en disant que ça ne me fait rien de la revoir. Je n'ai jamais eu à repenser à toute cette histoire. J'ai poursuivis ma vie en regardant droit devant, sans m'arrêter, pas même une seconde, comme si tout mon passé s'entassait derrière moi. Un gros amas de souvenirs et de faits collant à mes talons, comme si, d'un simple demi-tour, je pouvais accéder à tout ce que j'ai vécu.

- Mon Dieu Drey… Tu veux bien me dire comment tu t’es retrouvé dans ce genre d’endroit, à te tenir avec ce genre de monde?

Je manque de m'étouffer alors que mon visage s'échappe de son emprise.

- Comment ? Moi ? Et toi, jeune fille ! Je voulais plus pour toi que de t'occuper des ramassis de Jayden. Où sont passés la belle maison avec la belle clôture blanche ?  Le chien Médor jouant avec les enfants, prêts à accueillir leur père rentrant du travail ? Un banquier par exemple. Qu'importe... Quelque chose de stable et sain.

Mon ton prend des allures de sermon. Je suis celui qui est outré, sans m'en rendre compte je réagis excessivement, prenant la position du grand frère trop protecteur. Toutes ces choses que j'aurais souhaité pour elle, j'ai bien conscience que c'est un peu vieux jeu mais... Il faut croire que les orphelins ne méritent jamais d'avoir une chance égale aux autres. Comme si nous étions poussés vers la face cachée du monde, nous réunissant finalement tous quelque part. J'ose espérer que ce n'est pas le cas, moi qui me targue de faire mes choix malgré l'avis de tous... Personnellement, ma vie malhonnête me va très bien, seulement la vie d'Ae Ran ne me va pas du tout. C'est dangereux et vicieux. En fait, je la vois toujours comme l'enfant innocente et désemparée qu'elle était. Lâchée dans un parc à Loups. A ce moment là j'ai envie de remonter le temps et de revenir massacrer tout ceux qui ont poussés ma petite Aeri à faire de mauvais choix. Je ne comprends pas ma colère, c'est malgré moi. Une mine boudeuse transparaît sur mon visage. Je porte mon nouveau verre à mes lèvres et manque de m'étrangler une seconde fois en entendant ces mots:

- Tu as été heureux, dit-moi?

Elle a un don cette petite pour me mettre mal à l'aise. Mais je ne peux rien lui refuser... Le bonheur est une notion bien trop compliquée à aborder. Je ne pose jamais la question. A quoi bon se tourmenter avec des questions pareilles ? Je veux dire, avons-nous jamais la certitude d'avoir la bonne réponse ? Qui, de son autorité suprême, aurait pu quantifier une chose pareille. Je me contente de poursuivre mon chemin sans me demander si mes choix étaient bons ou mauvais. Je ne me retourne pas, je prend autour de moi ce que je désire sans obéir à personne. J'imagine que c'est ma façon d'être heureux. Ou malheureux. Qu'est-ce qu'on s'en fiche ! La vie est telle qu'elle est, et j'admet que c'est loin d'être une réponse acceptable quand on vous pose une question pareille.

- Je n'ai aucune raison de ne pas l'être.

Je lui adresse un sourire calme en haussant les épaules. Puisqu'on en est aux questions, je ne sais même pas de quoi je suis le plus curieux à son propos. Les idées se bousculent dans ma tête alors que j'en prononce une au hasard.

- Est-ce que tu es bien traitée ici ?

Ok. J'ai pas trop abordé le principal, mais je m'inquiète quand même de la savoir ici. Ou ailleurs. Dieu seul sait où Jayden peut parfois aller fourrer son nez pour faire affaires... Je jette des coups d’œils suspicieux autour de moi comme si j'allais démanteler un complot forçant Ae Ran a rester prisonnière de ce casino. Je sais bien que c'est idiot.

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Dim 2 Aoû - 20:32



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La vie état définitivement drôlement faite. Ce n’était pas la première fois que je le croisais, Andrej. Il venait régulièrement. C’était le genre d’homme entourée de belle femme et enseveli par l’argent. Pas que c’était particulièrement ‘’connu’’. J’étais tout simplement observatrice et je surveillais toute personne proche de Jayden. Je savais à quoi elles ressemblaient, leurs soirées. Mais pas un seul instant j’aurais imaginé que le Han Andrej qui se tenait avec mon patron était en fait le petit garçon avec qui j’avais passé quelques années de mon enfance. De belles années. Enfin, autant qu’elles puissent l’être dans un orphelinat… Et dans un sens, j’étais persuadée qu’il n’aurait pas non plus pensé que j’aurais pu être cette fillette, qui lui collait au talon et qui ne le laissait pas tranquille. Nous avions changé… mais quand même. Ouais. C’était drôlement fait. C’était quoi, les chances qu’on se retrouve, lui et moi? Nulle, probablement. Je n’étais pas du genre à croire au destin. Je croyais au hasard. Mais là le hasard, il me faisait franchement plaisir. Mais ça avait semblé le bouleverser plus que moi… je le voyais enfiler son whisky depuis toute à l’heure… Je ne savais pas trop si c’était positif, ou négatif mais bon…

Je l’avais senti devenir plus tendu, alors que j’avais pris son visage entre mes mains, pendant quelques secondes. Lui aussi, détestait qu’on envahisse son espace? Oh pas que je m’en faisais vraiment. Juste que c’était curieux. Je détestais qu’on me touche et je n’étais aucunement du genre à l’accolade, ça non. Alors il était un peu comme moi, sur ce point? Ça me fit étrangement sourire. Nous n’avions pas grandi en étant si différent finalement, hein? C’est les sourcils froncés et en faisant une moue mécontente que je lui demandais comment il s’était retrouvé ici. Dans cet endroit. Avec ces gens. Son expression alors, valait 100 000 won. J’avais relâché son visage et je l’écoutais tout simplement parler.

- Comment ? Moi ? Et toi, jeune fille ! Je voulais plus pour toi que de t'occuper des ramassis de Jayden. Où sont passés la belle maison avec la belle clôture blanche ? Le chien Médor jouant avec les enfants, prêts à accueillir leur père rentrant du travail ? Un banquier par exemple. Qu'importe... Quelque chose de stable et sain.

Je fus surprise de l’entendre dire toutes ces choses. Il avait sincèrement l’air d’être outrée. Ça me fit sourire… Je le retrouvais vraiment, finalement. Ce p’tit gars, protecteur. Il voulait plus pour moi, qu’il disait. C’était assez drôle à entendre… Mais je pouvais confirmer que la belle maison, la clôture blanche, le chien… les enfants, l’homme de ma vie… Ça n’avait jamais vraiment été une option. Et même si ça l’avait été, est-ce que ça aurais vraiment été ce que j’aurais choisis? J’aurais voulu lui expliquer. Lui dire que j’aimais bien ‘’m’occuper des ramassis de Jayden’’, comme il disait. J’aurais voulu lui dire que j’étais bien trop cassé à l’intérieur pour même envisager une belle famille parfaite autour de moi. Je l’avais voulu, oui, quand j’avais 16 ans. C’était passé, maintenant.

Il avait cette moue boudeuse sur le visage et je ne pus m’empêcher de rire. Un tout petit rire qui ne dura qu’une demi-seconde, alors que je le regardais.

- Je ne m’occupe pas des ramassis de Jayden. Je m’occupe de Jayden… ‘fin, c’est une longue histoire, mais pour faire ça court… Je me sens responsable de lui. Puis, il me plait, mon boulot. Je n’ai pas le profil pour la famille et le chien et la jolie maison. Tu sais à quel point ça serait ennuyeux?

Ouais. Voilà comment je voyais ça. Ennuyeux. Pas assez d’action, pas assez d’adrénaline… cette adrénaline, qui me gardait vivante, parce qu’en général, il n’y avait pas grand-chose d’autre que je me permettais de ressentir que ce frisson qui me traversait toute les fois où je me jetais pour protéger Jayden. À chaque coup que je balançais. Pas que je ne m’étais jamais imaginé dans cette maison, dont il parlait. Je l’avais fait. Mais la vie elle n’est pas faite comme ça. Ce n’est pas un chemin d’asphalte long et droit. C’est un sentier, un sentier parsemé d’embuche, de tournant et parfois même de bêtes féroces… et on ne peut pas s’en sauver, malheureusement. Enfin. Quelques personnes évitaient les bêtes féroces, celle qui font faire des cauchemars. Pas moi.

Alors j’avais eu des centaines de question qui avaient tourné dans ma tête, sans savoir où commencer… et c’est peut-être pour cette raison que je commençai avec le plus compliqué. Il me répondit alors tout simplement qu’il n’avait pas de raison de pas l’être. Heureux, je veux dire. Et c’était comme ça aussi la vie. On n’a pas de raison de pas être heureux… ça ne veut pas nécessairement dire qu’on l’est. Il m’avait souris, calmement et avait haussé les épaules, comme si c’était tout banale. Comme si au font ce qu’il disait ce n’était pas si grave.

- Est-ce que tu es bien traitée ici ?

Je haussai un sourcil et le regardai, un sourire amusé sur le visage. Il semblait vraiment inquiet. Est-ce que j’étais bien traité ici? Bien sûr que je l’étais. J’avais choisi d’être ici. J’étais ici pour veillé sur Jayden parce qu’il allait toujours se mettre le nez n’importe où, sans toujours penser aux conséquences.

- Bien sûr, que je le suis. C’est mon choix d’être ici, tu sais. Quand je suis sorti de l’école de protection rapprochée, j’ai d’abord travaillé pour la maison bleue. Là je te dis que oui, j’étais assez maltraité, m’enfin, les politiciens quoi… Ensuite ça a été au privé, pour des gosses de riche impossible et finalement je me suis retrouvé ici. Et c’est ici que je me sens le mieux.

Je ne savais pas pourquoi j’avais ressenti le besoin de lui raconter tout cela. Peut-être parce que je voulais le rassurer, peut-être que je voulais lui dire ‘’T’as vue, je me suis pas mal débrouiller, finalement, non?’’. Enfin… quelque chose comme ça.

Finalement je m’éclaircis la gorge et repris mon sérieux, en le regardant. J’ai dit que ça me faisais plaisir de le voir?

- Tu sais… ça pas été facile quand t’es partie de l’orphelinat. Enfin, je comprends… Moi aussi je suis partie dès que j’ai eu l’âge de le faire. Qu’est-ce que tu as fait en sortant de là? Pas un boulot normal, visiblement…

Terminais-je, un sourire en coin. J’étais vraiment curieuse. Je voulais qu’il me raconte sa vie de long en large, qu’il me dise comment il s’était retrouvé ici, pourquoi, avec qui… Je n’en avais pas terminé avec lui!






MERCI ♥

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