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 Just show me how [Shinji & AeRan]

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Yoon Ae Ran
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Lun 20 Juil - 10:11


Just show me how
Endo Shinji & Yoon Ae Ran


C’était bien connu que je voulais être la meilleure. La meilleure partout, dans tout ce que je fais. Sans exception. Et même si peu de personne le savent vraiment, ça m’arrive de me sentir comme si je n’accomplissais rien. Comme si je n’étais pas assez douée, comme si je n’étais pas assez performante, pas assez tout. Que je suis bonne à rien. Je suis généralement assez confiante, je n’ai pas honte de le dire. Je reconnais les talents que j’ai et je ne le cache pas. Mais malheureusement, comme la plupart des créatures de cette terre, je ne suis qu’humaine et j’ai des faiblesses. Des moments où j’ai l’impression que tout ce que je fais est inutile et ne mène à rien.

Et c’est là que Shinji apparaît. En fait c’est Eri, qui est apparu en premier. Elle qui est si parfaite. Elle qui se bat si bien et qui sait tellement comment on fait tout.

Elle qui est meilleure que moi. Et moi et ma jalouse qui en avons fait un cas. Je ne pouvais plus supporter de les entendre. Je ne l’ai pas dit. Je ne l’ai pas montrée. Mais ô combien de fois est-ce que j’ai voulu leur dire à tous de se la fermer. Qu’elle n’est pas si exceptionnelle. Que je sais que je peux faire mieux. Mais ce n’est pas mon boulot, de m’exprimer…

Au fond ce n’est pas si mal que je sois jalouse. Ça me permet de pousser mes limites. Ça me permet de vouloir être encore meilleure. Et c’est que Shinji apparaît. Endo Shinji. C’est son frère. Et si Eri est douée, il est deux fois meilleur. Enfin c’est ce qu’on dit. Et j’avais besoin – et j’entends bien viscéralement besoin – d’être deux fois meilleure qu’elle… Je ne pouvais pas me permettre de perdre ma place et je devais prendre les mesures nécessaires pour que ça n’arrive pas et c’est pour cette raison que j’ai tracké Shinji. Pour apprendre. Même si je l’admets, j’ai dû marcher sur mon orgueil pour lui demander de l’aide… Je déteste paraître vulnérable. Vraiment. Mais c’est plus important d’être meilleure qu’orgueilleuse, n’est-ce pas?

Ça faisait déjà 2 mois que je m’entraînais avec lui. Sans relâche. Et je n’abandonnais pas. Et je ne rechignais pas. Et comme j’en ai l’habitude, je faisais ce qu’on me demandait. Mais aujourd’hui rien n’allait. J’avais passé la journée à m’entraîner, encore et encore mais je ne progressais pas, je n’avançais pas dans mon apprentissage et ça me tuait.

Il était 11h du soir et je sortais de la douche du gym, après avoir finalement conclu que ce n’était probablement pas moi le problème. Je m’habillai, avec simplement un t-shirt blanc et des jeans noir, avec un sweat shirt par-dessus, noir aussi et je pris mon sac d’entraînement avant de sortir et de prendre un taxi pour me rendre directement chez Shinji. Je l’ai dit. Ma conclusion était que ce n’était pas moi, le problème.

C’est pour cette raison que j’entrai sans cogner chez lui, en trombe, furieuse.

- Il y a quelque chose qui cloche. Je ne progresse pas, Shinji, il n’y a rien qui marche. Tu as fait quelque chose qui n’est pas correct. Tu as forcément oublié de me dire quelque chose ou de me montrer quelque chose, mais rien de ce que tu me dis ne fonctionne!

Je soupirai et laissai tomber mon sac d’entraînement par terre, avant d’enlever ma capuche que j’avais mis sur ma tête pour empêcher la pluie de mouiller mes cheveux que je venais de laver. Je levai mes bras pour les laisser retomber de chaque côté de mon corps, mollement, pour démontrer mon désespoir. En attendant qu’il réagisse.


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Dernière édition par Yoon Ae Ran le Mar 4 Aoû - 22:29, édité 1 fois
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Endo Shinji
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Lun 20 Juil - 10:26

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



On oublie souvent que la base d’une infiltration, c’est justement de se fondre dans la masse. A mon arrivée, tout n’étais pas gagné pour autant : Autre langue, autre culture et surtout, aucun contact sur place. Pourquoi ma sœur n’avait-elle pas trahis le clan en plein Japon plutôt que de le faire dans le pays du Kimchi ? Le problème que j’avais eu rapidement, fut, quand je constat que la retrouver me prendrai du temps, de trouver une couverture, un métier pour m’insérer dans la société. Malheureusement quand la seule chose que l’on vous a appris est le meurtre, il ne vous reste plus beaucoup de solutions, surtout quand une autre mafia dirige la ville : Enseigner. Tout d’abord, trouver une clientèle mais surtout, ne pas trop faire parler de moi. Dans le milieu, on disait que j’avais fait partit des forces spéciales américaines ou même de la légion étrangère française mais au final, personne ne connaissait ni mon nom ni mon passé. C’était dans ce cadre que j’avais fait la connaissance de Ae Ran, une jeune garde du corps des Golden Dragons, qui, semblait vouloir progresser, recherchant selon elle à perfectionner son entrainement.

Physiquement, elle était sublime, il n’y avait rien à dire. Au niveau musculature et art du combat, c’était perfectible mais plutôt bon pour quelqu’un qui n’avait pas passé sa vie avec un sabre entre les mains. Cela dit, si à mes yeux, elle était faible, c’était tout simplement à cause de son manque d’émotion. On ne peut pas faire la guerre sans idéaux, on ne pas effectuer une mission sans loyauté, sans croire à ce que l’on fait, en se persuadant que peu importe ce que l’on fait, c’est pour le bien de la famille. Toutes les valeurs d’obéissances, de respect et de force, ‘avaient été inculqués dès le plus jeune âge et il était certain que tant que cette fille ne s’ouvrirait pas davantage, elle ne pourrait pas progresser… Je lui disais sans cesse et à chaque fois, elle refusait d’écouter. Ainsi, pour lui montrer que j’avais raison, nos entrainements se terminaient toujours de la même façon : Je lui mettais une raclée lors d’un ultime combat avant de lui rappeler qu’elle avait encore beaucoup à apprendre.

L’entrainement de l’après-midi avec elle s’était soldé de la même façon et je me retrouvais à nouveau dans cet immense loft à la décoration impersonnelle, assis, seul, un verre de whisky à la main alors que je regardais des photos de soirées à la mode, essayant d’y trouver ma sœur… Rien, elle ne semblait pas profiter de sa liberté pour sortir… C’est alors que dans un fracas monstre, j’entendis ma porte d’entrée s’ouvrir. En moins de deux secondes, je saisissais le Katana qui se trouvait derrière les coussins et le tendit lors que je distinguai seulement une jeune fille blonde, me fixant tandis que je m’imaginais déjà me retrouver face à l’armada des Golden Dragons. Je pousse alors un soupir tandis qu’elle commence déjà à râler, me disant que quelque chose n’allait pas, que sa progression était inexistante alors qu’elle concluait que c’était de ma faute et que j’avais oublié quelque chose. Je la fixe et prend un air assez froid.

« Comment as-tu obtenu mon adresse ? Et la politesse voudrait que tu me salue en premier lieu et que tu retires tes chaussures. »

Puis, je posais mon verre de Whisky sur la table, me levant, la fixant tandis que je prennais la carafe du même alcool pour me resservir.

« Tu manques de conviction, d’un idéal, de motivation… Quand je te vois… Je ne vois qu’un petit soldat obéissant. Ce qu’il te faut c’est un but, un intérêt… Tu es plus fermée qu’une huitre et plus froide qu’un glaçon. On ne peut pas tuer quelqu’un de sang-froid si l’on pense comme toi. Si je suis immensément plus fort que toi c’est parce que je suis prêt à tout. Tu retiens tes coups… Au fond de toi, tu as peur du monde qui t’entoure et c’est ta plus grande faiblesse. Tant que tu ne comprends pas que tu dois explorer les abimes de ton esprit, tu resteras pour toujours un oisillon. Et tu te feras tuer bêtement par quelqu’un qui lui, croit en ce qu’il fait. »

Je portais le whisky à mes lèvres, ce monologue m’avait donné soif. Je n’étais pas un type très causant mais pour expliquer ce genre de choses, disant que j’arrivais à faire des efforts. Je la fixai alors et termina.

« Je t’offre un verre Calimero ? »

Référence à l’oisillon et au fait qu’elle se plaint toujours… C’était à peu près affectueux si l’on pense comme moi. Au moins, sa venue avait réussit à me faire oublier mon ennui, ce n’était pas si mal…


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Lun 20 Juil - 11:01


Just show me how
Endo Shinji & Yoon Ae Ran


Évidemment que c’était ça, sa première question. ‘’Comment j’avais obtenu son adresse’’. D’accord, j’avais demandé son aide parce que j’en avais visiblement de besoin. Mais je n’étais pas amateur pour autant. Bien qu’à ses yeux, je n’avais pas encore prouvé grand-chose… un petit rire désespéré s’échappa de ma bouche alors que je l’écoutais tout simplement dire ce qui était typiquement lui de dire.

- Qui a dit que j’étais poli…

Marmonnais-je. J’étais généralement très discipliné. On m’avait élevé ainsi, à l’orphelinat. Et puis après à la formation, c’était aussi strict qu’à l’armé. Je me plaignais rarement à l’habitude. Et je ne faisais pas l’enfant. Mais il était si… si frustrant. C’est avec la tronche d’une adolescente insatisfaite que j’enlevai mes chaussures, en soupirant.

-  Tu manques de conviction, d’un idéal, de motivation… Quand je te vois… Je ne vois qu’un petit soldat obéissant. Ce qu’il te faut c’est un but, un intérêt… Tu es plus fermée qu’une huitre et plus froide qu’un glaçon. On ne peut pas tuer quelqu’un de sang-froid si l’on pense comme toi. Si je suis immensément plus fort que toi c’est parce que je suis prêt à tout. Tu retiens tes coups… Au fond de toi, tu as peur du monde qui t’entoure et c’est ta plus grande faiblesse. Tant que tu ne comprends pas que tu dois explorer les abimes de ton esprit, tu resteras pour toujours un oisillon. Et tu te feras tuer bêtement par quelqu’un qui lui, croit en ce qu’il fait.

Alors je soupirai encore plus fort parce que je l’avais déjà entendu des centaines et des centaines de fois, ce discoure. Mais la vérité était que je n’avais jamais songé à tuer quelqu’un, à la base. Moi mon boulot c’était de protéger. D’être un gilet par balle. Pas le fusil. Je n’avais jamais vue les choses comme ça, pas jusqu’à maintenant. Je n’ai pas peur de faire mal, ou de mettre quelqu’un K.O mais je n’avais jamais tué quelqu’un encore. Dieu ce que j’avais été naïve. Je détestais ce sentiment. Celui de savoir que j’aurais du y penser. Mais ce n’était pas vrai que je n’avais pas de sentiment, c’était faut. Je me battais parce que j’étais loyale envers Jayden. Je me battais parce que je voulais garder ma place auprès de lui. Je me battais pour le protéger. C’est dans mon instinct de protéger. Je le fais depuis l’orphelinat, j’étais la plus vieille. C’est quelque chose que j’aime faire et que je veux continuer de faire et si je suis venu le voir, Shinji, c’est pour apprendre à être encore meilleure. Sauf que j’ai réalisé que j’ai de la difficulté à accepter ses critiques. J’ai de la difficulté à lui dire qu’il a raison. On n’a pas besoin de sentiment pour se battre, sinon on frappe un mur. L’impulsivité c’est la mort. C’est toujours le contrôle qui gagne. C’est ce qu’on m’a appris, c’est ce qui est ancré en moi et je sais très bien que je ne saurai pas m’en défaire. Et j’allais échouée. Et tout ça n’aura servi à rien.

Mais depuis quand est-ce que je pensais comme ça?? Cette fille m’avait sapé le moral. Elle m’avait dérègler et même un peu brisé et il était hors de question que je la laisse gagner!! Ou peut-être était-ce Shinji et ses convictions que je ne comprenais pas… Ou un peu des deux. Ils étaient frère et sœur après tout.

Il m’offrit un verre et je secouai la tête.

- Je ne bois pas.

Dis-je avant de m’assoir près de lui.

- Shinji, ce que tu me dis ne fais pas de sens. Si tu te bas en colère, tu perd automatiquement. Si tu perds ton sang-froid, c’est perdu d’avance. Tu as tort. C’est le contrôle qui domine. Quand tu sais exactement ce que tu vas faire pour sauver ta peau alors que l’autre n’en a aucune idée parce qu’il est si aveuglé par la colère qu’il frappe dans le vide. Je le sais. Je l’ai vue. Je l’ai expérimenté. Je sais que tu crois dur comme fer que je suis une novice mais crois-le ou non je suis dans le domaine depuis longtemps. Je ne te comprends pas.

Je m’étais calmée. J’essayais de lui expliquer mon point de vue. De lui faire comprendre ma façon de voir les choses pour qu’il puisse mieux m’expliquer la sienne. Je n’étais pas complètement fermé. J’avais soif d’apprendre tout ce qu’il avait à m’apprendre… seulement ce n’était pas si facile de se débarrasser d’une habitude qui est si profondément marqué au fer rouge en soi. Et il ne semblait pas le voir. À quel point je croyais dur comme fer à mes convictions…

- Je dis juste que tu me l’as déjà dit, tout ça mais ça ne me mène pas plus loin…

Lui dis-je, avant de soupirer. Encore une fois.


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Lun 20 Juil - 11:34

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



D’un certain point de vue, cette fille me rappelait Eri, dans le sens ou jamais elle n’acceptait d’avoir tort ni d’obéir sans raison. Pourtant, si ma sœur n’avait jamais atteint mon niveau c’était surtout à cause de son manque de discipline, ce qui semblait aussi être le cas de cette fille bien que ce soit différent car si Eri avait besoin d’être raisonnée parfois, Ae ran elle, avait besoin d’être bousculée un peu. Je la fixais donc, tandis qu’elle dégoulinait sur mon parquet… Qu’elle enlève son sweat également la prochaine fois, que je n’ai pas à rappeler la femme de ménage pour revernir le sol. A mes différentes remarqua, elle ria, comme gênée et ne sachant pas quoi répondre bien qu’elle se fit mutine, me demandant qui avait dit qu’elle était poli. Je pousse un soupir et la fixe.

« Pas moi en tout cas… »


Puis elle commença à me réciter son éternel refrain alors que je poussai un nouveau soupir. On n’avait eu cette discussion une bonne dizaine de fois et elle ne voulait rien savoir. A nouveau, une fois mon monologue terminé, j’espère la voir prendre conscience de ses faiblesse mais que nenni. Mademoiselle ne dit rien, elle semblait réfléchir, c’était déjà pas trop mal, ça lui évitait de dire des bêtises comme à l’accoutumée. Je lui propose donc un verre, la blonde me murmure qu’elle ne boit pas… Bon… Alors là, je vais devoir faire quelque chose. Faisant comme si je n’avais rien entendu, je prends un second verre et attrape quelques glaçons avant d’y ajouter du Whisky et de lui tendre.

« Et bien ce soir, tu vas prendre un verre. Ton entrainement commence là ! Si tu veux comprendre tu dois d’abord essayer… Alors tu prends… Et tu bois… Sinon, la porte c’est là-bas au fond. »

Qu’elle parte si elle ne m’obéissait pas, cela me ferait gagner du temps et me laisserait surement le temps de chercher à nouveau sur deux autres sites si je pouvais retrouver une trace de ma sœur. Elle était en Corée, à Séoul, je le savais, j’avais tout vérifié… Mais ou pouvait-elle bien se cacher ? Je la fixe s’assoir près de moi, c’est vrai qu’elle est jolie et sa ressemblance avec ma sœur m’agace autant qu’elle me donne envie de connaitre cette Ae Ran. Pourtant, pour la première fois, la jeune femme se lance dans un monologue pas trop stupide alors qu’elle tente de m’expliquer son point de vue. Sa vision était celle de beaucoup de personnes, la colère amenait la défaite, l’absence de réflexion et l’impulsivité ne pouvaient permettre de vaincre. Elle disait le savoir, l’avoir vécu, l’avoir expérimenté, elle se dit alors loin d’être une novice, qu’elle a de la bouteille comme on dit, ajoutant qu’elle ne me comprend pas. Je sors alors mon Katana et le lui tend.

« Ce katana c’est celui de mon père, de mon grand-père et de mes ancêtres depuis des centaines d’années. Il représente la passion, la longévité, la force, la victoire. Je me bats pour toutes ces valeurs, elles sont essentielles et je pense que tu es très loyale dans ton travail, mais il te manque la conviction. Te dire que ce que tu fais est essentiel, que tu es importante, que sans toi, ton client ne peut être protégé. Voilà pour la première partie. »

Je porte mon verre à mes lèvres, range mon arme et murmure.

« Tu ne m’a jamais battu… pourtant, je suis constamment en colère. Contre moi-même, contre les autres et pourtant, m’as-tu vu fauter une seule fois ? La laisser éclater de manière brute est néfaste, comme tu l’as dit, il nous fait oublier nos principes et est dangereux. Par contre, la colère contenue en soit est essentiel car dès l’instant où tu dois agir et réagir, tu peux avoir besoin de toute cette colère l’espace de quelques secondes, pour surprendre, reprendre le dessus ou bien même porter le coup fatal. Il te faut jouer avec la colère et la discipline, jouer avec tous ces sentiments que tu peux déchainer le moment voulut. Toi, tu n’as rien, pas de colère, pas d’envie, rien… Alors tu te bats comme un robot, sans surprise, sans rien. Tu n’as personne pour qui te battre, aucun bon souvenir auquel te raccrocher… Tu n’as pas besoin de me le dire, je le vois à la façon dont tu donnes des coups. »

Je souris et mon sourire froid disparait alors que ma voix se fait légèrement tremblante l’espace d’un instant.

« J’ai une sœur, un prodige des arts martiaux, malheureusement, elle manque de discipline. Vous êtes l’opposé. Elle, elle laisse trop parler ses sentiments, toi, pas assez. Voilà pourquoi, ni toi, ni elle ne pourrez jamais me battre si vous ne changez pas, si vous n’apprenez pas. »

Puis je me fais à nouveau plus froid dans mon regard et dans ma façon de parler.

« Retire ton sweat, c’est du cuir... Tu vas abimer mon canapé… Et au fait ce whisky ? C’est bon ?»

Tout à coup, en parlant d’alcool, une idée me vient et je la fixe, me demandant si je peux agir ainsi ou bien si cette expérience pourrait s’avérer fructueuse.

« Si finalement tu entends raison, je suis prêt à débuter ce nouvel entrainement dès ce soir… Mais dans ce cas… Tu vas devoir oublier tous tes préjugés et… Finir ton verre… »

Je ne savais pas vraiment comment j’allais emmener les choses. Chez nous, les drogues étaient utilisées lors de notre adolescence pour augmenter notre capacité à ressentir… ici, ça allait être compliqué et à part en passant par quelque verre, je ne voyais pas vraiment comment l’aider à s’éveiller… Enfin bon, j'aimai les défis !


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Lun 20 Juil - 16:47


Just show me how
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Je regardai le verre qu’il m’avait tendu et regardai la porte ensuite. Qu’est-ce que je préférais? En temps normal, la porte, à tous les coups. Mais ce soir, ce n’était pas en temps normal. J’avais réalisé avec le temps qu’avec Shinji j’étais différente. Probablement parce que je perdais toute ma crédibilité… J’étais habituée d’être celle qui est silencieuse, qui ne dit pas un mot et malheureusement comme il le disait si bien, un bon petit soldat. Je fais peur à certain et moins à d’autre mais j’avais bien bâtit ma réputation… Avec Shinji je redevenais l’enfant de 13 ans que j’étais lorsque j’avais été à mon premier cours d’arts martiaux. Frustré parce que je n’arrivais à rien et têtue sans raison. Irréfléchis. Je me détestais, comme ça. Je sortais complètement de ma zone de confort et je n’aimais pas cette sensation. Celle de perdre le contrôle et de laisser Shinji conduire, pour un moment. Mais je n’avais pas le choix et je le réalisais très bien.

Sauf que je trouvais déjà que je n’avais pas assez mon mot à dire. Je trouvais déjà que j’étais vulnérable. Je me voyais difficilement boire ce verre, qu’il me tendait. Ce n’est pas que je n’aimais pas le goût mais bien que je détestais les effets. Ce n’était pas non plus comme si je n’avais jamais bu de ma vie, mais disons que c’était très restreint. Je travaillais tout le temps et sinon je m’entraînais. Et je dormais, les quelques heures que je pouvais dormir. Que j’en étais capable. Alors non, je ne buvais presque jamais. Un verre de vin une fois de temps en temps, quand l’insomnie me frappe et que je sais que j’ai besoin d’un relaxant musculaire, mais rien de plus…

Que de dilemme, ce simple verre, non? Je soupirai donc et pris le verre dans mes mains avant de tremper légèrement mes lèvres dans le liquide ambre, tout en l’écoutant parler. Je lui avais fait part de mon point de vue, de ma manière de voir les choses et j’attendais qu’il me dise en quoi je n’avais pas raison.

Je pris le Katana qu’il me tendait et admirai l’arme, dans ma main. Elle était magnifique. Plus je l’écoutais parler et plus je me rendais compte que je n’avais peut-être pas si confiance en moi que cela, finalement. C’était pour cette raison que j’étais ici, après tout. Parce que je n’avais pas assez confiance pour croire à 200% que peu importe ce qu’Eri ferait, elle ne prendrait pas la place que j’avais auprès de Jayden. Et je devrais avoir confiance… Plus je passais du temps à m’entraîner avec Shinji et plus mon estime de moi en prenait un coup. Plus je me trouvais misérable. Je n’étais pas du genre à m’apitoyer sur mon sort mais il avait le don de faire ressortir tous mes défauts…

Puis plus je l’écoutais plus j’avais de la misère à comprendre comment on pouvait contrôler ses sentiments tout en les laissant exploser. Je ne comprenais pas comment on jouait avec les sentiments… je m’étais forcé toute ma vie à ne pas le faire. C’était dangereux de le faire. Dangereux de se faire mal. Mais il avait raison. J’étais un robot, j’étais prévisible. Je serrai les poings, frustrée de le réaliser et serrai aussi les dents, en essayant de ne pas trop le laisser paraître. Je n’étais pas fâché parce qu’il me le reprochait. J’étais fâché parce qu’il avait raison. Encore une fois.

Et alors il se mit à parler de sa sœur. Sa voix changea, soudainement et quelque part en moi une pointe de culpabilité s’éveilla. Ça faisait deux mois que je m’entraînais avec lui, que je passais tous mes temps libre avec lui et même si la plupart du temps il m’agaçait avec toutes ses remarques, j’avais appris à le prendre un peu comme un ami. À lui faire confiance. Il n’était pas beaucoup plus vieux que moi après tout et même si nous étions très sérieux la plupart du temps, nous avions ri quand même un tout petit peu. Il parlait d’elle et je pouvais bien voir que juste la mentionner lui faisait quelque chose… Mais je ne pouvais pas lui dire que je la connaissais… Que c’était uniquement à cause d’elle que j’étais ici. Et un peu grâce à elle, dans un sens. Au fond, moi et elle on se serait complété, en arts martiaux. Et quelque part en moi, j’étais satisfaite de l’entendre dire qu’elle n’était pas parfaite. Qu’elle non plus, elle n’était pas arrivée à le battre. Je me sentis un peu coupable de le penser. Peut-être juste parce que son frère était en face de moi et m’aidait. Enfin… Je ne sais pas.

Soudainement il redevint froid et me fixait en me disant d’enlever mon sweat shirt et je l’écoutais. Je le comprenais quand même un peu là-dessus. J’étais pareille, à la maison. Normalement j’y aurais probablement pensée. Mais j’étais préoccupée, aujourd’hui. Très préoccupée. Il me demanda aussi à propos du whisky et je trempais à nouveau mes lèvres dans mon verre, prenant une plus grosse gorgée cette fois, assez grosse pour qu’elle me gratte la gorge et je forçai mon visage à rester de marbre. Je hochai la tête tranquillement, pour lui dire que oui, c’était bon. Mais je mentais. Ce n’étais pas buvable, ce truc…

Puis il me mentionna un nouvel entraînement et que ça requérait que je termine cette abominable chose qu’était le whisky. Je le regardai, incertaine, puis fixai mon verre.

- Écoute… Je sais que tu as probablement raison. Il m’en reste beaucoup à apprendre et j’en suis consciente et je suis prête à le faire, tu sais. Je suis prête à m’embarquer dans peu importe ce que je dois faire pour me rendre là où je veux me rendre. J’ai une motivation tu sais. Je dois être la meilleure, Shinji. Et je vais réussir. Je ne commence pas quelque chose sans le terminer, peu importe le temps que ça prendra. C’est une promesse que je te fais. Prend le comme tu veux. Ce n’est qu’une parole après tout et on sait tous les deux que pour bien des gens, une parole ce n’est rien. Et puis, je sais bien que si je continue ou non, si je te le promets ou non, tu n’en as pas grand-chose à faire. Mais c’est pour moi que je le dis. Et pour t’avertir que tu n’en as pas terminé avec moi. Je serai là tant et aussi longtemps que je dois l’être, jusqu’au jour où je vais finalement te vaincre. Et je vais y arriver… Je te fais confiance. Ne me laisse pas tomber.

C’était la première fois que je disais à voix haute que je lui faisais confiance mais comme on dit, j’y allais all in. J’allais faire ce qu’il faut et il fallait que je lui fasse confiance, pour continuer. Alors je callai le reste de mon verre et le fit glisser sur la table vers lui, en le regardant, aussi sérieuse qu’on pouvait l’être.

- Alors maintenant, je fais quoi?

Ce n’était pas moi qu’il allait voir abandonner de sitôt.



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Lun 20 Juil - 17:45

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



Ma famille n’avait cessé de m’apprendre le meilleur de notre culture, de la notre, de celles de nos voisins. Ainsi, après le Kendo, l’Aido, le Karaté, j’avais appris le Wushu, le Kung Fu et tout un tas d’autres formes d’arts martiaux chinois. Malheureusement pour moi, il n’y avait jamais rien eu de coréen, mon père les jugeait inoffensifs. Ainsi, en arrivant ici, je n’avais même pas eu la possibilité de me dire maitre en quoi que ce soit de locale, j’avais été obligé d’enseigner le self défense, parce que c’était la forme la plus douce de combat que je connaissais. Ainsi j’avais rencontré la jeune femme qui me faisait face actuellement et qui, malgré sa volonté de ne pas boire, se retrouva dans l’obligation de prendre un verre de Whisky. Il est vrai que j’aurai pu commencer par un alcool un peu moins tourbé mais je préférai lui faire découvrir d’autres saveurs, d’autres parfums, d’autant qu’il s’agissait d’un Nikka, 21 ans d’âge, cuvée spéciale Black. Pendant des années, le whisky japonais a été raillé avant que l’année dernière, on ne le consacre comme meilleur whisky au monde. J’aime mon pays, ses traditions, ses parfums et lorsque je bois une gorgée, je revois les fleurs de cerisiers, l’odeur du tofu que l’on fait griller, les Okonomiyaki que je dévorais à Hiroshima, le malte d’une Asahi pas fraiche acheté au convini et que l’on buvait en cachette avec Eri entre deux escaliers, le gout d’une Kirin Edition spéciale… En réalité, boire mon verre de whisky chaque soir me rappelait d’où je venais, il me rappelait Eri et tous ces moments que l’on avait passé ensemble, à toutes ces confidences, ces punitions, ces fois ou je la défendais comme la prunelle de mes yeux. Pourtant, ce temps n’existait plus et j’étais désormais un étranger, tentant de faire comprendre à une garde du corps qu’elle faisait fausse route… Pitoyable…

La jeune fille tente alors de m’expliquer son point de vue. Elle me fait penser à tous ces gamins qui sortent du karaté ou bien du centre d’entrainement de la police, qui pensent qui les sentiments doivent disparaitre, que pour devenir une machine de guerre, il faut ne plus penser. Conneries… Les sentiments doivent être utilisés à bon escient. S’en priver c’est enlever de son jeu la surprise et la spontanéité. Bien évidemment, ce n’est pas en s’entrainant quatre heures par semaines que l’on peut comprendre cela. La base des arts martiaux, notre héritage venu des samouraïs, c’est d’entrainer l’enfant dès qu’il est en âge de marcher, d’abord par des jeux puis par de véritables entrainements. Vous comprenez pourquoi malgré ses mots, je ne pouvais pas la prendre au sérieux, nous ne venions pas de la même caste et pourtant, chose impossible au Japon, elle me tutoyait, me considérant comme son égale. C’était à la fois dérangeant et agréable et pourtant, je me montrai toujours aussi froid avec elle, lui tendant le Katana familial, lui montrant combien l’héritage était important. Elle sembla fascinée par l’arme, comme je l’avais été la première fois… Eri également. Il était le symbole de mon rang d’héritier.

Je lui expliquai alors comment je la voyais, qu’à mes yeux, elle n’était qu’un robot dont le moindre geste était analysable, que je pouvais deviner ce qu’elle allait faire plusieurs secondes avant qu’elle ne réalise son mouvement. C’était pour cela qu’en combat, je la ridiculisais. Je connaissais son art, sa technique et savait forcement comment lui répondre. Elle agissait dans une situation comme son maitre lui avait appris, sans fantaisie ni rien, sans surprise. C’était presque trop facile. Je la fixe et la remarque serrer les poings. Pour une fois, elle semble enfin comprendre, enfin assimiler son manque. C’est alors que je lui parle de ma sœur, de Eri, perdant mon ton froid et moqueur, j’essaye de lui expliquer que l’on ne peut pas devenir un grand guerrier si l’on ne sait pas maitriser discipline et spontanéité. Elle semble surprise, comme-ci l’exemple d’Eri lui parlait. Je n’en faisais pas état, considérant qu’il s’agissait probablement de solidarité féminine. Sincèrement, si j’avais su qu’elle connaissait Eri, je l’aurai probablement torturé jusqu’à obtenir des réponses mais à cet instant, elle n’était qu’une étudiante en arts martiaux qui me connaissait de réputation.

Je lui fis alors signe de retirer son sweat, jugeant que ce n’était pas bon pour le canapé en cuir blanc qui trônait dans le salon et qu’un architecte d’intérieur avait décidé de placer ici sans que cela ne me fasse réagir. J’enchainais sur le whisky, lui demandant son avis alors que pour la pemière fois, je me fis une remarque qui n’avait rien de celle d’un expert en arts martiaux. Le fait qu’elle avait des formes fortement agréables et loin des planches à pains que je ne cessais de rencontrer mais peu importe. A ma grande surprise, elle but son verre, ou tout du moins une partie et commença un long monologue évoquant sa motivation, me disant que j’avais raison, se disant prête à me suivre, qu’elle allait réussir et que peu importe ce que je pensais, elle me le promettait. C’était étrange qu’elle me pense à ce point éloigné de sa progression. Non, je ne m’en fichais pas, mon honneur me l’interdisait. Je ne voulais qu’on dise qu’une fille formée par Shinji Endo était une lavette. Elle semblait motivée et c’est tout ce que j’attendais d’elle. J’émis alors un sourire quand elle dit qu’un jour elle serait capable de me vaincre. Elle termina en disant qu’elle me faisait confiance et que surtout, je ne la laisse pas tomber. Je la fixe à nouveau et sourit.

« Tu as tort, je ne m’en fiche pas, si j’ai pris de mon temps pour t’enseigner ce que je sais, ce n’est pas pour te laisser repartir avec un niveau aussi pitoyable… J’aime savoir qu’enfin tu as un objectif et je souhaite qu’un jour tu puisses me vaincre même si je ne te ferais aucun cadeau pour y arriver. Ta détermination me prouve que j’ai eu raison de te prendre comme élève. »

Je me tais alors, tandis que je la vois finir son verre comme s’il s’agissait d’un défi. Je souris alors tandis qu’elle me demande ce qu’elle doit faire maintenant. Je me lève alors et me dirige vers mon armoire à digestif et sort une bouteille de vodka que je lui envoie pour qu’elle la rattrape.

« Maintenant ? On va passer une bonne soirée, on va picoler et on va parler de tout et de rien. Je veux que tu gardes cette soirée comme un souvenir. S’il est bon, tu pourras l’utiliser pour prolonger ton instinct de survie. S’il est mauvais, tu pourrais l’utiliser pour faire ressortir ta rage. Je sais que dans ton métier tu n’as jamais eu à tuer mais cela pourrait arriver bien plus tôt que tu ne le penses. Si ton client est menacé, tu n’auras probablement pas le choix et à cet instant tu devras le faire… Tu ne pourras pas te désister. Tuer n’est pas un acte dont l’on ressort sans séquelles, il n’y a qu’une seule façon de le vivre, c’est de se dire qu’on l’a fait pour protéger son clan, pour protéger celui qu’on aime, celui qui nous donne une raison de vivre. »

Je lui donne un autre verre et remplis le mien avec un peu de vodka puis trinque avec elle avant de me l’enfiler cul sec.

« Prends le temps de vivre un peu… C’est le meilleur conseil que je puisse te donner. »

Je lui souris pour la première fois et m’étire longuement sur le divan.

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Lun 20 Juil - 18:43


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J’avais enlevée mon sweat shirt et je remarquai en me trouvant tout à fait stupide que mon t-shirt en dessous était blanc et que j’avais eu la mauvaise idée de mettre des sous-vêtements noirs. Maintenant je ne faisais qu’espérer qu’il ne le remarque pas trop… Ouais c’est ça. Mon T-shirt était humide et me collait à la peau. Stupide, moi… Tellement stupide.

Je fus par contre honnêtement assez surprise lorsqu’il dit qu’il ne s’en fichait pas. Il avait toujours l’air si froid, si distant. Mais je le comprenais aussi. C’était une histoire de fierté. Si j’échouais alors je n’allais être qu’un échec cuisant autant pour lui que pour moi. Mais surtout pour lui car je n’aurai été qu’une déception… Et pour une raison bizarre, je n’avais pas envie de le décevoir. Je cherchais son approbation, tout en restant têtue. Trop têtue.

Mais je savais déjà qu’il n’allait pas me faire de cadeau. Seigneur il allait tout faire pour me rendre la tâche la plus difficile qu’il le pouvait, j’en étais persuadé jusque dans mes tripes que ça allait être tout sauf facile. Mais je l’ai déjà dit. Il n’allait pas me voir abandonner. Même si je dois m’effondrer de fatigue… Il n’a pas terminé avec moi. Pas avant que je ne le mette à terre.

Après avoir fini mon verre de whisky, je le regardai se lever pour aller chercher une bouteille de vodka qu’il me lança et que j’attrapai habilement. Je le regardai, surprise. Une belle soirée? Mais je dois apprendre, de quoi parle-t-il? J’étais confuse, je ne comprenais pas mais je ne le laissai pas voir mon incompréhension. Je n’étais pas douée pour picoler. Je n’étais pas douée pour parler de tout et de rien. Je ne disais généralement rien du tout, lorsque les autres semblaient prendre plaisir à se raconter leur vie. Moi je gardais tout pour moi et c’était bien comme ça.

Je ne comprenais pas très bien comment j’allais pouvoir utiliser un souvenir. Cette notion m’était inconnue, je dois l’admettre. Pourtant plus il parlait et plus ça faisait du sens. Enfin, pour ceux qui savait comment faire.

Et je réalisai encore une autre chose. Évidemment, j’allais tuer pour Jayden, sans aucun doute j’allais le faire. Parce qu’il est mon client mais aussi parce que je l’ai déjà dit, je suis aussi loyale qu’un golden retriever. Et quelque part je tiens à lui et à le protéger. Mais je n’ai pas de clan. Je respecte les Golden Dragons parce que Jayden en fait partit, mais dans l’ensemble, ils ne veulent pas dire grand-chose pour moi. Il n’y a personne que j’aime vraiment. Et il n’y a personne qui me donne vraiment une raison de vivre et ça a toujours été ainsi. Parce que j’ai toujours refusé de m’attacher à quelqu’un. Parce que j’ai toujours refusé de prendre le risque de me faire trahir ou qu’on me fasse mal. Et encore une fois il me disait d’aller contre tout ce à quoi je croyais. Il me demandait de ressentir tout ce que j’avais refusé de ressentir pendant vraiment longtemps. Et ça me faisait peur. Mais je refusais de vraiment l’admettre.

Il nous servit un verre et trinqua, avant de boire cul sec. Et je le suivis. Prends le temps de vivre un peu, qu’il avait dit. Je n’avais jamais pris le temps. Je n’avais pas le temps de prendre le temps, ni le luxe, de prendre le temps… Mais j’allais faire un effort. Pour la première fois il me sourit et je remarquai qu’en fait, il était plus beau, lorsqu’il souriait. Ça lui allait bien. Il devait sourire plus souvent, me surprenais-je à penser. Il s’étira sur le divan et je le regardai faire alors que je pris de moi-même la bouteille de vodka et bu directement à au goulot et cette fois je me permis de grimacer. Je lui passais la bouteille et il me la repassait et nous buvions et plus l’alcool faisait sa place dans mon sang, plus je me sentais légère et relaxé. Et honnêtement bien. J’essayais de laisser tomber les barrières et étonnement, je n’avais pas grands efforts à faire, l’alcool faisait tout le travail pour moi.

J’étais assise par terre, le dos accoté contre le sofa sur lequel il était allongé et la bouteille de vodka était déjà à moitié vide. Peut-être un peu plus. Tout semblait plus drôle. La vie semblait déjà plus belle. Non pas plus belle. Moins importante, disons.

- Je suis orpheline tu sais.

Je ne savais aucunement pourquoi je lui avais dit ça. C’était sorti tout seul. Je ne l’avais jamais vraiment dit à personne. Je ne parlais généralement jamais de moi mais là, j’avais l’impression que je ne pouvais plus m’arrêter de parler. Les mots sortaient de ma bouche sans que je ne leur demande…

- Le plus étrange c’est que je ne me souviens de rien d’avant mes 9 ans. Et je suis entré à l’orphelinat quand j’en avais 8. Les sœurs disaient que c’était parce que Dieu ne voulait pas que je ne me souvienne.

J’éclatai alors de rire.

- Dieu.

Et je ris encore plus fort.

- Quel Dieu? Même elles n’y croient pas. Les sœurs je veux dire. Je me rappelle les avoir clairement entendu dire que ça devait vraiment être horrible, ce que j’ai vécu pour que mon cerveau le bloc. Mais moi je m’en fou. Je n’ai pas envie de m’en souvenir. Ça ne sert à rien. Je suis qui je suis et c’est tout ce qui compte, nah?

Je pris une gorgé de vodka et me retournai vers lui, les jambes croisé et je tournai la tête sur le côté en l’observant, un léger sourire sur mon visage que je n’arrivais pas à enlever de là.

- Personne ne m’a jamais adopté à l’orphelinat. Ils m’ont toujours laissé derrière. Mais je ne crois pas que c’est parce que je n’étais pas jolie…Si? Tu crois que je suis belle?

Lui demandais-je avec toujours ce sourire en coin que je ne comprenais pas, mais qui je savais, ne partirait pas si tôt. J’accoté mes coudes sur le bord du sofa et accoté mon visage sur mes mains en coupe alors que je l’observais mon visage assez près du sien. Je me mise à passer mon doigt délicatement sur son visage, suivant ses traits pour finir par caresser ses lèvres, du bout du doigt.

- Tu devrais sourire plus souvent tu sais. Ça te va bien.

Je ne sais pas comment mais une de mes mains se retrouvait dans ses cheveux, j’étais dans la lune et je lui caressais doucement les cheveux. Ce que j’étais bizarre. Je détestais le contact physique, d’habitude. Alors pourquoi est-ce qu’en ce moment il n’y a rien que je voulais plus au monde?

Je pris la bouteille de vodka et en prit une autre gorgé.

- C'est stupide de dire que je n'ai jamais embrassé personne? Je n'ai jamais recherché le contact physique. J'étais si persuadé que je n'en avais pas de besoin mais je...

Je le regardai, sans rien dire et d'un coup et je ne sais pour quelle raison, ces mots sortirent de ma bouche. Ô alcool, qu'as-tu fais de moi?

- Tu voudrais m’embrasser, dit?




AVENGEDINCHAINS

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Mar 21 Juil - 5:45

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



Trop préoccupé par son apprentissage, je ne remarquai pas, du moins pour l’instant que son tee-shirt blanc trempée faisait transparence avec son soutient gorge qu’elle avait l’excellente idée de choisir noir. A croire qu’elle l’avait fait exprès, ou bien tout simplement parce qu’elle ne savait pas qu’elle pouvait plaire ? Je l’ignorai et pourtant, je ne me rinçais pas l’œil, du moins, pas maintenant, pas à jeun. J’aurais pris cela comme un manque de respect, l’alcool m’aiderait surement à être un peu moins coincé par la suite. Notre discussion semblait avancer pour une fois et il semblerait qu’elle commence peu à peu à comprendre qu’un cœur sans vie ne peut protéger quelqu’un. Malheureusement, je ne lui avais pas dit les effets secondaires que cela pouvait apporter car si je recherchais ma sœur depuis huit mois maintenant, c’était tout simplement parce que j’avais failli lorsqu’elle avait été à portée de ma lame. Ainsi, les sentiments pouvaient aussi vous empêcher de donner la mort si vous ne savez pas les doser, ce qui s’était passé ce soir-là, pour la toute première fois de ma vie.

Elle sembla alors surprise que je m’intéresse à elle et à son évolution, cela sembla la renforcer dans sa volonté et ça ne pouvait être que positif. Je validais d’ailleurs son but, lui promettant de ne jamais faiblir, de lui donner l’honneur, si un jour elle réussit, de me battre à 100% de mes capacités. Une fois cette promesse annoncée, son apprentissage de la vie commençait. Elle se disait prête à tout et qu’elle ne partirait pas comme ça. Son premier travail fut de finir son verre et de ce que je pus voir, ce n’était pas vraiment un alcool qui lui plaisait vraiment. Je me dirigeai alors vers le meuble et lui envoya une bouteille de vodka qu’elle attrapa habilement tandis que je lui annonçais le programme : passer une bonne soirée à boire et à parler. Comme elle ne semblait habitué ni à l’un ni à l’autre, on allait faire une pierre deux coups. Elle sembla réfléchir sur la notion de sentiment, sur le besoin de protéger, de servir, de croire en ce que l’on fait tandis que je la sortais de sa torpeur, lui disant de prendre le temps de vivre tout en nous servant à chacun un verre que nous bûmes tout deux cul sec pour lancer les hostilités. Je lui souris et à cet instant, j’eu l’impression que son cœur de pierre venait de se craqueler légèrement, comme si son masque qu’elle portait depuis petite semblait lui aussi se fissurer. Je ne savais pas que j’avais un tel pouvoir à vrais dire… Je m’étire alors sur le divan alors qu’elle attrape la bouteille, me surprenant agréablement en buvant à même la bouteille. Elle grimaça tout d’abord puis l’on commença à se passer la bouteille chacun notre tour. Si en Corée cela ne gênait pas, au Japon, on appelait ça un baiser indirect… Comme quoi, à force de ne jamais se toucher, on en devenait un peu fou. Les japonais n’étaient pas tactiles pour un sous, moi, je m’y étais habitué à cause de Eri et donc, ne me formalisait pas de boire au goulot après elle.

Assise par terre, de peur peut être d’abimer mon divan, je sens que son visage a changé, il n’est plus aussi dut qu’à l’accoutumé. Nous buvions depuis déjà pas mal de temps alors qu’elle se lança enfin. A vrais dire, on n’avait pas échangé un mot depuis tout à l’heure alors qu’elle m’annonça qu’elle était orpheline. Je préférai ne rien répondre, sachant très bien qu’elle allait développée. L’alcool faisait sauter les barrières et allait peut être lui permettre, pour la première fois, de décharger son fardeau, voire de me donner la réponse à son attitude et à son blocage. Elle évoqua alors un traumatisme, le même que celui d’Eri, toutes ces ressemblances étaient bizarres quand on sait ce que je ressens pour ma sœur et le manque que je vis de ne plus l’avoir à mes côtés. Elle parla alors de l’orphelinat tandis que je hochais la tête alors qu’elle me donnait l’excuse des sœurs. Dieu l’avait voulu. A ma sœur, on lui avait dit que c’était parce que ce n’avait rien d’important et que c’était donc ainsi el cas pour beaucoup de monde. A ma grande surprise, elle remit en cause l’excuse des sœurs. Est-ce qu’un jour Eri pourrait en faire de même elle aussi ? Le plus tard possible… Je la fixe alors.

« Oui c’est tout ce qui compte et pour ton… oublie… Il y a probablement eu un choc post traumatique ou un violent accident qui expliquerait ton arrivée à l’orphelinat ? Après tu as raison de ne pas vouloir te souvenir, le passé est dangereux quand il est fragile. Il peut nous détruire si on essaye de s’y replonger trop intensément. Si l’on a oublié alors laissons-le de côté… Ce que l’on pourrait apprendre pourrait remettre en cause entièrement tout ce auquel on croit. »

C’était probablement le cas pour Eri, je ne savais rien de son arrivée, juste qu’elle n’était pas née ici et qu’elle était arrivée subitement en étant enfant. Je ne savais rien d’autre mais assez pour douter de notre lien frère et sœur. Pourtant depuis ce temps, je ne voulais pas le remettre en question, tout simplement parce que c’était plus facile ainsi, qu’elle soit ma sœur. Alors, c’est devenu une vérité qu’aujourd’hui je refuse d’analyser de nouveau. Elle boit à nouveau, me sortant de ma réflexion alors qu’elle me fixe, souriant, me disant que personne ne l’avait adopté, qu’elle était toujours restée derrière. Cela pouvait expliquer pourquoi elle n’arrivait pas à croire en l’espèce humaine si jamais personne ne lui avait accordé de l’intérêt. Je méditais là-dessus quand elle conclut que ce devait probablement être parce qu’elle n’était pas assez jolie. Elle alla même jusqu’à me demander si je la trouvais belle. J’étais gêné, cela ne lui ressemblait pas… Et… Je n’étais pas homme à savoir parler aux femmes.

« Je comprends alors pourquoi tu as du mal à t’attacher et à faire confiance mais… Je doute que c’était parce que tu n’étais pas jolie, c’était peut-être tout simplement ton destin. »

Puis, je me rappelai de sa question et cette fois, je fus beaucoup plus hésitant.

« Tu devrais faire plus d’efforts au niveau vestimentaire, t’habiller un peu plus comme une femme mais oui tu as du potentiel pour être très jolie, enfin, encore plus que maintenant. Enfin tu es jolie, je ne dis pas le contraire, mais je pense que tu peux l’être encore plus ! »

Comme vous le voyez, j’avais du mal à m’exprimer alors que je lui sourit finalement et hoche la tête pour lui faire un « oui » d’un mouvement comme pour lui signifier qu’un geste valait mieux qu’un long discours. Soudainement, elle se rapprocha, comme si mon sourire la rassurait tandis que je frissonnai au contact de ses doigts sur mon visage, caressant mes lèvres tout en m’avouant que sourire m’allait bien et que je devrai le faire plus souvent. Ne sachant pas quoi répondre, je me renferme dans ma bulle et murmure simplement.

« J’y penserai alors. »


C’est alors que sa main se retrouva dans mes cheveux, elle qui était si froide et si lointaine, changeait complétement et de faisait davantage tactile, comme Eri en avait l’habitude. Tout contre moi, elle prit la bouteille de Vodka et m’avoua ce qu’elle ressentait, ce qu’elle avait toujours cru, comme si elle comprenait que les choses contre lesquelles elle se protégeait étaient tout simplement essentielles à la vie. Elle me fixe et me demande si je trouve cela stupide qu’elle n’est jamais embrassé personne, je réfléchis un instant. J’ai pas mal embrassé de femmes pour des missions ou l’on me demandait d’endormir la méfiance de ma proie ou de séduire mais à part quelques caresses et autre, je n’étais jamais allé plus loin contrairement à ma sœur qui n’avait eu aucun mal à traverser cette étape. Elle me dit alors n’avoir recherché le contact physique, qu’elle n’en avait pas besoin… Du moins, c’est ce qu’elle pensait alors qu’elle hésita, elle me fixa et… Quoi ???? Elle me demanda de l’embrasser ? Je ne savais pas comment réagir. Un refus l’installerait dans la méfiance, dans le refus de faire confiance, de ne pas croire en l’espace humaine. Alors je souris.

« Je vais même faire mieux. »

Je lui tendais la main pour qu’elle me rejoigne dans le canapé et la serrait fort dans mes bras pour qu’elle puisse ressentir cette chaleur d’être protégée par quelqu’un avant que mes lèvres ne viennent à la rencontre des siennes. Un baiser très chaste, sans la langue, simplement nos lèvres se frôlant. Je ne voulais pas lui donner autre chose que ce qu’elle demandait et je la voyais mal me rouler un méga patin alors qu’elle avait passé la matinée à râler. Ainsi, caressant ses cheveux à mon tour, la gardant contre moi, je baisse les yeux un instant et là… je me rends compte… De cette fameuse transparence dont j’aurais dû m’apercevoir bien avant. De ce teeshirt trempée, de cette dentelle de couleur noire ultra sexy et qui pourtant, ne lui ressemble pas tant elle s’habille et agit comme un garçon manqué. A cette vue, je suis troublé, ne sachant pas quoi faire, préférant l’éloigner doucement de moi pour reprendre la bouteille et boire une gorgée un peu plus longue que les autres.

« Tu vois ? Ce n’est pas si mal hein ? D’être protégée comme ça… C'est ma sœur qui me l'a appris... »

Pourquoi je lui dis ça moi ? Ça devait être un voyage d’initiation pour elle, ça commence à le devenir aussi pour moi. A vrais dire, je ne pensais pas que son problème venait d’un manque d’affection flagrant et d’un refus de laisser qui que ce soit la connaitre et la découvrir… Finalement, c’était vraiment triste… Mes parents n’étaient pas des modèles dans ce domaine mais Eri elle, m’avait donné tout cela et désormais, je me rendais compte que sans elle, je serai comme Ae Ran, un robot sans âme qui pourtant, recherche au plus profond de ses tripes, un peu de tendresse.

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Mar 21 Juil - 6:53


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J’étais officiellement beaucoup trop bavarde. J’en étais pleinement consciente mais je ne pouvais tout simplement pas m’arrêter, peu importe le nombre de bêtises qui semblaient sortir de ma bouche. Je ne parlais jamais autant. Jamais. Encore moins de moi. J’étais meilleure pour écouter… Mais l’alcool semblait faire ressortir un côté de moi que je pensais inexistant. Un côté bavard et agaçant. Mais je n’avais pas nécessairement envie d’arrêter de parler, ou de faire des bêtises. J’avais l’impression de ne plus en avoir autant sur les épaules. J’avais l’impression que je pouvais tout faire avec nonchalance et tout prendre avec nonchalance. Puis de toute manière, demain est un autre jour n’est-ce pas? Il m’avait dit de prendre le temps de vivre et je le prenais. Peut-être que je me ridiculisais. Peut-être. Mais je verrai à ça demain. Pas maintenant.

Je lui avais de l’orphelinat. C’était la première fois que j’en parlais depuis bien longtemps. Je ne crois pas en avoir déjà vraiment parlé, d’ailleurs. Le déroulement de la soirée était des plus étranges, il fallait le dire. Je me serais attendu à tout sauf à ça. Il me fixa alors, après que j’ai parlé du fais que je m’en foutais de ne pas me souvenir. Même si quelque part, c’était faut. J’étais juste devenue beaucoup trop bonne à jouer au je-m’en-foutisme. J’aurais probablement voulu savoir pourquoi je n’ai pas parlé pendant un an, alors que j’étais à l’orphelinat. Savoir ce qui est arrivé à mes parents. Un accident? Ce sont-ils fait tuer? Ou alors m’ont-ils tout bonnement abandonné… sans scrupule parce que pour eux je n’étais qu’un fardeau dont ils ne voulaient pas s’encombrer… Je ne le saurai probablement jamais, n’est-ce pas?

Je l’écoutai me parler. Un choc post-traumatique. Oui probablement. Et il énumérait exactement les raisons pour lesquelles je ne voulais pas me rappeler non plus. La prudence battait la curiosité, dans ce cas-ci. Pour ce qui était de remettre en cause tout ce auquel je croyais, il faisait déjà très bien ce boulot, je dois dire! Depuis que je me tenais avec lui mes croyances semblaient tenir qu’à un fil…

Puis grâce à l’alcool j’étais devenu un tantinet plus audacieuse. Je lui avais demandé s’il me trouvait belle. Et de le voir répondre si maladroitement m’arrachai un sourire. Et mon sourire se transforma en petit rire alors qu’il parlait de destin. Il n’y avait pas de plan pour moi. Ça je le savais. Je ne faisais qu’essayer de garder ma tête hors de l’eau, rien d’autre. Ce n’était pas le destin qui m’avait mené là où j’étais. C’était rien que moi. Et le refus des autres…

- J’ai du mal à y croire. Au destin je veux dire. Je crois que c’est juste parce que je n’attire pas les gens. J’aimerais être chaleureuse, mais ce n’est pas ce que je dégage… Ce n’est pas grave.

Je souris et il poursuivit, en parlant de mes vêtements. Il avait raison. Je ne m’habillais pas vraiment de façon très féminine. Mais je m’entraînais tout le temps et au boulot, je n’avais pas besoin d’être féminine. En général je m’en faisais très peu de mon apparence. Mais une petite chaleur qui faisait du bien s’infiltra dans mon cœur alors qu’il poursuivait son discoure toujours aussi maladroitement, pour simplement finir avec un hochement de tête. Juste parce que ça faisait du bien à entendre et qu’apparemment, mon moi un peu pompette avait jugé que j’en avais de besoin. De l’entendre, je veux dire.

Mes mains s’étaient retrouvé à caresser son visage. Puis ses lèvres que je voulais voir sourire plus souvent. Il m’affirma qu’il allait y penser et je lui souris, tout en lui caressant doucement les cheveux. Encore une fois, sans vraiment me rendre compte de ce que je faisais. En ne sachant pas vraiment pourquoi je le faisais. Je buvais tout en lui parlant. En lui parlant du fais que je n’avais jamais recherché les contacts physique. En lui demandant de m’embrasser, comme une stupide adolescente de 15 ans qui ne connait rien à la vie. Mais ce n’était pas grave. Demain on y repensera.

Je n’avais pas vraiment vécu mon enfance. Je ne me souvenais pas d’une partie et le reste, je l’avais passé à être responsable et à m’occuper des plus jeunes. Je n’avais laissé personne s’occuper de moi. J’avais grandi trop vite. Alors peut-être que l’adolescente en moi qui n’avait pas eu le temps d’être une adolescente voulait refaire surface un moment. Stupide, non? Et pourtant, je la laissai faire…

Je fronçai les sourcils, ne comprenant pas trop alors qu’il me dit qu’il allait faire mieux. Mieux que m’embrasser. Il me tendit la main et je la pris, allant le rejoindre sur la canapé alors qu’il me serrait fort contre lui. Et moi je me calai dans ses bras, ma main qui agrippa son chandail comme on attrape une bouée de sauvetage, en serrant très fort, pas prête à relâcher. J’avais envie de pleurer. Parce que ça faisait tellement de bien, que d’être contre quelqu’un. Que de ressentir la chaleur de quelqu’un d’autre qui se mélange à la nôtre. Puis ses lèvres se posèrent délicatement sur les miennes et je fermai les yeux en savourant la proximité. C’était si doux et si agréable. Je n’étais pas habitué à la douceur. Il y avait cette partie de moi qui me disait de ne pas trop y prendre goût et cette autre partie de moi qui me disait d’en profiter à fond. Il me caressa alors les cheveux et je fermai les yeux quelques secondes.

Et lorsque j’ouvris les yeux je le vis me regarder. Pas comme d’habitude. Ce n’était pas ce regard froid et critique auquel j’étais habitué. C’était le regard d’un homme. On ne m’avait jamais regardé comme ça, pas que je ne sache, en tout cas. Il me regardait, de haut en bas, ayant visiblement remarqué la dentelle noir que j’avais si stupidement enfilé sous mon t-shirt blanc. Puis il m’éloigna doucement et pris une gorgé de vodka. Et moi je lui arrachai des mains lorsqu’il se mit à me parler de sa sœur. Brièvement. Il ne fit que mentionner que c’était elle qui lui avait appris le sentiment que je ressentais en ce moment. Celui de protection et confiance… La culpabilité allait finir par me dévorer vivante… Je préférai passer outre son commentaire et prendre encore une gorgée, avant de hocher la tête, pour lui confirmer que non, ce n’était pas si mal.

- Je te promets que je n’ai pas fait exprès de mettre un t-shirt blanc, ce matin. J’avais prévu garder le sweat shirt trempé que tu m’as fait enlever.

Dis-je un sourire en coin sur le visage. Puis je pensai à quelque chose. Quelque chose de stupide, mais qui me ressemblait bien. Je me levai du canapé et prit le sweat shirt encore trempé, avant de l’enfiler. Je pris l’élastique à cheveux que j’avais toujours au poignet et me fit une queue de cheval avant de me tenir debout, devant lui.

- C’est comme ça que les gens me voient, Shinji. Un peu dure. Un peu garçon manqué. Froide et distante. Et je ne rien contre ça. C’est un peu ça, l’image que je veux projeter.

Je pris une gorgé de vodka, une longue gorgé de vodka et déposai la bouteille avant d’enlever mon sweat shirt. Puis mes pantalons. Et mon t-shirt blanc. Il ne me restait que mes sous-vêtements et je terminai en détachant mes cheveux.

- Mais je suis un peu comme ça aussi. Je ne suis pas qu’un garçon manqué. Je ne suis pas que des sweat shirt. Je suis un peu de dentelles, aussi. Je me protège, mais je ressens aussi. Je prends bien soin de la seule partie de moi qui me rappelle que je suis une femme. Pas vraiment comme les autres, j’en conviens. Mais quand même un peu. Je prends bien soin de les choisir, pour me rappeler que je ne suis pas qu’une armure…

J’étais en sous-vêtements devant lui et je n’éprouvais aucune honte, étrangement. Je lui expliquais tout simplement comment j’étais et je n’avais pas pu trouver d’autre métaphore aussi parfaite que celle-là.




AVENGEDINCHAINS

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Mer 22 Juil - 4:37

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



Pour tout dire, je ne la pensais pas si bavarde, c’est vrai, on dit que l’alcool aide à la discussion mais là, cela en créait clairement une. Ae Ran n’était pas du genre à parler d’elle-même. Lorsque j’entrainais plusieurs personnes en même temps, elle écoutait oui mais jamais elle ne disait comprendre quelqu’un ou bien aller dans le sens d’une de ces personnes. Personnellement, je ne la trouvais en aucun cas agaçante. C’était comme-ci au final, elle se présentait enfin face à moi. Jusque-là, je ne connaissais que son nom, son prénom et son niveau en arts martiaux, rien d’autre. Aujourd’hui, je découvrais et comprenais ce qui avait fait d’elle une femme aussi froide, un véritable petit soldat incapable de ressentir la moindre émotion. Je ne pouvais pas la blâmer, on n’avait pas tous la chance de rencontrer la bonne personne au bon moment. J’avais donc découvert qu’elle venait d’un orphelinat de la ville, qu’elle ne savait rien de son passé. Elle sembla surprise et plutôt d’accord avec moi quand j’évoqua le fait qu’il fallait toujours éviter de s’intéresser aux choses que notre cerveau essayait de nous faire oublier, que c’était dangereux. Elle avait beau dire qu’elle s’en fichait, j’avais franchement du mal à la croire. On cherche tous à ouvrir la boite de Pandore. J’évoquai alors un choc post traumatique, une possibilité qu’il se soit passé quelque chose de très important, mais ce ne fut franchement pas le moment le plus surprenant de la soirée. Oui, elle avait parlée mais si je m’attendais à la sentir devenir d’un coup plus tactile, je vous aurais probablement ri au nez.

D’ailleurs, me demander si je la trouvais belle était presque illogique, en allant dans un bar, elle n’aurait eu aucun mal à trouver un homme pour la draguer et lui dire combien elle était superbe. Pourquoi à moi ? L’être si froid et si éloigné des considérations du peuple, celui qui parlait des femmes sans les connaitre vraiment et qui du coup, se retrouvait gêné à devoir lui donner une réponse à laquelle un « oui » suffisait. Elle me fit un jolie sourire, quelque chose d’étrangement envoutant tant elle semblait sentir que je ne lui mentais pas quand je disais la trouver jolie, tentant d’expliquer son refus d’adoption par un caprice du destin, essayant de lui faire penser à autre chose. Sa réponse me mit quelque peu mal à l’aise, elle disait ne pas croire à la destinée, que c’était simplement une question de feeling, de charisme et que malheureusement, elle était née pour ne pas attirer la sympathie, je poussais un soupir. La fixais et murmurait.

« En moyenne j’ai une trentaine de demande par jour pour recevoir une formation… Pourtant, toi je t’ai accepté et ce n’est pas pour tes piètres talents en arts martiaux, j’ai tout de suite ressentit quelque chose en toi, quelque chose en toi que peu de personnes possèdent. Alors ne va pas croire que tu es comme les autres, tu es unique. »

A sa demande, je continuai, évoquant sa tenue, le fait qu’elle ressemblait à un véritable garçon manqué et que par définition, elle devait avoir du mal à attirer les hommes. J’étais certain qu’habillée de manière féminine, elle ferait des ravages. Je l’avais bien vu quand Eri avait quitté son survêtement pour une robe et des talons hauts. Soudainement, ses mains s’étaient retrouvées à caresser mon visage, comme pour vérifier que j’existais réellement et n’était pas simplement un fantôme ou une voix dans sa tête. Elle glissa alors jusqu’à mes lèvres, jugeant que je devais sourire plus souvent, que ça m’allait plutôt bien avant de me demander de l’embrasser. Je fus d’abord surpris et finalement la prit d’abord dans mes bras un long moment avant de poser simplement mes lèvres contre les siennes, sans plus. J’essayais de lui donner un peu de chaleur sans toutefois chercher à profiter de la situation. Pourtant, à cet instant ou pour la première fois de la soirée, mes sens étaient en éveil, je remarquai son erreur, le fait de porter un sweat qui laisserait ce corps entièrement trempée. L’erreur de porter du blanc et surtout, de choisir des sous-vêtements noirs, qui plus est en dentelle. La surprise était grande et mon regard froid disparut d’un coup alors que je ne pourrais pas vraiment cacher que cette fois, j’étais envieux ou tout simplement curieux, mon orgueil refuse de me donner la bonne réponse. Je décidai finalement de m’éloigner, comme pour ne pas céder à la tentation, comme je l’avais toujours fait par le passé. Je but une gorgée plus longue de Vodka tandis qu’elle me fixait, j’évoquais alors avoir ressenti cette impression de protection grâce à ma sœur avant qu’elle ne change totalement de sujet, me disant à ma grande plus grande surprise qu’elle n’avait pas fait exprès d’avoir choisi un dessous noir sur un fond blanc, qu’elle ne pensait pas retirer son sweat. C’était gênant de l’entendre se justifier de la sorte car cela signifiait qu’elle avait clairement remarqué mon erreur descendant le long de son corps. Passer pour un obsédé était une véritable insulte et si elle ne me voyait pas ainsi, c’était comme cela que je le prenais.

« Je… Oui à cause de la pluie. Puis tu étais venus par hasard alors ce n’est rien, ce n’était pas voulu ! Mon regard a dévié mais je te promets que ça ne se reproduira plus. »

Maladroit et mal à l’aise, c’est comme cela que l’on pourrait me cataloguer à cet instant précis car si vous demandez à mon esprit, il vous dira qu’il a aimé ce qu’il a vu mais jamais mon cerveau n’acceptera de l’avouer. Elle se lève alors et remet son sweat, c’est peut être mieux ainsi et tant pis pour mon canapé et les odeurs d’humidité, je ferai avec. Pourtant, je ne comprends pas bien pourquoi elle ressent le besoin de s’attacher les cheveux. Je la fixe, haussant les sourcilles, e comprenant pas, ayant peur de l’avoir vexé ou d’être passé pour un pervers. Elle se tenait alors debout face à moi, me disant que c’était ainsi que les gens la voyaient, moi y compris. Elle avait conscience de passer pour un garçon manqué, renvoyant une image de froideur qu’elle cultivait volontairement. Je hochais donc la tête, pour lui signifier qu'elle avait totalement raison avant de la voir prendre une nouvelle gorge pour finalement enlever à nouveau son sweat qui rendait encore plus transparent son tee-shirt qu’elle….

Quoi ??? Qu’elle enleva ainsi que son jean, se retrouvant vêtue de sa lingerie fine en dentelle. Ainsi, si mon esprit refusait de le voir, je ne pouvais détacher mon regard de son corps si svelte, de ses formes si parfaites… De la cambrure de ses reins à la douceur de sa peau blanche, je ne ratais rien du spectacle, cherchant toutefois à comprendre comment on en était arrivé là. Elle me fixait, sexy à souhait ajoutant qu’elle était aussi cela, une femme qui aimait la jolie lingerie, la dentelle, qu’au travers de cette armure qu’elle s’était construite, il restait tout de même une petite place à la féminité. Je ne crois que beaucoup d’hommes aient eu le loisir d’en découvrir autant sur elle que moi en une soirée. Pourtant si de nombreux bad guys auraient sautés sur l’occasion, je me sentis encore plus gêné et prit à nouveau la bouteille de vodka comme pour me donner du courage avant de lui répondre. Ne pouvant pourtant pas détacher mon regard de ses formes que jusqu’ici, je n’avais même pas remarqué, considérant le combattant avant la personne.

« Je euh…. Suis heureux de voir… Non pas de voir ! D’entendre que tu as aussi gardé en toi et pour toi, cette part de féminité. Tu... Tu as du gout qui plus est… Non enfin, ce que je veux dire c’est que tu n’as pas à t’en faire, avec ça, tu pourras avoir tous les hommes que tu veux et jamais plus tu ne te sentiras seule enfin, rejeté… Mais euh… Rhabille-toi… C’est surement mieux… ! J’ai compris la métaphore. »

Reprenant de la vodka, j’eu l’impression que ses cheveux blonds venaient de virer au platine et que sous les dentelles apparaissait le corps d’une autre. Eri… Non... Ce n’était pas elle, je ne devais pas penser ainsi. Pourtant, plus j’essayai de ne plus y songer, plus finalement, je la déshabillai du regard, lui offrant une œillade enflammée tandis que je me rasseyais sur le canapé.

« Euh… je pense que tu devrais aussi t’habiller de manière féminine… pour le reste de tes vêtements. Je suis certain que tu seras superbe et puis… Cela évitera de mettre la puce à l’oreille de ceux qui en veulent à ton client. On sous-estime trop souvent les femmes et… leurs atouts… leurs formes… leur cambrure… Ces fesses somptueuses… Cette poitrine hmmm…. Eri… Tu devrai te rhabiller… avant que père... *

Faisant cette liste, je ne la lâchai pas du regard, montant et descendant les yeux avant de me mettre une gifle virtuelle ne me rendant pas compte que je venais de l’appeler Eri, avant de me lever pour me diriger vers l’armoire à digestifs tandis que je sortais une bouteille de Téquila.

« Je crois que la Vodka ne me réussit pas trop ! En tous les cas, t’as plus à t’en faire, tu seras plus jamais rejetée si tu suis un peu mes conseils à l’avenir ! »

Je ne regardai plus son corps mais je ne la regardai plus non plus… Comment faire dans ce cas ? Elle lui ressemble trop… Ou est-ce juste l’alcool et mon cerveau qui finalement n’en peut plus d’être si loin de ma sœur ? Peut-être… Je ne sais pas et je ne veux pas le savoir…

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Mer 22 Juil - 6:38


Just show me how
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Demain matin j’aurai probablement envie de me frapper la tête contre un mur assez de fois pour causer des pertes de mémoire à long terme. Oublier tout ce que je disais et tout ce que je faisais… Mais comme je l’avais déjà dit, demain était demain et aujourd’hui était aujourd’hui.

Et aujourd’hui, j’avais bu beaucoup d’alcool et j’avais l’impression d’être quelqu’un d’autre. Et ça faisait du bien de ne pas être moi pendant un moment. Enfin, j’étais moi. J’étais beaucoup trop moi. Mais moi-même je ne reconnaissais plus cette partie-là que j’avais enterrée très profondément dans une petite partie de mon cœur. Je n’étais pas la moi que je connaissais, voilà. J’étais celle que j’aurais peut-être dû devenir… Celle qui avait encore toute la vie à découvrir.

Nous parlions de destin. Enfin il m’en parlait. Je voyais bien qu’il essayait de me réconforter, mais j’avais du mal à accepter que les gens le fassent. Généralement, je ne faisais qu’accepter la fatalité et ça m’allait. Mais il n’avait pas l’air d’être d’accord avec ce que je disais. Alors je l’écoutais défendre son point et quelque part, j’avais l’impression qu’il ne disait ça que pour me réconforter et pourtant, le mot ‘’unique’’ m’arrachai un sourire. J’aimais bien l’idée. J’aimais bien qu’il dise qu’il avait ressenti quelque chose en moi. Moi-même je ne ressentais pas grand-chose en moi alors bon…

Pour être unique, je l’étais. Mais ce n’était pas toujours positif, que d’être unique. C’était être différent des autres. C’était de ne pas avoir de sentiment d’appartenance. C’était de ne pas trop comprendre le point de vue des gens. C’était toujours se faire mettre à part parce que les gens ont peur de la singularité. Non?

Toutes ces pensées me passèrent par la tête, mais je ne les formulai pas. Je ne fis que baisser les yeux, en acceptant ce qu’il avait eu à me dire.

Et finalement, c’était à ce moment que je commençai à me faire plus tactile. En commençant par mes doigts qui caressèrent son visage. Puis ma main dans ses cheveux. En terminant avec une étreinte et un baisé chaste. Et j’avais apprécié chaque seconde de ce moment, mais il était passé.

Ensuite, je l’avais vue me regarder. Il aurait été bien naïf de penser que je ne l’aurais pas remarqué. Alors j’avais senti le besoin de me justifier, un sourire en coin sur le visage. Ça n’avait pas été mon intention d’attiré son regard avec mes sous-vêtements noir et mon tee-shirt blanc… Ce fut par contre très drôle le voir aussi maladroit et j’éclatai de rire. ‘’Ça ne se reproduira plus’’, qu’il avait dit. Mais il avait tort. Parce que j’avais quelque chose à lui expliquer. Et bien que pendant un moment j’avais renfilé mon sweat-shirt, je l’avais enlevé la minute d’après. Mon sweat-shirt. Puis mes jeans. Puis mon tee-shirt blanc qui de toute manière, laissait déjà voir ce qu’il y avait en dessous…

Sur le moment je ne pensais pas au fait que j’étais carrément en sous-vêtement devant lui. Je ne pensais qu’à ma métaphore. Je ne pensais qu’au fait que je voulais absolument qu’il me comprenne. Et alors je vis ce regard, à nouveau. J’avais l’impression qu’il détaillait chaque centimètre de mon corps et étrangement, ça ne me mettait pas mal à l’aise. Je le voyais prendre la bouteille de vodka et je ne pu m’empêcher de sourire. Alors je lui faisais de l’effet? Je l’avais dit. Généralement j’étais très confiante. Mais pas dans ce domaine. La beauté et tout. La féminité. Je n’étais tout simplement pas bonne à être pleinement une femme.

Mais il avait l’air aussi maladroit que moi. Je l’entendais s’enfarger dans ses mots, trébucher dans ses phrases et je souris, un sourcil froncé, en le regardant… insistante.

J’avais l’impression qu’il pensait que j’avais fait ce que j’avais fait juste pour lui dire ‘’Hey mais regarde, je suis garçon manqué mais si je veux j’ai qui je veux quand je veux.’’ Mais ce n’était pas le cas. Ce n’était pas pour ça. Il m’affirma pourtant qu’il avait compris et me dit de me rhabiller parce qu’après tout, j’étais bel et bien en sous-vêtement devant lui. Mais j’avais envie de lui crier que ce n’était pas ça. Que je m’en foutais de pouvoir avoir tous les hommes que je voulais. Que ce n’était pas les hommes en particulier qui me faisait me sentir rejetée… Tout ce que j’avais voulu faire c’était lui montrer un peu qui j’étais. Mais j’avais vite compris que je n’avais pas choisi le meilleur des moyens. Enfin, je me réconfortai en me disant que ce n’était pas moi, c’était l’alcool qui avait choisis.

Son regard se faisait de plus en plus insistant et je le sentais me brûler la peau. Je ne savais pas quoi dire ou quoi faire, je restais juste là. À le regarder me regarder. Il mentionna le fais que je devrais probablement m’habillé de manière féminine. Il avait raison sur ce point. On sous-estime souvent les femmes… Mais j’avais vite oublié ça, je n’écoutais que le reste de son discoure et je me sentis rougir alors qu’il regardait chacune des parties qu’il mentionnait.

Puis un poignard. Une douche froide. Eri. Et je lâchai mon souffle que je n’avais même pas remarqué que je retenais. Je passai une main dans mes cheveux alors que je le vis se lever pour aller se chercher de la tequila. Non. La vodka ça ne lui allait et ça ne m’allait pas non plus. Je le voyais essayer de changer de sujet. Et je le voyais aussi tout faire pour ne pas me regarder et encore moins croiser mon regard.

Je me sentais horrible de lui cacher que je connaissais Eri. Je le voyais bien, qu’il luttait intérieurement à chaque fois qu’il parlait d’elle. Elle lui manquait. Mais ce qu’il avait dit… ‘’Eri… Tu devrai te rhabiller… avant que père...’’ Quelle genre de relation avait-il avec sa sœur? Je savais déjà que ce n’était pas sain. Je l’avais remarqué. Mais tout ça ne me rendait qu’encore plus confuse et l’alcool n’aidait certainement pas.

Je pris la dernière gorgée de vodka et me tournai vers lui, en m’approchant doucement, en ne faisant aucun bruit. Il était dos à moi et je n’étais qu’à quelques centimètres. Je pris son bras pour qu’il se retourne, pour le forcé à me regarder. Je lui arrachai la bouteille de tequila des mains et callai quelques bonnes gorgées, avant de grimacé. Dieu ce que c’était mauvais cette chose… Je pris alors une grande inspiration et enfonçai mon regard dans le sien.

- Je sais qu’elle est belle Eri. Et elle est douée. Seigneur, cette fille… elle est parfaite. Et j’aimerais être comme elle mais… est-ce que… est-ce qu’elle…

Mon regard avait descendu de ses yeux à ses lèvres et sans trop savoir pourquoi, mes lèvres s’étaient de nouveau trouvé sur les siennes. Et ce baiser détrônait le baiser chaste de plus tôt. J’y mettais tout, dans ce baiser. Je m’étais collé à lui, et j’avais enroulé mais bras dans son cou, alors qu’une de mes mains lui tirai légèrement les cheveux.  Ma langue caressait doucement la sienne. Doucement mais fermement. Et alors je réalisai ce que j’étais en train de faire. Alors c’est hors de souffle que je me détachai de lui, reculant de quelque pas, le regardant, sans rien dire parce que je ne savais plus quoi dire.

Je ne savais pas pourquoi je l’avais embrassé. Peut-être tout simplement parce que j’avais trop bu et que je n’avais fait que suivre mes envies. Ou peut-être que je détestais Eri et que je voulais lui enlever de la tête… enfin. Qui sait.

- Désolé je ne sais pas ce qui m’a prise je… euhm… désolé. Le moment, ou l’alcool ou enfin, je ne dis pas que ce n’était pas agréable, enfin, non mais ce que je veux dire c’est que je n’aurais pas dû… Non mais pas que je n’aurais pas dû mais que, tu sais enfin, voilà je euhm…

Et cette fois c’était moi qui étais complètement perdu dans mes mots. J’essayais de me justifier et je ne trouvais rien à dire. Finalement, j’étais aussi maladroite que lui…




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Dernière édition par Yoon Ae Ran le Mer 22 Juil - 8:56, édité 1 fois
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Mer 22 Juil - 8:37

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



A vrais dire, ma raison première à la faire boire avait été principalement de la comprendre, espérant qu’elle se livrerait comme elle le ferait actuellement, m’expliquant ses doutes, ses peurs, son passé, son histoire mais très vite, je m’étais rendu compte qu’il y avait autre chose derrière ce cœur si triste, qu’elle manquait en réalité terriblement de confiance en elle et qu’il lui fallait pour progresser, de comprendre que finalement, elle n’était pas qu’un numéro, qu’elle pouvait plaire tout aussi bien que trouver dans les yeux d’un autre, ce sentiment d’être finalement unique. Pourtant, ce n’était pas cela qui la bloquait dans sa progression, la réalité était qu’elle ressentait un besoin ou plutôt une nécessité de tendresse qu’elle avait exprimé d’une façon étrange en me demandant de l’embrasser après avoir caresser mon visage puis mes lèvres. Ne voulant pas la conduire plus bas que terre en refusant, je lui avais offert un baiser chaste comme deux enfants à l’école primaire. Pourtant, el la serrant dans mes bras, j’avais ressenti combien elle avait besoin de cette chaleur que représentait un câlin, le fait d’être protégé par quelqu’un. Tout ceci aurait pu en rester là si le temps avait été plus clément, si je n’avais pas été aussi maniaque ou si elle avait fait attention à la couleur de son soutient gorge, il n’empêche que peu importait les excuses, mon regard s’y était perdu un instant détaillant pour la première une parcelle de son corps, ayant oublié durant ces deux mois, qu’elle aussi était une femme.

Bien évidemment, elle remarqua ce regard insistant, se justifiant de ne pas avoir fait exprès, qu’elle ne pensait pas retirer son sweat ce soir, comme si elle avait fauté, comme si c’était sa faute si l’espace d’un instant, j’avais eu les yeux baladeurs. Pourtant, c’était tout à fait normal de la part d’un homme qui n’avait aucune expérience avec la gente féminine et malgré cela, je refoulais cette pensée, lui assurant que cela ne se reproduirait plus. Elle avait éclaté de rire en me voyant si maladroit, je me sentais un peu bête mais le fait de la voir être heureuse même l’espace d’un instant, me réchauffait le cœur. Elle sembla avoir compris et renfila son teeshirt, s’attachant les cheveux probablement pour m’éviter toute pensée impur. Du moins, c’est ce que je croyais alors qu’elle me disait que voilà la vision qu’elle renvoyait à tout un chacun. Pourtant en un instant, elle passa de la bête à la belle, détachant ses cheveux, retirant son sweat puis son teeshirt en terminant par son jean, se retrouvant en sous-vêtement de dentelle noire juste sous mes yeux. Certes, la métaphore était parlante et en temps normal je n’aurais vu que le message qu’elle voulait faire passer mais… Nous n’étions pas en temps normal et j’avais tout de même une belle dose d’alcool dans le sang.

Je tentais alors de la rassurer une nouvelle fois maladroitement, tentant de lui faire comprendre qu’en se féminisant un peu plus comme c’était le cas à cet instant, elle pourrait avoir qui elle voulait. Cela lui fit hausser un sourcille alors qu’elle restait là, à me fixer, dans sa tenue sexy tandis que je m’enfonçais dans mes excuses. J’avais beau lui avoir dit de se rhabiller, elle restait ainsi, à débattre avec moi alors que j’enchainais les rasades de Vodka jusqu’à commencer une phrase du même genre que celles que je sors d’habitude sur la possibilité d’utiliser son corps en mission avant de soudainement, me mettre à détailler le sien, détaillant certaines parties de son corps que je n’aurais même pas osé mentionner habituellement. Elle ne semblait pas gênée pour un sou, plutôt agréablement surprise de me faire autant d’effet mais l’alcool n’aidant pas, l’espace d’un instant ce n’était plus Ae Ran qui était face à moi et il n’y avait plus de loft, il n’y avait que ma chambre à Tokyo. Jamais ce genre de scène ne s’était passé mais j’imaginais que si c’était le cas, il aurait fallu qu’elle se rhabille de peur que notre père la découvre et la punisse. Je ne m’en rendis pas compte mais quand je mentionnai ma sœur, cela lui fit l’effet d’une bombe et elle se tut un instant me laissant le temps d’aller chercher une autre bouteille, évitant sciemment son regard et si jusque-là j’avais évoqué ma sœur, jamais je n’avais prononcé son prénom. Le fait qu’elle fasse immédiatement le lien aurait semblé louche si j’avais toute ma tête.

Ae Ran ne semblait pas d’accord avec ma remarque et me surprenant en arrivant derrière moi, me forçant à la fixer, elle m’arrache la bouteille de Tequila des mains, en buvant une bonne rasade, elle évoqua la beauté d’Eri, le fait qu’elle soit douée, sa sois disant perfection tandis qu’elle poursuivit en disant vouloir être comme elle… Je la fixe d’un cou, comme si après avoir endormis ma vigilance, je me rendais compte que quelque chose n’allait pas. A vrais dire, j’allais lui faire la remarque quand soudainement, elle posa ses lèvres sur les miennes, se collant un peu plus à moi mais ne se contenta pas seulement d’un baiser chaste étant donné qu’elle força la barrière de mes doigts pour venir caresser ma langue de la sienne, la faisant danser avec elle une danse endiablée, ses bras autour de mon cou, sa main dans mes cheveux, je pouvais sentir son corps tressaillir contre le mien alors que finalement elle se détacha, me laissant un peu perdu dans mes pensées alors que je la fixais surpris. Sa fougue avait totalement disparu et c’est maladroite quelle tenta de se justifier d’abord en disant qu’elle avait appréciée puis non puis oui en tous les cas, elle s’excusa et recula de quelque pas. Elle s’enlisait alors qu’après ce baiser, je commençais à me rappeler de ses mots concernant Eri.

« Attends tu as évoqué… »

J’avançais vers elle quand soudainement, je me pris les pieds dans le tapis qui était au sol. Manquant de tomber, je me rattrapai à quelque chose qui céda sous mon poids tandis que je me retrouvais au sol. Je mis un instant à me remettre de mes émotions avant de regarder ce que j’avais dans la main… Non !! Je lève les yeux et constate… je venais sans le vouloir de lui arracher son soutien-gorge dans ma chute. Cherchant à me relever, je glisse à nouveau sur le dos et me retrouve à la toisée, moi allongé au sol, elle debout et murmure, oubliant totalement la raison de ma chute et ce que je voulais lui demander.

« Je… Tu… Embrasses-moi… »


Je ne cherchais pas à abuser de la situation et si Eri me manquait, son coté tactile et ses sourires également. A cet instant, j’avais juste envie que quelqu’un me prenne dans ses bras. Et tout ceci venait de ressortir en cette confession… Savais-je que c’était Ae Ran ? Oui, surement… Mais peu m’importait, elle et moi on se ressemblait beaucoup trop pour ne pas se comprendre.

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Mer 22 Juil - 9:54


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Endo Shinji & Yoon Ae Ran


Shinji et moi nous nous ressemblions sur plusieurs points mais une chose était sûr, nous étions tous les deux aussi maladroits l’un que l’autre. Enfin, sur certaine chose, disons. Pas sur tout. Même dans cet état, Shinji m’aurait battu dans un duel d’arts martiaux n’importe quand. Mais on ne parlait pas d’arts martiaux en ce moment. On parlait de carrément autre chose. On parlait de délicatesse, on parlait de savoir trouver les bons mots. C’était important de trouver les bons mots…

À ce stade de la soirée je dois l’avouer j’étais plutôt saoule. Je ne buvais que très rarement… Et si on m’avait dit que la soirée allait se dérouler ainsi, j’aurais ri jusqu’à en avoir mal au ventre et j’aurais traité quiconque me l’aurait dit de complètement barge!

C’était l’idée de Shinji tout ça et au départ je ne l’avais pas compris. En quoi était-ce un entraînement? Mais je lui avais dit que j’allais tout faire et c’est ce que j’avais fait. J’avais suivis, voilà tout. Je devais admettre que plus la soirée avançait et plus je comprenais. Je l’ai dit. Je suis un peu saoule et donc ce que je dis ne fais peut-être aucun sens, mais j’avais appris à me connaître un peu plus, ce soir. J’avais appris que je n’étais pas près d’être aussi confiante que ce que je disais l’être. J’avais appris que même si toute ma vie je repoussais tout le monde, j’avais visiblement besoin qu’on prenne un peu soin de moi. J’avais appris que de se laisser aller une fois de temps en temps ça ne pouvait pas tuer. Du moins. Je crois. J’avais appris tout ça mais je n’étais pas prête à me l’avouer encore. Pas prête à le reconnaître. Pas à lui en tout cas, même s’il devait probablement l’avoir déjà remarqué. Ce n’est pas grave. Je n’aurai qu’à le nier demain matin…

Shinji était mon professeur, mon maître, ou mentor ou ce que vous voudrez. C’était mon maître Jedi à moi et en tant que jeune padawan, je me devais d’écouter ses sages paroles. Pardon pour les références de Star Wars. C’est ridicule. C’est l’alcool. Merde.

Enfin bref. Je n’avais tout simplement pas voulu le décevoir. Ah voilà. Une autre chose que j’avais apprise à propos de moi-même. Je détestais décevoir les gens. Je recherchais très souvent leur approbation. Surtout la sienne. Lui étant mon maître Jedi et tout.

Ah woopsi. Star Wars est de retour.

La vérité était que je ne savais pas ce qui m’avait pris. Je ne savais pas pourquoi la première fois je lui avais demandé de m’embrasser et je ne savais encore moins pourquoi je l’avais embrassé à nouveau cette fois. Je voyais bien qu’il était surprit. Je voyais bien qu’il n’était pas certain de comment il devait réagir. Je m’étais carrément jeté sur lui, pauvre petite sotte que j’étais. Mais j’en avais tellement eu envie. J’avais juste voulu savoir ce que ça faisait… Je voulais savoir ce qu’ils ressentaient les gens, quand ils étaient ne serait-ce qu’un peu passionnée. J’avais réussi à le ressentir, pendant quelques secondes. Puis une barrière c’était bâtit et j’avais reculé parce que le rationnel avait pris le dessus. Le très peu de rationnel qui me restait en ce moment, en tout cas.

J’avais l’impression d’être dans sa tête, tellement je voyais les milliers de pensé défiler devant ses yeux. Et une était plus présente que d’autre et lorsqu’il commença sa phrase, je savais déjà très bien ce qu’il allait dire. Eri. Comment avais-je pu être aussi idiote. Comment avais-je pu lui parler d’elle… Je n’y avais même plus pensé. Je ne voulais qu’une chose maintenant c’était effacé ce moment. Effacer le moment où son nom avait passé la barrière de mes lèvres. Je passais une assez belle soirée et ce n’était pas elle qui viendrait la gâcher…

Je me sentais coupabe de seulement penser à elle de cette manière. Parce que j’étais avec Shinji. Parce que j’appréciais Shinji. Je me sentais mal de ne pas apprécier sa sœur…

Mais bon. C’était à peine si j’avais vraiment eu le temps de penser à tout ça, vous voyez. Il avait commencé sa phrase et en voulant s’approcher vers moi, il avait trébuché. J’aurais bien essayé de l’aidé mais avant que je ne pu faire quoi que ce soit, je le sentis s’agripper à moi, enfin, c’était ce que je croyais en sentant la pression de son poids sur moi. Et puis plus de pression du tout. Juste moi qui balançait un peu dans le vide. Alors je le regardai. Puis regardai le soutiens gorge dans sa main. Puis me regardai moi. Je ne savais pas du tout quoi dire ou quoi faire. En premier je ne fis que toussotai, silencieuse en le regardant et finalement je me mise à rougir. Aussi rouge qu’un homard qu’on avait bouilli pendant des heures. Je faisais de mon mieux pour me cacher mais je n’y arrivais pas tellement et finalement, j’abandonnai. Rendu là, à quoi bon n’est-ce pas. Je gardai tout de même les bras croisé, espérant qu’on ne voit pas grand-chose…

Il essaya de se relever et malheureusement trébucha à nouveau, pour se ramasser par terre, sur le dos. Et moi je ne pu m’empêcher d’éclater d’un rire franc. Quand on y pensait, la situation était drôle. Très drôle. Quoi qu’embarrassante, autant pour lui que pour moi.

Et finalement j’arrêtai de rire en l’entendant parler. Et je dois avouer que je m’attendais à tout sauf à ça. S’il m’avait embrassé plutôt, c’était parce que je lui avais demandé. Pour ne pas me blesser en refusant. Peut-être que quand j’étais comme ça, avec de l’alcool dans le sang et peu confiante, je lui avais semblée fragile et il n’avait pas pu dire non. Ça avait été ça m’a théorie. Mais peut-être que finalement j’avais un peu tort.

Alors, je m’avançai vers lui, essayant toujours de me cacher du mieux que je pouvais en sachant très bien que ça ne marchait pas vraiment et je m’installai à califourchon sur ses jambes. Je tirai sur son débardeur pour le redresser, qu’il soit à ma hauteur.

- Tu sais bien que je suis un bon petit soldat.

Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. Juste un petit sourire sincère qui disait que bien sûr que j’allais le faire. Alors je le fis. Je l’embrassai de toutes mes forces, le serrant contre moi avec mes bras qui étaient à nouveau autour de son cou. Mes mains passaient à nouveau dans ses cheveux et je les tirai légèrement vers l’arrière, arrêtant notre baiser quelques secondes, pour le regarder. Je ne savais pas pourquoi je voulais le regarder mais je le faisais. Puis je posai mes lèvres sur sa mâchoire, avant que ma langue aille caresser le lobe de son oreille délicatement pour finalement aller embrasser son cou, puis son épaule que je mordillai légèrement. Puis je me reculai un peu. Lui sourit et posai mes lèvres contre les siennes à nouveau. Une de mes mains avait glissé sur son torse et je m’accrochai à son débardeur et finalement je décidai qu’il était de trop. Il m’avait bien arraché mon soutien-gorge, non? Alors j’agrippai le bat du dit débardeur pour le glissé au-dessus de sa tête, avant de me coller à nouveau contre lui. Ma poitrine était collé contre son torse et mon cœur battait si fort que j’avais l’impression qu’il pouvait le sentir.

Alors c’était comme ça qu’ils se sentaient les gens, quand ils étaient vraiment passionnés, n’est-ce pas? Comment ils faisaient pour gérer ça? L’urgence du sentiment et le cœur qui bat à tout rompre… Mais comment ils font!?




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Mer 22 Juil - 15:59

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



Je ne pensais pas être à même de déraper, à vrais dire, j’avais toujours eu une force hors du commun pour résister aux pièges des désirs charnels. Je me souviens encore de ce qui aurait dut être ma première fois, du pari qu’on avait fait avec Eri, elle avait trouvé un type et moi une fille et finalement, j’en avais été incapable alors qu’elle, avait vécu sa première fois. Pendant les mois et les années qui suivirent, je m’étais promis de ne rien faire, de ne pas m’offrir à quelqu’un d’autre jusqu’à ce qu’il se passe cette histoire et qu’elle disparaisse. Désormais, piégé, alcoolisé, face à une femme qui lui ressemblait drôlement, je me laissais aller à regarder, à détailler, découvrant combien la dentelle mettait en valeur le corps d’une femme. Découvrant les nombreux atouts d’Ae Ran alors que son teeshirt blanc rendait le tout transparent. Vous vous doutez donc qu’après cela, quand elle a tout enlevé pour se mettre en sous-vêtement face à moi, que mes émotions s’en sont retrouvées décuplées. Sa métaphore était parfaite mais en temps normal, jamais Ae Ran n’en n’aurait montré autant, elle sui s’enfermait à double tour pour se changer dans les vestiaires ou qui ne paraissait jamais devant quelqu’un sans tout un tas de vêtements épais. Pourtant, c’était ainsi et face à cela, je revoyais Eri avant qu’elle ne fasse finalement une erreur, qu’elle évoque ma sœur, qu’elle en parle à tel point que de comprendre que le fait qu’elle la connaisse, ne fait absolument aucun doute. Pourtant, quand j’entends ces mots, c’est comme si ma conscience se réveillait, qu’elle me disait de ne pas me laisser endormir, qu’enfin, une trace, une piste apparaissait et que je devais la suivre.

Malheureusement… J’avais bien trop but pour cela et si j’avais eu envie de la torturer pour chercher à en savoir plus, je crois que j’aurais été incapable de tenir mon sabre sans trembler… Deplus, elle se jeta littéralement sur moi, m’offrant un baiser passionné, plein de charme et de fougue tandis que le balai interminable de nos langues cherchait à me faire oublier ma blondinette préférée. A nouveau, je fus perdu, ne sachant plus quoi faire ni quoi dire. J’avais envie de profiter mais pourtant, il y avait cette piste et le fait qu’Ae Ran se recule de quelque pas me laissait à nouveau entrevoir ma mission. Ainsi, d’un pas décidé, je cherchais à lui demander plus d’explication avant de me prendre les pieds dans le tapis et de m’effondrer au sol, agrippant en chemin, le soutient gorge de la jeune femme. Me frottant la tête, mon regard croisa le sien avant de glisser un instant sur sa poitrine à présent nue, ouvrant grand les yeux sous le choc pour me rendre compte de ce que je venais de faire par accident. Malheureusement, elle avait l’œil, même saoule et lorsqu’elle remarqua, elle devint rouge pivoine, comme si elle allait bouillir sur place ou bien m’égorger. Etrangement, rien de tout cela ne se passa, elle se contenta de croiser les bras, cachant l’essentiel tout en me toisant de haut.

Je décidais alors de me relever avant de tomber une nouvelle fois, sur le dos pour le coup, la voyant davantage tandis que, oubliant un instant Eri, je me rappelais ce qui venait de se passer et lui demanda alors, sans réfléchir, de m’embrasser. Elle sembla toute aussi surprise que moi-même mais pourtant, elle s’avança vers moi, s’installant à califourchon sur moi pour me faire relever, du moins, mon buste vers elle. Elle me sourit alors, revenant sur mon expression de petit soldat, elle se disait l’être et donc évoquait son obéissance pour finalement sortir une phrase presque érotique ; Quand on sait que c’est Ae Ran qui vient de la prononcer, difficile de le croire. Pourtant, c’est elle qi se tient contre moi et qui vient poser ses lèvres sur les miennes pour un nouveau baiser passionné, comme-ci elle y mettait tout ce qu’elle avait, ses bras enserrant mon cou alors que je sentais sa poitrine s’écraser contre mon débardeur, apparemment, elle venait de perdre toute pudeur et se montrait d’ailleurs plus tactile que jamais, attrapant ma chevelure qu’elle tirait en arrière, à la recherche de ma gorge.

Son baiser terminé, elle vient jouer avec ma peau, sa langue caressant le lobe de mon oreille dans un frisson que je pus garder pour moi. Je la revoyais encore me regarde après ce baiser, j’y avais lu tellement de choses alors que désormais, je ne pouvais pas réagir à ses différentes attaques. Ses lèvres sur mon cou, ses dents sur mon épaule et enfin… Ses lèvres à nouveau pour un baiser fiévreux alors que je sentais peu à peu qu’Ae Ran semblait y prendre gout. D’ailleurs, sa main alla jusqu’à mon torse, dessinant les contours de mes pectoraux avant de finalement m’enlever mon débardeur pour se coller à moi, sa poitrine contre mon torse. Je pouvais entendre les battements de son cœur tandis que je l’embrassais à nouveau avant de nous faire rouler un instant pour me retrouver au-dessus d’elle. Je me détachai alors un instant pour l’admirer, découvrir ce sein aux contours parfait et posa mes lèvres sur celui-ci, l’embrassant, le mordillant tout en la fixant alors que mes lèvres glissaient le long de ses omoplates, de sa gorge, de ses lèvres tandis que ma main commençait à se glisser le long de ses hanches. Et puis soudainement, je la regarde mais ce n’est pas son visage mais celui d’Eri. Pour la première fois, elle ne me regarde pas en souriant, non, elle semble m’en vouloir, je ne l’ai jamais vu aussi froide et d’un coup, je me relève, me détachant d’elle. J’ai l’air perturbé, comme si je ne savais pas ce qu’il se passait.

« Je… Je ne peux pas… Pas avant de l’avoir revu… Une dernière fois…. Surtout… si jamais… Je dois en finir avec elle. »


Je me lève alors et prend la bouteille de Tequila avant de revenir vers elle pour lui offrir un baiser passionné, comme les précédents puis l’invitant à s’assoir sur le canapé.

« Mais pas question de ne pas terminer ensemble la soirée ! Tu veux que je te dise ? Cela faisait longtemps que je n’avais passé un aussi bon moment. Je te remercie Ae Ran et… Oh… Cul sec ! »

Peu importe sa tenue, je savais que je l’embrasserai à nouveau et que l’on continuerait à s’attirer mutuellement. Mais rien que l’idée d’avoir une femme en petite culotte avec moi, sur mon canapé, discutant de tout et de rien, me faisait me sentir bien, comme si pour la première fois depuis huit mois, j’étais devenu une personne normale.

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Mer 22 Juil - 21:27


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Cette soirée se passait tout autrement que ce que j’avais prévu. J’avais prévue venir ici, faire part de mes inquiétudes à Shinji. J’avais prévue qu’il me refasse le même discoure encore et encore même si je n’y comprenais rien et j’avais prévu rentrer chez moi, dans le néant totale quant à ma formation. J’aurais probablement prit un petit verre de vin, pour me relaxer, sachant que je n’allais pas être capable de dormir sans. J’aurais écouté un peu de musique, j’aurais pris ma douche et je serais allé me coucher, parce que je travaillais le lendemain…

Oh merde. Comment avais-je pu ne pas y penser!? Je travaillais tous les jours enfin, parfois – souvent – c’était le soir, aussi. Mais je travaillais tous le temps. J’espérais juste éviter le mal de tête atroce et tout ce que je savais à propos des lendemains de veilles et des gueules de bois. Je ne pouvais pas me permettre d’être autre chose qu’à 100% là. Autant physiquement que mentalement… J’allais le regretter, ça c’était déjà certain. J’allais regretter un tas de choses, je le savais bien.

J’allais regretter ma façon de me comporter, en ce moment. J’allais regretter le fais que j’avais beaucoup trop parlée de moi. Personne n’avait besoin d’en savoir autant sur ma vie… J’allais regretter mon manque de pudeur flagrant et j’allais regretter d’avoir autant montrer à quel point j’étais en manque d’affection.

Les baisers échangés… J’allais les regretter aussi. J’allais regretter d’avoir aimé chaque sensation qu’ils m’avaient procurée.

Comme celui-ci. Celui dont je profitais de chaque caresse et de chaque frisson. J’allais aussi regretter d’en avoir profité. Je savais déjà que j’allais me sentir coupable d’y prendre goût. J’allais me sentir coupable parce que toutes les barrières en ce moment précis, elles étaient tombées.

Je ne sais pas pour quelle raison je m’étais retrouvé à califourchon sur lui, à moitié nue. Ni pour qu’elle raison j’avais tellement envie de l’embrasser. Et je le faisais, passionnément et fougueusement en ne pensant plus à rien. Je laissais complètement aller tous les élans de mon corps et je suivais ses moindres envies. Il m’avait surprise quand il m’avait demandé de l’embrasser, mais je l’avais fait sans hésiter une seule seconde.

Je laissais mon corps me guider sans avoir à ne penser à rien. Je l’avais embrassé dans le cou, j’avais mordillé son épaule un peu et j’avais retrouvé ses lèvres après avoir  retiré son débardeur et m’être collé contre lui, la chaleur de sa peau contre la mienne… Il nous fit rouler, se retrouvant au-dessus de moi, il me regardait et je réalisai que je ne me lasserai jamais de ce regard. Ça aussi j’allais regretter de l’avoir pensé…

Il posa ses lèvres sur mon sein et je sentis mon corps au complet frissonner. Un soupire s’échappa de ma bouche, sans que je ne puisse le retenir. Il me fixait et ça me fit frissonner encore plus. Ses lèvres montaient le long de mon omoplate, puis de ma gorge et je fermai les yeux pour savourer chaque baiser. Puis nos lèvres se retrouvèrent et je passai ma main dans son dos musclé, tranquillement, du bout des doigts. Puis il se recula et je vis ses yeux changer du tout au tout et je fronçai les sourcils. Avais-je fais quelque chose qui ne fallait pas? Il avait l’air perdu, il avait l’air complètement ailleurs. Il se relevait et moi je m’assise alors que je l’écoutais parler de ce qui ne faisait absolument aucun sens pour moi.

Il disait qu’il ne pouvait pas. Il disait que pas avant de l’avoir revu une dernière fois. Surtout… si jamais… Je dois en finir avec elle. Au fond je savais probablement de qui il parlait. Ma garde s’était remonté d’un coup, je ne l’entendais plus que dire la fin de sa phrase. S’il doit en finir avec elle. Et là je ne comprenais plus rien. Je savais qu’il était obsédé par sa sœur. Je l’avais bien vue. Mais ce qu’il me disait à l’instant, ça ne faisait plus de sens et je le blâmai sur l’alcool qui m’empêchait de réfléchir correctement.

Le baiser qu’il posa à nouveau sur mes lèvres me sortit de mes pensées. Je me laissai faire, mais j’étais encore perturbé. Je ne savais pas quoi pensé et je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Il m’invita à m’asseoir sur le canapé et je le fis, oubliant que j’étais à moitié nue, n’y pensant plus.

Je souris alors qu’il disait qu’il était hors de question de ne pas terminer la soirée ensemble. Mon sourire s’élargit lorsqu’il dit que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas passé un aussi bon moment. Il me remercia et cria cul sec, alors qu’il se prit de la tequila. C’était moi qui le remerciais… Mais je ne fis que garder mon sourire en le regardant  et en ne disant rien.

Je pris alors aussi de la tequila. Cul sec.

- Endo Shinji. Alors tu sais aussi comment t’amuser, hm?

Dis-je, éclatant de rire. Je n’aurais jamais pensé le voir autrement que comme il était toujours lors des entraînements. Glaciale. Comme moi. Pratique et pragmatique. Je m’approchai de lui et déposai un léger baisé sur sa joue.

On parlait de tout et de rien. Et on buvait. Et on riait. Du moins moi, je riais.

- Tu sais, la dernière fois que j’ai ris c’était… c’était…

Je ne m’en souvenais même plus, c’était ridicule.

- Je ne m’en souviens plus.

Je soupirai et je m’allongeai de façon à avoir ma tête sur ses genoux. Je plongeai mes yeux dans les siens, souriant.

- C’est pathétique, n’est-ce pas? Tu réalises que je me sens presque coupable, de m’amuser? Je fuis les sentiments parce que j’ai trop peur qu’ils ne me fassent mal et finalement, je ne vie pas vraiment.

Un rire désespéré passa la barrière de mes lèvres. Je me dévoilais beaucoup trop à lui.

Ça aussi, j’allais le regretter. C’est probablement ce que j’allais regretter le plus.





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Jeu 23 Juil - 9:08

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"


Si mon père était là, il me tuerait très probablement pour ainsi perdre mon temps bien qu’il verrait dans cette soirée, un moyen pour moi de devenir plus fort encore, pour ne pas céder au corps d’une femme si jamais, lors d’une mission, l’occasion se présentait. Malheureusement, c’était plutôt l’inverse et les femmes de la famille avaient plus de chance d’avoir à séduire un riche PDG que l’inverse. La nature était ainsi et mon géniteur aimait à philosopher en disant que pour le plaisir charnel, les femmes avaient besoin d’une raison, les hommes, juste d’un endroit. Pourtant, ce soir, rien ne me prédestinait à devoir réfléchir et à tenter de me limiter. La personne que je recevais était Ae Ran qu’on aurait pu affectueusement surnommer la coincée de service… Oui… On aurait pu… Sauf qu’à cet instant… à califourchon sur moi, elle semblait plus être devenue une tigresse que le petit chiot que j’avais recueilli en début de soirée. Son cœur, musclé mais pas trop était parfait et je connais de nombreux amis qui n’aurait pas hésité à conclure. Oui, j’avais eu cette idée là aussi à un moment, pourtant, avais-je le droit ? N’étais-ce pas profiter d’elle ? Non… je ne pense pas étant donné que nous étions dans le même état l’un que l’autre. Je cessais alors de réfléchir tandis que ses lèvres se posaient sur les miennes. Je lui avais enseigné d’une certaine manière la chasteté, elle me démontrait dans celui-ci toute la fougue en elle, tout ce besoin de vivre, de montrer qui elle était et d’être désirée.

Oui, elle voulait être désirée, cela ne faisait aucun doute tant elle semblait chercher l’approbation dans chacun de mes regards. Elle ne s’arrêta pas là, sa poitrine collée contre mon torse qu’elle ne mit pas longtemps à mettre à nue lui aussi. Je soupirai alors de sentir ses lèvres dans mon cou, sur mon épaule, retrouvant mes lèvres alors que je bouillonnais d’envie, surpris de voir ce qu’une débutante était capable de faire. Dans le feu de l’action, comme pour lui montrer que moi aussi, j’en étais capable, je nous fit rouler pour me retrouver au-dessus d’elle, la détaillant enfin, sans qu’elle ne cache plus rien, mon regard était de braise et lui montrait clairement toutes les envies qu’elle me donnait. Sur l’instant, elle soupira mais qu’en serait-il demain ? Si elle se rappelait à son réveil du contact de mes lèvres sur son sein, des baisers, des coups de langue et de dents contre l’extrémité de ceux-ci. Frissonnante, je laissais mes lèvres glisser, parcourant son buste, son cou, ses omoplates puis ses clavicules, terminant dans sa nuque pour retrouver une dernière fois ses lèvres. C’est à ce moment-là, que j’eu cette vision, j’allais la frustrer sans le vouloir, parce qu’au fond de moi, j’avais toujours été partagé, parce que ce que je n’osais pas faire, disant vouloir Eri, était devenue bien plus qu’une simple pensée mais une sorte d’obligation, à mes yeux, je lui devais cela avant de la retrouver, avant d’en finir avec elle. Etre respectueux de mes promesses jusqu’à la fin.

Sa main passait dans mon dos, je la repoussais doucement, elle n’imaginait bien combien ça me gênait de faire cela alors que tout allait si bien jusqu’ici. J’aurais pu tout oublier et commencer quelque chose avec Ae Ran mais non… Je ne pouvais pas… C’était trop compliqué alors doucement, j’essaye de lui expliquer tandis que je me relevais et qu’elle me fixait, à demie nue, tentant de comprendre ce qui me poussait à briser un instant aussi agréable. Pourtant, bien incapable de lui demandé de partir, je l’embrassais à nouveau avant de m’assoir sur le canapé, torse nu. Il faisait bon chez moi, ni elle ni moi n’aurions à souffrir de la fraicheur. Je lui propose alors ou plutôt, lui fait signe de me rejoindre sur le canapé, ce qu’elle fait, elle ne semble pas trop m’en vouloir, comme si au fond d’elle, la belle considérait que c’était assez de découverte pour cette seule soirée. Je lui dis alors vouloir terminer la soirée avec elle, ajoutant que cela faisait longtemps que je n’avais pas passé un aussi bon moment. Sept mois pour être exact et encore, probablement plus… Pourtant, à ma grande surprise, elle sourit, je lui annonçai qu’il était à nouveau temps de boire et m’enquilla mon verre cul sec, tout comme elle. Elle me dit alors que je savais comment m’amuser, je souris.

« Oh mais c’est toi qui a été la plus surprenante ! Tu reviens quand tu veux Rani-chan ! »


Nouveau sourire alors qu’Ae Ran déposa alors un doux baiser sur ma joue, souriante, riant à chacune de mes plaisanterie alors qu’elle fit un constat relativement sévère. Quand quelqu’un vous demande « sais-tu depuis combien de temps… » Vous pouvez vous douter que cela date. Pourtant quand je hoche les épaules, elle m’avoue ne même plus savoir tant cela semble remonter à loin. Je trouve cela triste en réalité, d’avoir besoin d’alcool pour vivre, pour être nous-même, pour nous amuser. Doucement, elle posa sa tête sur mes genoux, s’allongeant sur le canapé alors que j’avais parfois du mal à la regarder dans les yeux tant mon regard aimait à sceller dans mon esprit cette image d’un corps parfait qui désormais ne semble plus la gêner autant qu’avant. Pourtant, elle reprendre trouvant la situation pathétique, qu’elle se sente coupable de s’amuser à ce point, qu’elle ne cesse de fuir toute forme de sentiment sans jamais réellement prendre le temps de vivre.

« Non… C’est pas pathétique, c’est juste triste et ce soir tu viens de découvrir que tu pouvais vivre autrement… Que tu avais aussi le droit au bonheur… Ah et au moins, tu sais désormais que tu me fait de l’effet ! »

Je souris et éclate de rire avec elle, je me sentais bien et le baiser que je déposa sur son front sembla parfaitement naturel alors que du bout des ongles, je traçais des arabesques imaginaires sur son buste, tout en discutant avec elle, habituellement, j’aurais été gêné mais là non et peu importe si j’étais dans son cou, son nombril ou son sein, c’était pour moi un moyen de lui offrir finalement un doux massage, un petit souvenir de douceur… Alors que je réfléchissais à voix haute.

« Tu m’en veux ? Pour… Avoir tout arrêté tout à l’heure ? Moi aussi… J’ai parfois du mal à vivre et surtout… à m’imaginer un futur…. »

Un futur sans elle… Sans Eri… Pourquoi devais-je tuer la seule personne qui avait été douce et gentille avec moi ? Certes, je découvrais Ae Ran mais, je ne pouvais pas oublier… Pas avant d’avoir résolu ce problème.  

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Jeu 23 Juil - 18:57


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Endo Shinji & Yoon Ae Ran


Je profitais de l’intimité que je partageais avec Shinji, même si je ne devrais pas. Prendre goût à quelque chose, c’était avoir des attentes par la suite. Et je n’avais pas d’attentes. Je ne m’attendais à rien des gens, je ne m’attendais à rien du monde en général. Je n’allais certainement pas commencer aujourd’hui. Ce n’était visiblement pas quelque chose qui allait se reproduire. J’allais probablement continuer mon entraînement ensuite et me connaissant, j’allais faire comme si de rien était.

En même temps je n’avais pas envie que cette nuit ne se termine. J’étais bien, j’étais… confortable. Je ne savais pas que le jour viendrait où j’allais me sentir confortable avec lui, par contre. Si j’étais aussi froide que la glace, lui était un iceberg. Et pourtant au cours de la soirée, l’alcool nous avais fait fondre un peu, tous les deux. L’alcool ou la chaleur de nos corps l’un contre l’autre.

Je ne savais pas où j’avais pris l’audace d’agir comme ça avec lui… Mais lorsqu’il me repoussa ça avait fait l’effet d’une douche froide, pendant un instant et je m’étais trouvé stupide. Mais qu’est-ce que je croyais, aussi? Qu’il allait me vouloir, moi ? Nah. J’avais été idiote de le penser. Il avait raison, c’était mieux comme ça. Mais pourtant, je ne l’avais pas imaginé… ce regard, qu’il m’avait lancé plus tôt, n’est-ce pas??

Endo Eri était une épine dans mon pied, quand j’ai commencé à m’entraîner. Mais là elle était carrément un poignard qu’on m’enfonçait dans le ventre. C’était bien plus que dérangeant. C’était douloureux. La jalousie que j’éprouvais en pensent à elle était malsaine et je le savais et pourtant, je voulais continuer de la haïr. Ça ma motivait. Je l’ai dit… ça me poussait à vouloir être meilleure. J’avais commencé tout ça pour être meilleure qu’elle. Pour ne pas perdre ma place auprès de Jayden… Pour pouvoir être meilleure qu’Eri à ses yeux. Mais maintenant je voulais l’être aux yeux de Shinji aussi et je compris vite que ça ne serait pas possible. Enfin, je voulais qu’il me voit comme la meilleure côté arts martiaux, seulement… évidemment.

C’était ce qui arrivait quand on me laissait ressentir. Je devenais stupide. Ou alors c’était l’alcool. Ouais… ce n’était que ça.

Je m’étais retrouvé sur le canapé avec lui, à parler de tout et de rien et à boire de la tequila. Je n’aimais pas particulièrement la tequila, mais à ce stade, je ne goûtais honnêtement plus grand-chose…

Je lui fis remarquer qu’il savait comment s’amuser et je souris alors qu’il me dit que c’était moi qui étais surprenante, que je pouvais revenir quand je le voulais. Rani-Chan. Encore une fois, un sourire se dessina sur mes lèvres. C’était si typiquement japonais… Parfois je l’oubliais.

J’avais déposé un baiser sur sa joue, et avais commencé à lui parler du fais que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas amusé, avant de m’allonger de façon à ce que ma tête soit sur ses genoux. Je lui expliquais à nouveau comment j’étais, moi. J’avais le don de faire ça, ce soir… Lui expliquer moi.

Perdu dans mes pensées, je ne remarquais pas qu’il me regardait toujours… Ou je ne voulais pas le voir, pour ne pas me faire d’idée, bref… Il me disait que ce n’était pas pathétique. Juste triste. Mais il avait raison. J’avais découvert que je pouvais vivre autrement, mais ça ne voulait pas dire que j’allais le faire. J’avais le droit au bonheur, mais je n’avais rien pour être heureuse. Sauf mon boulot.  Heureusement que je l’adorais, mon boulot. Je n’avais pas besoin d’être heureuse, je ne recherchais pas ça en particulier. Ma vie m’allait, en général. Mais ce soir, Shinji me faisait découvrir un tas de choses qui me faisait me rendre compte qu’il y avait plus. Mais demain j’allais me réveillé et après avoir goûté un peu à ce petit instant de bonheur, j’allais revenir à la réalité en sachant qu’il y avait autre chose et que je pourrai pas l’avoir. La nonchalance. Le plaisir. Le je-m’en-foutisme, qui faisait un bien fou.

Il mentionna que je savais désormais qu’il me faisait de l’effet et il éclata de rire et moi avec lui. Il déposa un baiser sur mon front et il commença à parcourir le haut de mon corps du bout des doigts... Mais il ne le savait pas, tous les frissons qui passaient de ma tête à mes pieds, quand il faisait ça. Des frissons que j’appréciais beaucoup trop.

Il me surprit en me demandant si je lui en voulais, de tout avoir arrêté toute à l’heure. Puis il me dit qu’il avait du mal à vivre, à imaginer un future…

Je lui avais parlé de moi mais il m’avait très peu parlé de lui. Je me demandais ce qu’il avait vécu pour avoir de mal à s’imaginer la vie au-delà d’aujourd’hui. Moi j’étais accroché à mon passé, même si je ne voulais pas l’admettre et oui, ça m’empêchait d’avancer. Mais que lui était-il arrivé. Je voyais bien une certaine souffrance dans ses yeux lorsqu’il parlait ainsi mais je ne pouvais rien y faire. J’avais la même douleur quelque part en moi… je n’étais pas la personne qu’il fallait pour le guérir. Je n’étais pas un baume qu’on appliquait sur une plaie, je n’étais qu’un microbe qui ne ferait que l’infecté encore plus. Nous étions trop similaires, sur beaucoup de points…. Ça serait le traîner vers le bas, que d’essayer de l’aider

Je secouai alors la tête, pour lui affirmer que non, je ne lui en voulais pas, en fixant un point au plafond.

- Nah. C’est mieux ainsi… Je te fais de l’effet maintenant, Shinji mais demain est un autre jour…

Je tournai la tête, pour le regarder.

- On a tous un passé tu sais. Une ancre à notre pied qui nous empêche d’avancer comme on le voudrait. Qui nous empêche de voir l’horizon comme on dit. Il faut juste trouver le moyen de traîner le fardeau sans trop s’enfarger les pieds dedans… Et si on s’enfarge, il faut se relever, en soulevant la masse qui semble toujours… toujours plus lourde.

J’étais dans la lune, perdu dans ce que je disais et je finis par rire, en secouant la tête pour me sortir de mon discoure.

- Pardon, je deviens sinistre, n’est-ce pas?

C’était un peu sinistre, mais je pensais chaque mot de ce que j’avais dit…

Je pris sa main et posai un baiser dessus, avant de lui sourire. Est-ce que j’avais déjà dit, que je n’avais pas hâte qu’on soit demain?





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Ven 24 Juil - 9:00

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"


Je commençais à me demander si je ne risquai pas de la rendre triste finalement. Après tout, elle manquait de confiance en elle et en son physique et je la repoussais au dernier moment. C’était peut-être une mauvaise idée bien qu’au moins, de mon côté, j’avais appris quelque chose d’essentiel, quelque chose dont j’avais besoin pour prendre ma décision. Il me fallait revoir Eri, peu importe si c’était demain ou dans dix ans, je ne pourrais pas passer à autre chose sans savoir ce qu’il en est, sans savoir si je dois obéir ou non. Je ne pouvais pas la faire disparaitre de ma vie en un claquement de doigt avec une autre, aussi jolie soit-elle car oui, Ae Ran me plaisait beaucoup que ce soit pour son caractère proche du mien ou pour tout ce que j’avais pu découvrir de son fabuleux corps. Oui, mais elle y avait Eri et je ne me voyais pas tenter quelque chose avec quelqu’un d’autre. Ce serait les trahir toutes les deux… Alors, je la repoussais, doucement, sans violence, comme pour lui faire comprendre que tout était ma faute, qu’elle n’y était pour rien et surtout, qu’elle n’avait rien fait mal ou de mal.

Assise désormais sur le canapé, à mes côtés, nous tentons de parler de tout et de rien, une bouteille de Téquila entre les mains et à ma grande surprise cela fonctionne plutôt bien. Comme si l’alcool pouvait nous permettre d’arrêter de trop penser et ainsi, de passer à autre chose assez rapidement. D’un sujet à un autre, d’un baiser à une discussion. C’était étrange mais finalement, assez agréable au vue de ce qu’il s’était passé tout à l’heure. Elle alla même jusqu’à me faire ce qui ressemble à un compliment, me disant que je savais m’amuser, déposant un baiser sur ma joue. Je lui renvoyai le compliment, l’appelle Rani-Chan. Habituellement, je ne me montrai jamais familier avec quiconque. C’était Ae Ran San et basta… Ou bien Ae Ran Kun si j’étais dans un bon jour mais ajouter un « chan » derrière son surnom, c’était tout bonnement nouveau pour moi. Ayant probablement la tête qui tourne un peu, elle s’allonge sur mes jambes, commençant à me parler d’elle, des moments ou elle a pu rire comme ce soir, se rendant compte que finalement, il n’y en avait pas tant que ça, comme si elle et moi donnions tout ce que nous avions dans notre travail.

Elle se disait pathétique, je préférais dire simplement que la situation était triste, la déchargeant de cette responsabilité, comme si elle et moi n’avions pas eu la chance au travers de notre éducation de sourire régulièrement à la vie. Je tentai alors de la rassurer ou bien d’ajouter un petit mot d’humour dans la discussion en ajoutant qu’elle me faisait de l’effet. Malheureusement, perdu dans sa tristesse, la remarque qu’elle utilisa pour me répondre fut comme un poids lourd au niveau de mon cœur. Si elle avait trouvé que c’était mieux ainsi, elle me disait que si aujourd’hui elle me plaisait d’une certaine manière, demain ce ne serait plus le cas, comme si elle ne pensait que cette soudaine attirance que nous avions eu ne venait que de la Vodka mais… Même alcoolisé, on ne peut pas forcer un sentiment qui n’existe pas, on le rend plus fort, sans pudeur, sans timidité, mais à la base il existait bien. Je ne savais pas quoi lui répondre, lui expliquer cela ou bien nier ? Lui dire qu’elle avait raison ? Non, ce ne serait pas honnête.

« Tu te trompes… Comment pourrais-je oublier ce moment ? La beauté de ton corps ? De ton sourire ? De ce regard… brûlant mais si doux à la fois… Après tout… Tu es Rani-Chan maintenant non ? »

Elle tourne la tête alors que j’ai déjà oublié le fait que je lui aie parlé de moi tout à l’heure, pendant un bref instant oui mais je l’avais fait quand même. Elle commence alors à me répondre, se faisant assez sombre dans ses paroles, cela dit elle était parfaitement lucide sur ma situation bien qu’il était clair qu’elle parlait également d’elle-même. Puis soudainement, alors que je réfléchis à ses mots et à leur porté, je la vois éclater de rire, me fixant puis s’excusant, se trouvant un peu sinistre alors que j’esquissais légèrement un sourire. Elle prend alors ma main et l’embrasse, me sourit à nouveau, elle est vraiment mignonne ainsi et pour la première fois, mes yeux se retrouvent dans les siens, comme si je n’avais plus peur de la regarder en face. Je murmure, doucement.

« Pas sinistre, juste réaliste mais… Cette soirée te prouve et me prouve que parfois, on peut laisser notre fardeau à la porte d’entrée et qu’on a bien le temps de le récupérer ensuite. Entre temps, ce gout de bonheur ne peut nous être enlevé»


Je lui souris à nouveau et dépose un baiser sur son front, mes doigts continuant de parcourir son buste, soulignant simplement sa peau du bout des ongles, comme un léger chatouillement jusqu’à ce qu’il se pose sur ses lèvres, en traçant les contours.

« Et si je te faisais un petit Cocktail ? Un mojito ça te dit ? »

Comment changer de sujet quand depuis deux minutes, je n’avais cessé de fixer ses lèvres. Il ne fallait pas alors, je lui proposais de lui faire boire autre chose que j’aurais préféré. Mais étais-je encore capable de piler de la menthe et des glaçons avec tout ce que j’avais bu ? Mystère !

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Ven 24 Juil - 16:41


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J’avais toutes ces pensées dans ma tête et pourtant je ne me sentais pas capable de réfléchir comme il faut. L’alcool m’était visiblement monté au cerveau et je devais avouer que ça tournait un peu, d’ailleurs. Mais dans ma tête tout se mélangeait de plus en plus alors que je continuais à boire… Sauf que c’était ça, le but escompté, non? Ne pas trop penser, se laisser aller. C’était ça qu’il m’avait dit au début de la soirée. Que je devais me laisser aller, me laisser vivre, un peu et je crois bien que j’avais réussi à le faire par ce miracle qu’était l’alcool… Miracle ou bien malédiction, on verrait demain.

Nous étions donc sur son canapé. À se parler de tout et de rien. À se dire des choses que je ne pensais jamais lui dire. À avouer des choses que je n’aurais jamais penser lui avouer… Il m’avait même trouvé un surnom et ça m’avait fait plaisir. C’était mignon et j’aimais bien l’entendre le dire. Mais encore une fois, j’avais de la misère à le voir m’appeler comme ça après ce soir.

C’était fou à quel point je n’arrêtais pas d’y penser. À demain je veux dire. J’étais incapable de vivre dans l’instant présent et ça me frustrait! Seulement c’était tellement plus facile à dire qu’à faire… En même temps, je n’arrêtais pas d’y penser parce que quelque chose me chicotait, un pressentiment. Un mauvais pressentiment qui n’arrêtait pas de me dire que tout ça était une erreur et qui restait quelque part dans le coin de mon cerveau, me chicotant. Ou si tout ça n’était pas une erreur, je restais persuadé que quelque part dans la soirée j’en avais faite une et je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus… C’était assez frustrant.

Durant la soirée on s’était embrassé, il m’avait repoussé et on s’était embrassé encore. Et depuis, sans qu’il y ait une tension, il y avait tout de même quelque chose de palpable dans l’air, entre lui et moi et je n’avais pas nécessairement envie de l’ignorer. J’avais la tête sur ses genoux il s’amusait à dessiner sur ma peau du bout du doigt…

Pour rire, il avait dit que je lui faisais de l’effet et ma réponse n’avait pas eu l’air de lui plaire. Il me disait que je me trompais, me faisant froncer les sourcils. Et alors un sourire franc se dessina sur mon visage, franc et naïf. Parce que je voulais vraiment croire ce qu’il me disait. Je ne savais pas s’il allait oublier ce moment mais chose certaine, pas moi. Il parlait de mon corps, il parlait de mon sourire et de mon regard. Et il m’appelait Rani-Chan. Je ne souriais jamais. J’avais toujours un visage sans expression, mais ce soir, je souriais plus que de raison…

- J’aime être Rani-Chan. N’était-elle pas beaucoup plus plaisante que moi? J’aimerais ne pas cesser d’être elle. J’aimerais toujours être elle, quand je suis avec toi-même si bon, elle est un peu pompette…

Dis-je en riant et en parlant d’elle comme si elle n’était pas vraiment moi alors que je ne m’étais pas senti aussi vivante depuis un bon moment.

Puis à cet instant je l’avais regardé et lui avais expliqué ma théorie sur la vie. Comme quoi on avait tous un passé et qu’on devait faire avec et j’avais éclaté de rire en m’excusant de parler ainsi…  Alors il me regarda dans les yeux pour me répondre que je n’étais pas si sinistre que j’étais réaliste. Il en profita pour me dire que cette soirée était là pour ça. Pour me faire réaliser que le fardeau, on pouvait bien le laisser à la porte d’entrer et qu’on avait le temps de le reprendre plus tard, qu’on pouvait goûter au bonheur… Il me sourit et déposa un baiser sur mon front, ses doigts caressant toujours ma peau, remontant finalement jusqu’à mes lèvres. Il me proposa de me faire un mojito et je secouai la tête pour lui signifier que non, en souriant.

- Alors premièrement tu as probablement raison. Il faut profiter du temps ou on peut être un peu heureux.

Je m’assise alors et approchai mes lèvres des siennes, en l’embrassant tout doucement, en n’attendant rien en retour et en caressant ses abdos d’une main, du bout des doigts et en passant mon autre main dans ses cheveux. Puis je me reculai et me levai, en titubant, parce que comme je l’avais déjà dis, j’avais l’alcool qui m’était monté au cerveau.

- Deuxièmement, tu n’as pas de la bière ? Ça me semble tellement… plus simple.

Je me dirigeai vers sa cuisine, en observant autour de moi… Je n’avais pas vraiment pris le temps de voir, en arrivant. C’était beau mais comme je l’avais dis, impersonnel. Comme chez moi. Je détectai finalement le réfrigérateur, mais ça ne voulait pas dire que je m’y étais rendu. J’avais l’impression de sentir la terre tournée. Je m’accotai contre le mur pour marcher et contre tous les meubles sur mon chemin et finalement je me rendis.

- J’ai peut-être… bu plus que je ne le… pensais…

Dis-je, avant de rire un peu, gênée. Aye aye. Si j’avais pensée que le jour viendrait où j’allais me promener à moitié nue, titubant avec le sang imbibé d’alcool dans l’appartement d’Endo Shinji…

J’ouvris le réfrigérateur et me retournai vers Shinji.

- Alors. Elle est où, cette bière?

Ce n’était peut-être pas sage de continuer à boire mais au stade ou j’en étais, je ne m’en faisais plus vraiment avec ça… Alors je pris la bière, quand il me dit où elle était. J'en pris deux canettes et retournai vers lui, en titubant toujours, et riant de moi même, gêné d'être dans cette état. Une fois devant lui je déposai ma bière et ouvrit la sienne en lui tendant. Sauf que je ne sais pas pour quelle raison - sûrement pas parce que j'arrivais à peine à me tenir debout et que les canettes avaient été brassé de toute cette turbulence - quand j'ouvris la canette, la bière se mit à déborder partout et surtout sur son jeans.

- Merde!!

Dis-je en prenant mon t-shirt blanc qui traînait pour essuyer partout. Passant mon ''linge'' sur le plancher, sur le sofa et bien évidemment, sur son jeans, c'était tout lui qui l'avait reçu dessus le pauvre! Alors je frottai son jeans, du mieux que je pu, sans vraiment réfléchir et finalement je m'arrêtai, mal à l'aise en me rendant compte de ce que je faisais. Immobile, je toussotai et relevai la tête vers lui, gênée et rouge comme une tomate. Je fis un petit sourire et me levai brusquement pour lui tendre mon t-shirt.

- Hahum tu euhm... tu peux... hum... tu peux le faire tout seul, si? Enfin pas le faire ÇA tout seul, non mais ce que je veux dire c'est que tu... hum.. LA BIÈRE, enlève la bière... de... ok je me tais.

Dis-je finalement, en baissant la tête, encore plus gêner que je ne l'étais il y a quelques secondes de cela...





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Ven 24 Juil - 20:01

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"


En règle général, à part mon Nikka du soir, je ne bois que très peu d’alcool ou alors pas en grande quantité. Heureusement d’ailleurs qu’elle n’avait pas aimé cela, me dire que j’aurai laissé une bouteille de ce précieux nectar dans le seul but d’être saoul aurait eu un côté relativement triste. Pourtant, ce soir, je repoussais mes limites et le plus fou dans tout ça était probablement le fait que si ma tête tournait, je ne me sentais pas du tout malade ou au bord de l’agonie. Demain était un autre jour et puis j’avais ce machin chose en bouteille avec des herbes dedans que l’on ne trouve qu’au Japon et qui est censé être un remède anti gueule de bois… Bon à vrais dire, je n’y crois pas vraiment mais j’en ai toujours dans mon frigo au cas où… Probablement pour Eri ? Mais non… Quoique je ne sais pas ce qu’elle est devenue mais apriori, elle ne fait pas partit des piliers de bar de la ville. Demain serait un autre jour comme je viens de le dire et justement, c’est peut-être le moment de faire comme je lui ai dit et de laisser Eri loin de cette soirée, peut-être qu’il faut que je l’oublie un peu pour mieux me concentrer sur elle demain. A présent j’étais avec Rani Chan, ma main dessinant des arabesques invisibles sur sa peau tandis que sa tête reposait sur mes genoux, discutant avec elle de ma façon de voir les choses mais aussi de ses ressentiments, de sa vie, de tout un tas de choses que j’ignorai. Pourtant, à ma remarque, je lui redis alors son nouveau pseudonyme qu’elle m’avoua apprécier. Non, le mot est trop faible, cela semblait vraiment lui faire plaisir et elle sembla alors considérée qu’l s’agissait d’une autre personne : plus plaisante et que par la suite, elle ne voulait plus redevenir Ae Ran, surtout pas avec moi… Je murmurai.

« Alors qu’est-ce qui t’empêche de ne pas être Rani-Chan avec moi ? Comptes-tu m’éviter dès que tu auras dessoulée ? »


Même si je souriais et lui faisait un clin d’œil, ma question était sincère. Je voulais vraiment savoir si ce changement avec une chance de la rendre un peu moins froide ou bien si elle tenterait de le fuir et moi avec. Elle accepta alors ma remarque, considérant qu’il fallait prendre du temps pour être heureux, souriant à mon baiser sur son front tandis que mes doigts détaillaient ses lèvres. Je lui propose finalement un mojito et voilà qu’elle s’assoit et m’embrasse, doucement, caressant mes abdos puis fouillant mes cheveux alors qu’instinctivement je caresse l’un de ses seins. Elle ne tarde pas à me quitter, bien décidée à boire autre chose : De la bière veut mademoiselle tandis que je la regarde surpris pensant que les femmes préféraient des cocktails à la boisson du mâle par excellence. Elle se leva et tituba alors que je réfléchissais.

« Je dois en avoir… De la Kirin je crois… Ou peut-être de la bière allemande ? »


Je la fixe se lever, me demandant si elle va réussir à aller jusqu’à la cuisine et surtout… A revenir… Finalement, elle sembla se rendre compte qu’elle avait tout de même pas mal picolé… ça pour une surprise… On ne peut pas dire que s’en était vraiment une. La voir marcher nue ainsi me faisait sans le vouloir loucher sur ses fesses qui il est vrai, je n’avais pas bien vue tout à l’heure. Je sors dans ma torpeur alors qu’elle me demande ou se trouvent les bières.

« Dans le frigidaire ! Dans le bac à bière… Euh… Le bac à légume… »

J’entends le bruit des canettes que l’on fait rouler sur le tiroir du frigo et j’ai même l’impression qu’une est tombée mais peu importe, je rêvasse, l’attendant. En 2015, se faire servir par une femme, surtout de la bière c’est quand même un peu macho non ? Elle revint alors, la poitrine gonflée par la fraicheur du frigidaire et me tendit une canette qu’elle décida d’ouvrir avant que je me retrouve complétement inondée d’alcool. Il y en avait partout : sur mon pantalon principalement mais aussi sur le parquet et sur le canapé. La fixant méchamment sur le coup, je l’entendit jurer alors qu’elle prenait son teeshirt pour éponger sans se demander ce qu’elle pourrait du coup porter demain mais le pire dans tout cela c’est quand elle décida de s’occuper de mon jean. Au vu du fait que j’étais assis, pas difficile de deviner ou se trouvait ses mains et franchement, se faire tripoter de la sorte même si ce n’est pas voulu, par une femme à demie nue, ça provoque chez un homme normal quelque réactions… Et malheureusement…. J’étais et restai un homme…

Quand elle s’en rendit compte, elle se recula, se levant brusquement pour me tendre mon teeshirt, me demandant de le faire tout seul. Maladroite elle se reprend, me dit d’enlever la bière et décide de se taire, enlevant la bière Je prends son teeshirt et tente de me relever pour le lui rendre avant de glisser une nouvelle fois sur le liquide présent au sol et cette fois, la fait tomber dans ma chutte, me retrouvant une nouvelle fois allongé sur elle.

« Je… ça commence à devenir une habitude… A croire qu’il y a quelqu’un la haut qui veut pas qu’on se relève et qu’on reste comme ça ! »

Le dieu de l’alcool surement, pourtant, je fixe à nouveau ses lèvres et ferme les yeux. NOOOOON c’est mal ! Puis je la fixe et laisse tomber ma tête sur son épaule, me reposant un instant tout en la fixant droit dans les yeux, lui souriant.

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Ven 24 Juil - 22:50


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C’était vrai, que j’avais envie de rester Rani-Chan avec lui. Parce que Rani-Chan se laissait le droit d’être là, à moitié nue, couché sur ses genoux en rigolant et en ne pensant pas à grand-chose. En ne disant pas grand-chose qui ait du sens non plus, d’ailleurs. Elle avait encore un tas de chose à découvrir et elle se donnait le droit de le faire… Ae Ran avait mal. Elle était une plaie ambulante et elle le niait tous les jours de son existence. Vous l’aurez devinez, elle n’était pas le genre de personne qui pensait ‘’qu’il fallait en parler et pleurer un peu, pour se sentir mieux’’. Elle garde tout pour elle et ça lui va. Ça me va. Je n’ai jamais eu peur de la solitude. J’étais même bien, seule. Mais aujourd’hui j’avais l’impression que la solitude me regardait en face, yeux dans les yeux en sachant que je reviendrais vers elle de toute manière. Criant de profiter du moment pendant qu’il dure. Je n’avais pas peur d’elle. Mais aujourd’hui je ne l’aimais pas particulièrement… Ce qui m’empêchait d’être Rani-Chan avec lui c’était… c’était tout plein de chose. Ce n’était pas qui j’étais, c’était qui je voulais être et il faut savoir faire la différence. Je ne peux pas me permettre d’être aussi nonchalante et audacieuse dans la vraie vie. Je ne pouvais pas me permettre d’apprécier ses caresses non plus, dans la vraie vie. Tout à une fin. Oh je ne comptais pas l’éviter lorsque j’aurai dessoulée. J’avais promis que j’allais terminer mon entraînement, après tout. Mais j’allais probablement faire comme si rien ne s’était passé. Comme si ce qui s’était développé entre nous, à l’instant, ça n’existait pas. Mais je n’allais pas fuir.

- Il n’y a que moi-même qui m’en empêche. Mais tu le sais déjà, non? Puis, je ne t’éviterai pas. Enfin, tu ne me laisserais pas t’éviter, si?

Lui demandais-je en répondant à sa question. Puis il m’offrit un mojito et moi je l’avais embrassé à nouveau. Je caressai son corps bien définit et passai une main dans ses cheveux, alors qu’il passait une main sur un de mes seins, tout doucement. Savait il seulement l’effet qu’il avait sur moi? Mais on ne pouvait pas se permettre d’aller plus loin. Ni lui ni moi. Je m’écartai alors de lui et lui demandai s’il avait de la bière et il me répondit que oui. C’est donc en m’accrochant au mûr que je réussi à me rendre au frigidaire et je ris lorsqu’il me dit qu’il les gardait dans le bac à bière. Et en revenant je fis une gaffe, la pire des gaffes. Je n’étais pas une personne maladroite et pourtant, j’avais l’impression que ce soir je faisais tout de travers. J’avais renversé de la bière partout en essayant de l’ouvrir. Je le vis me regarder, avec les mêmes yeux qu’il avait que lorsqu’il n’était pas satisfait de ce que je faisais, quoi que légèrement différent. Mon premier réflexe ne fut pas… le meilleur.

J’avais pris mon chandail et avait commencé à essuyer. Le canapé. Le plancher… Puis lui. Il en avait partout sur son jeans, que voulez-vous que je fasse !? L’essuyer, c’était la chose logique à faire, n’est-ce pas? Sauf que non. Ce n’était pas logique… et je m’en rendis bien vite compte. J’avais commencé à le sentir, au travers son jeans et c’est alors que je me suis figée, ne sachant plus quoi faire, rougissante. Je m’étais levé, sursautant presque et lui avait tendu mon T-shirt en bafouillant n’importe quoi que moi-même j’avais de la misère à comprendre.

Il essaya de se relever, pour me rendre mon chandail mais par comble de je ne sais quel malheur, il glissa dans la bière qui restait par terre et il tomba. Et cette fois m’entraîna avec lui. Il était allongé sur moi et alors que je l’entendais dire qu’il y avait quelqu’un qui ne voulait pas qu’on se relève moi j’éclatai de rire sans vraiment pouvoir m’arrêter. Sauf que je le vis fixer mes lèvres et je cessai de rire. Puis il ferma les yeux et je vis autre chose. Je vis qu’il se retenait. Pourquoi, je ne le savais pas… Il gardait un certain self-control malgré l’alcool et je l’admirais pour ça. J’avais l’impression d’avoir perdu tout contrôle moi, depuis le début de la soirée… Il avait laissé tomber sa tête sur mon épaule en plongeant son regard dans le mien et en souriant et je ne pus que lui rendre son sourire.

Je passais une main dans ses dos, le caressant doucement du bout des ongles, comme il avait fait plutôt. Il était couché sur moi et d’une certaine façon, j’appréciais son corps lourd sur le mien. En ce moment, je n’avais besoin de rien d’autre. Cette soirée avait été parfaite et imparfaite à la fois. Et il allait falloir très bientôt revenir à la réalité, revenir dans le monde. Mais pas maintenant.

Non maintenant, nous étions immobiles. Je me laissais complètement aller, je me laissais ressentir toute ces émotions… le bien-être, la gratitude. Le bonheur même, un tout petit peu. Et c’est parce que je ressentais tout ça que je sentis le besoin d’agir. De briser le moment que j’aurai peut-être dû laisser vivre encore un tout petit peu…

Alors je me dégageai légèrement et nous fit rouler, de façon à ce que je sois sur lui. Je lui souris alors que je pris ses mains pour les mettre au-dessus de sa tête et je les retins ainsi avec une main alors que l’autre était délicatement mais fermement posé sur sa gorge. Je le fixais dans les yeux, aussi sérieuse que je pouvais l’être, aussi froide que je l’étais depuis toujours et soudainement je souris. Un sourire plus doux que tous ceux que j’avais faits depuis le début de la soirée.

- Tu ne pourrais pas faire semblant et me laisser gagner, juste pour cette fois?

Lui demandais-je, brisant le silence, sans rien faire d’autre. J’avais envie de rire et de pleurer en même temps. Mais qu’est-ce que l’alcool avait fait de moi?




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Sam 25 Juil - 10:49

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



Elle avait raison, nous pouvions faire semblant et dire au monde que l’on n’allait changer, une fois que notre sang ne contiendrait plus la moindre goutte d’alcool, il en serait terminé de cette bonne ambiance ou chacun laisse ses problèmes au vestiaire. Pourtant, rien que pour ce soir, j’avais envie d’y croire, de le rêver, de le penser, de me dire qu’il me suffisait que d’un mot pour commencer une autre vie, loin du clan, d’Eri, de la mort, et du reste. Un seul mot pour revivre ce genre de soirées,  ces bons moments et peut être même, revoir Ae Ran de temps à autre. Pourtant, elle comme moi, savions que ce n’était pas possible, que ce n’était pas nous alors il nous fallait nous contenter de prier pour que le soleil ne se lève pas trop rapidement pour continuer cette soirée, véritable bouffée d’eau fraiche pour elle et moi. Pourtant, même si je le fit sous le ton de la plaisanterie, une question ne cessait de me tancer, comme si j’avais besoin de vérifier quelque chose et c’est ainsi que je lui demandai si elle comptait disparaitre et me fuir après cette soirée. Sa réponse fut relativement convaincante, après tout, elle n’avait pas tort.

« Non, je ne te laisserai pas disparaitre… pas après que tu aies juré d’être un jour capable de me battre ! »

Je lui offre alors la possibilité de découvrir mes sublimes cocktails dont le Mojito que je prépare très bien. Après tout, à force de faire mes recherches et de m’entrainer, j’avoue avoir développé une sorte de don pour tout ce qui est cocktail et autres délicatesses alcoolisés. Pourtant, à ma grande surprise, mademoiselle dit préférer une bière. Bon… Ben tant pis, elle n’y goutera pas et puis c’est tout. Elle m’embrasse, caressant mon torse, mes cheveux alors que je ne peux m’empêcher d’en faire de même. Elle se lève alors, se dirigeant en titubant vers la cuisine à la recherche du précieux alcool. Elle revint alors, se tenant au mur puis revenant sur le canapé pour m’ouvrir ma canette quand soudainement, un immense jet vint renverser de l’alcool partout et en particulier sur moi. Je pestais alors que je pensais déjà aux frais d’entretien que cela couterait à mon canapé tandis que voulant aider, elle commença à tout nettoyer avec son teeshirt… Et quand je dis tout, c’est aussi mon Jean… Malheureusement pour elle, la demoiselle sembla découvrir que je n’étais pas un eunuque et se recula vivement tandis qu’elle s’excusait tout en me tendant son teeshirt.

« Et demain tu vas mettre quoi grosse maline ? »

Ben oui, rappelons que j’avais cassé son soutient gorge, que son teeshirt était plein de bière et que son sweat qui était posé sur le canapé avait subi le même sort en plus de la pluie de tout à l’heure. Je tente alors de me lever pour lui rendre son top histoire qu’elle le passe sous l’eau avant de glisser sur la bière qu’elle n’avait pas essuyée, l’entrainant dans ma chute, me retrouvant sur elle. Elle éclata de rire pour finalement cesser quand je me mis à fixer se lèvres pour finalement poser ma tête sur son épaule, la fixant tandis qu’elle passait sa main dans mon dos, me faisant doucement frissonner. C’est alors, après cet instant de douceur qu’elle nous fit rouler et se retrouva à son tour sur moi. Elle attrapa mes mains qu’elle joignit au-dessus de ma tête.

Je la fixai, souriant avant qu’elle n’en vienne à poser sa main sur ma gorge me fixant froidement. Non, ce n’était pas possible, elle n’avait pas fait tout cela pour arriver à me faire perdre toute notion de danger ? Payée par les Golden Dragon ? Je ne savais pas quoi faire alors qu’ainsi et avec l’alcool je me voyais mal la renverser. Puis soudain, elle éclata de rire alors que je ris à mon tour, me détendant d’un seul coup d’une adrénaline qui avait manqué de me faire avoir une crise cardiaque. Elle me demande alors de faire semblant de la laisser gagner. En temps normal, j’aurais refusé sa demande mais là, si ça peut lui faire plaisir… Après, je ne sais pas vraiment ce qu’elle veut dire par « gagner » mais peu importe, je lui souris et murmure.

« Et bien tu as gagnée ! A toi de me dire ce que tu comptes faire à celui qui vient de s’avouer vaincu. »

Après tout, c’était le châtiment qu’elle voulait non ? Ou juste que je reconnaisse ma défaite ? Je n’en avais absolument aucune idée mais lui souriait, la fixant, détaillant son visage, son cou, son buste, ses seins puis revenant à ses yeux, attendant sa réponse sans même me débattre. Elle avait gagnée, enfin je lui offrais sa victoire mais désormais, il me fallait deviner à quelle sauce j’allais être mangée, d’autant que porter un jean trempé n’a rien d’agréable…


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Dim 26 Juil - 20:35


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J’allais être capable de le battre un jour. Peu importe ce que ça allait prendre. J’allais y arriver. Et c’est pour ça que, si j’allais probablement faire semblant d’avoir tout oublié de cette soirée, je n’allais pas disparaître. J’allais rester là, à faire ce qu’il me demande jusqu’à ce que je n’en ai plu de besoin. Jusqu’à ce que je sois capable de le mettre au tapis. Lui et sa sœur. Je devais devenir plus forte et c’est pour ça que j’allais rester à ses côté. Sinon je serais partie avant de prendre la première gorgée de whisky qu’il m’avait offert lorsque j’étais arrivé. J’aurais choisi de prendre la porte et j’aurais abandonné. Mais j’étais prête à tout. Même à me décoincée un peu… À mettre un peu de chaleur dans mes yeux au lieu de la glace habituelle. Je lui avais demandé s’il comptait me laisser l’éviter et il me répondit que non et je lui souris, satisfaite.

Il me proposa ensuite un mojito que je refusai, préférant la bière. Alors je lui donnai un baiser et me levai, prête à aller la chercher moi-même en ne marchant pas très droit et en m’accrochant à tout ce que je pouvais pour ne pas tomber. J’attrapai finalement le dit breuvage et revint vers lui. Sauf que j’eu le malheur d’en renverser une partout en l’ouvrant. Partout sur le canapé, le plancher et sur lui et comme je suis la plus idiote des idiotes je pris l’initiative de l’essuyer moi-même. Oh ce n’était pas le plancher ou le canapé le problème. C’était quand j’avais essayée d’essuyer son pantalon. Je frottais son pantalons avec mon teeshirt blanc, seule morceau de tissu que j’avais semblé trouvé pour faire guise de guenille. Malheureusement pour moi, je réalisai que ce que je faisais n’était pas la meilleure des idées après avoir commencé à le faire. Alors je me reculai en bafouillant un charabia incompréhensible et en lui tendant mon teeshirt, lui disait de s’essuyer lui-même.

Il me demanda ce que j’allais mettre le lendemain et je réalisai que je n’y avais pas vraiment pensé. Je regardai mon sweat shirt, sur lequel il y avait aussi de la bière. Je ne pourrai même pas mettre mon soutiens gorge le lendemain. Je regardai alors autour de moi me demandant honnêtement ce que j’allais porter et alors je le regardai, piteuse.

- Hum. Tu m’en prêteras un, teeshirt, dit?

Lui demandais-je et avant qu’il puisse répondre il tomba, glissant dans la bière qui restait sur le plancher alors qu’il tentait de se lever. Et comme vous pouvez le deviner, il ne réussit guère à accomplir une telle chose. Il se ramassa sur la plancher, et me ramassa dans sa chute. J’avais éclatée de rire puis avait cessé alors que je le voyais me fixer avec son petit sourire. Il était étendu sur moi, sa tête sur mon épaule et moi j’étais bien. Trop bien.

Alors je nous fis rouler de façon à ce que je sois sur lui et avec une main prit les siennes pour les mettre au-dessus de sa tête et je mis l’autre sur sa gorge en prenant finalement un air sérieux. Peut-être trop sérieux, parce que je vis dans son regard qu’il se demandait sérieusement ce que je faisais. Je l’avais surpris. Il avait eu peur et je le savais. Peur de quoi? Aucune idée. Alors je ris, pour me détendre et je sentis qu’il se détendit aussi. Il rit avec moi et finalement il me murmura que c’était bon, j’avais gagné. Et il voulait savoir ce que j’allais faire du vaincu…

J’avais juste voulu l’entendre dire pour une fois que je gagnais. Parce qu’avec lui j’avais l’impression de perdre à tout coup, peu importe ce que je faisais. Quand je m’entraînais. Quand je lui parlais. Il avait toujours le dernier mot. Pas cette fois, je ne le laisserai pas faire. Alors je ris. Je ris et je tassai ma main qui était à sa gorge pour y déposer un baiser à la place. Puis j’embrassai une de ses épaules, pour descendre jusqu’à son pectoral. Je chatouillai alors doucement son mamelon du bout de la langue, avant de descendre donner d’autre baisé sur ses abdominaux. Alors je relevai la tête vers lui et je lui fis un sourire espiègle.

Il faudra comprendre que oui, j’avais été la première à enlever mes vêtements de plein gré et alors je m’étais retrouvé en sous-vêtement, mais c’était bien lui qui avait détruit mon soutiens gorge! Et ce n’était pas juste qu’il reste là, torse nu seulement alors que moi je l’étais déjà au trois-quarts. Alors je détachai son pantalon et lui enlevai tout simplement, prenant son sous-vêtement en même temps. Il était complètement nue et moi au trois quarts, mais qui a dit que j’étais juste, hm?

Alors je me reculai et le regardai, de haut en bas en riant un peu comme une gamine.

- Quoi? C’est un service que je t’ai rendu, tu sais. Z’étaient tous trempé tes jeans.

Alors j’ouvris l’autre bière que j’avais prise du frigidaire pour en boire une bonne lampée. Et encore une autre parce que comme c’était là, je ne m’aidais pas du tout. Je buvais et je ne pouvais pas ne pas le regarder. J’avais envie de le toucher, j’avais envie de lui et je me retenais de toutes les pauvres forces qui me restaient. Je ris à nouveau, juste parce que je ne pouvais pas m’empêcher. C’était un espèce de rire nerveux et tendu à la fois…

Je m’étendis finalement à côté de lui et le regardai dans les yeux, pour ne pas être tenté de regarder ailleurs.

- Tu as détruit mon soutiens gorge. C’est le karma. Enfin, initié par moi, mais le karma quand même.

J’avais sentis le besoin de me justifier, comme pour ne pas qu’il sache qu’en fait, j’avais eu envie de le voir dans le plus simple appareil. Ah… l’alcool. Hahum.





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Mar 28 Juil - 9:54

Ae ran et Shinji "Don't be scared !"



Sa motivation était exemplaire, elle semblait désormais prête à tout pour espérer un jour me vaincre. A cet instant, j’ignorai ce qu’Eri avait à voir là-dedans. J’aurais surement vécu une sorte de mélange de sentiments, entre rage et fierté de voir ma petite sœur être aussi éblouissante dans sa façon d’agir. Si j’avais su qu’elle «était devenue une simple garde du corps, amoureuse de son patron, je crois bien que j’aurais commis un massacre chez les Golden Dragons. Heureusement pour Ae Ran, j’ignorais tout de ce genre de détails, m’imaginant simplement qu’elle souhaitait parfaire son entrainement sans autre raison que celle-ci. Je commençais peu à peu à la connaitre, elle se livrait assez sans jamais me dire pourquoi et surtout comment, elle m’avait trouvée. Je lui proposais alors un Mojito ou autre cocktail du genre mais mademoiselle, en véritable garçon manqué à demie nue, décida plutôt de boire une bière. C’était drôle de voir une femme aussi sexy demander un alcool qui est considéré clairement comme étant une boisson d’homme qui cri et râle en regardant le foot.

Malheureusement pour elle et pour moi, la bière avait tendance à réagir quand on la secouait un peu trop, ce qui n’aurait pas été le cas du Mojito et en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, je me retrouvais couvert de ce liquide collant au niveau de l’entrejambe. Dans une bonne volonté de s’excuser, elle commença alors à essuyer avec son tee-shirt avant de se stopper rapidement en découvrant les ravages qu’elle venait de commettre tandis que je lui rappelai non sans moquerie qu’avec son sweat couvert de bière, son soutien-gorge cassé et son tee-shirt façon serpillère, je ne voyais pas comment elle quitterait mon appartement. S’en rendant compte à cet instant, la jolie blonde ne manqua pas de toupet, me demandant carrément de lui en prêter un. Bon, ok elle semblait gênée et c’était parfaitement mignon, d’autant qu’une goutte de bière glissait entre ses seins de manière lascive et sexy à souhait ce qui m’empêchait de lui dire non.

« Je dois bien avoir ça… Si tu ne fais pas de bêtise avec ! »

Me levant tout de même pour le lui rendre histoire qu’elle le passe tout de même sous l’eau, je glissai, l’entrainant dans ma chut pour me retrouver sur elle tandis que je la fixais non sans certaines envies que je réprimais rapidement. Je décidais simplement de passer un instant de calme, sans parole sans rien, ma tête sur son épaule avant qu’elle ne décide qu’elle voulait autre chose et nous fit alors rouler pour se placer au-dessus de moi. Sa première réaction fut assez étrange puisqu’elle posa ses mains sur ma gorge comme pour tenter quelque chose avant de finalement éclater de rire devant la légère panique qui s’était emparée de moi à cet instant. Je ris alors qu’elle me demanda de la laisser gagner pour une fois tandis qu’elle tenait mes mains au-dessus de ma tête. A moitié saoul, j’acceptai, lui demandant ce qu’elle me réservait avant de finalement la laisser agir à sa guise. C’est toujours intéressant de se mettre dans la peau du vaincu, chose qui ne m’était pas arrivé à de nombreuses reprises. Elle embrassa alors ma gorge, glissant sur mes épaules alors que je frissonnais à son contact, je la vit passer le long de mon pectoral pour sentir sa langue sur mon mamelon et frémis, lâchant un soupir d’aise tandis qu’elle continuait à jouer sur mon torse, me fixant d’un sourire espiègle comme pour me tester. Je lisais dans ses yeux une certaine envie, je savais qu’à cet instant, si j’acceptais son petit jeu, je la ferais mienne. Pourtant, je ne pouvais me relever, me contentant de la fixer alors que je sens sa main glisser vers mon pantalon pour déboutonner mon jean.

« Tu ne devrais pas… »

D’un coup, je la sens tirer et pas que sur mon vêtement puisqu’elle embarque mon boxer avec, me mettant totalement à nue alors qu’elle me fixe, observe chacune des parcelles de mon corps en se reculant, se justifiant alors, disant me rendre un service au vue du fait que j’étais trempé à cause de la bière. Elle n’avait pas tort alors que je lui souriais, bien trop saoul pour l’engueuler, répondant, amusé de la situation.

« Toujours une bonne excuse Rani-chan ! »


Je la fixe ouvrir sa canette de bière et en boire deux bonnes lampées, elle rit et s’allonge à côté de moi, évoquant le Karma alors que je lui pique sa bière pour en boire une bonne gorgée à mon tour. Je fixe son visage tout comme elle le fait elle aussi : Elle est vraiment jolie, je suis triste pour elle de ne pas être capable de prendre soin d’elle comme au fond d’elle-même, elle semble le vouloir.

« Ton regard te trahit ahaha ! A toi de nous mettre à égalité maintenant… »


Je souris, attendant de voir si elle était saoule pour le faire avant de murmurer doucement.

« On va se coucher ? Je commence à avoir peur d’être incapable de me lever par la suite… Prends une canette de bière avec toi si tu en as envie. »

Je lui souris et dépose un baiser dans son cou, cette soirée aura été étrange jusqu’au bout alors que finalement, je n’ai qu’une envie, m’endormir dans ses bras, comme à cette époque ou je laissais Eri me rejoindre, à une différence prêt… Nous étions habillés à l’époque…

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Mar 28 Juil - 10:54


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Je lui avais demandé un teeshirt parce que bon, ce que j’avais fait avec le mien finalement, ça avait été d’essayer pitoyablement d’essuyer la bière que j’avais maladroitement renversée. Comme j’avais dit, j’avais bien vite réalisé que c’était une gaffe. Nous avions tous les deux décidés de garder nos distances, parce qu’on allait tous les deux finir par se brûler, si on continuait comme ça. Enfin. Garder nos distances… disons que nous nous étions tous simplement imposé des limites. Des limites qui semblaient de plus en plus difficile à respecter.

Bref, tout ça pour dire que je n’avais plus de teeshirt et c’est pour cette raison que je lui en avais demandé un, gênée et embarrassée, deux sentiments qui en temps normaux, m’étaient inconnus. Finalement, il me répondit qu’il devait bien en avoir un mais seulement si je ne faisais pas de bêtise avec et je ris légèrement. C’est à ce moment qu’il se leva, ou tout du moins essaya, pour me redonner mon teeshirt à moi qui était désormais imbibé de bière… Mais il ne réussit pas, car déconcentrée, je n’avais pas pu terminer d’essuyer la dite bière de sur le sol et Shinji s’en rendit bien vite compte alors qu’il tomba par terre, m’entraînant avec lui dans sa chute. Il était étendu sur moi et pendant quelques secondes, je le regardai dans les yeux et je ne fis que profiter du moment. Mais tout le monde sait déjà très bien que je ne suis pas douée pour profiter de quoi que ce soit et que je le suis beaucoup plus pour ruinée tout ce que je touche. Même si ce que je touchais n’étais qu’un moment, qu’un petit instant dans le temps. Des petits moments dans le temps qui me faisaient du bien… et moi, apparemment autodestructrice, j’avais le chic pour les détruire. Alors je nous fis roulé et prit un air menaçant. Le genre d’air avec lequel j’étais beaucoup plus confortable. Le genre que j’utilisais tous les jours, au boulot. J’avais une main sur sa gorge, et avec l’autre je retenais ses mains au-dessus de sa tête pour finalement éclater de rire, question de détendre l’atmosphère qui pendant quelques secondes avait semblée lourde.

C’est alors que je lui avais demandé de me laisser gagner. Me laisser gagner peu importe ce que je devais gagner. Gagner ce petit jeu auquel nous jouions mais auquel je ne comprenais pas grand-chose… Enfin bref… Je ne savais plus vraiment ce que je disais, je ne faisais que parler, en ayant l’impression de ne pas dire grand-chose de pertinent. Je ne lâchai pas sa gorge avant qu’il n’eut accepté. Et lorsqu’il le fit, ma main fut remplacée par mes lèvres, qui descendaient tranquillement et de plus en plus sur son torse, alors que je profitai de chaque baiser que je lui donnai ainsi que du soupir qu’il émit. Je l’avais finalement regardé, avec un sourire en coin bien à moi, que je ne faisais pas assez souvent et j’avais détaché ses jeans pour les lui enlever en prenant ses boxers avec, alors que je l’entendais vaguement en arrière-plan me dire que je ne devrais pas… Mais il était trop tard, ses pantalons et ses sous-vêtements étaient officiellement complètement ailleurs que sur lui et moi, je ne faisais que l’observer, en souriant en lui disant qu’au fond, c’était un service que je lui avais rendu étant donné que ses jeans étaient trempés et lui, il me souriait en retour.

Il me regarda alors, amusé. Comment ça, toujours une bonne excuse? Bien sûr que c’était une bonne excuse! Et encore ce surnom… Rani-Chan. J’avais peur de commencé à m’y habituer un peu trop. Un sourire niais se dessina dans mon visage, à cause de l’alcool, à cause de ce surnom et à cause du fait qu’il était là, nu devant moi. Alors je me mise à rire et prit deux bonnes gorgés de bière, comme si ça allait m’éclaircir les idées alors qu’en vérité, ça n’allait que m’obscurcir l’esprit. Mais c’était bien plus cela que je recherchais après tout, non? Il me piquait alors ma bière, pour en prendre une gorgé lui aussi et moi je ne fis que m’allonger près de lui, avant de commencer à parler de mon soutien-gorge et du Karma. Que c’était pour cette raison que je lui avais enlevé son pantalon alors qu’au fond, lui comme moi savions très bien que ce n’était pas le cas et pour cause, il m’avait dit que mon regard me trahissait… Probablement. J’avais l’habitude de n’avoir aucune expression dans mon visage mais plus maintenant, pas après autant d’alcool.

Et alors là, il voulait que je me mette à égalité alors je le regardai, lui et son sourire que j’étais déjà certaine, je n’allais plus voir aussi souvent, après ce soir. Comme il ne verrait probablement que très peu le mien. Comment pouvais-je lui refuser quoi que ce soit maintenant… Il poursuivit en me demandant si je voulais aller me coucher et je hochai la tête, alors que je comprenais exactement ce qu’il voulait dire lorsqu’il disait qu’il avait peur d’être incapable de se lever par la suite. Demain serait un cauchemar… Il me demanda si je voulais prendre une bière avec moi mais cette fois je secouai la tête, n’en n’ayant pas particulièrement envie et profitant du baiser qu’il déposa dans mon cou.

Je me levai tranquillement et callai la bière qu’il restait avant de lui faire un clin d’œil et d’enlever le dernier morceau de tissu qu’il restait sur moi.

- Voilà. C’est égal, maintenant.

Lui dis-je, un sourire innocent sur le visage, alors que je lui tournai le dos pour me diriger vers ce qui sembla être son lit. Enfin, c’était un lit et c’était dans son loft alors bon…! J’allai me faufiler sous les couvertures, en attendant qu’il vienne me rejoindre et lorsqu’il le fit j’allai directement me coller contre lui, l’entourant de mes bras et enfouissant ma tête contre son torse. C’était tout ce que je voulais. Me coller contre lui, la chaleur de sa peau contre la mienne pour réchauffer mon cœur froid. Je m’endormais tranquillement mais juste avant, je ne pus m’empêcher de penser à demain. Comme j’y avais pensé toute la soirée. Comment ça allait être un cauchemar, comment j’allais tous faire pour ne pas en parler et comment tout ça aura finalement été si éphémère.

- Je t’ai dit que je n’ai pas hâte qu’on soit demain?

Dis-je alors que je déposai un baisé sur son torse.

- Ça aura été comme un rêve un peu. Le genre de rêve qui te donne juste envie de te rendormir pour continuer à le rêver. Et demain la réalité elle sera comme un cauchemar, tu ne crois pas?

Je l’avais murmuré tout doucement, comme si c’était un précieux et horrible secret. Je ne savais plus trop ce que je disais, ça ne faisait pas vraiment de sens… Je finis par fermer mes yeux, accroché à lui, alors que j’avais cette stupide chanson dans la tête, comme une mélodie qui m’aidait à m’endormir…

This is way too hard, cause I know
When the sun comes up, I will leave
This is my last glance that will soon be memory…






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